15 avril 2013
Ariane (Love in the Afternoon) de Billy Wilder - 1957
Croquignolette histoire d'amour romantique sur fond de Place Vendôme : Billy Wilder nous trousse une de ces comédies sentimentales attachantes, une de celles qu'il sait faire pratiquement les yeux fermés, et Love in the Afternoon est un agréable moment de romance démodée. Ariane, gentille jeune fille en fleurs parisisenne (Audrey Hepburn) vit avec son détective privé de père (Maurice Chevallier). Elle va tomber amoureuse d'une des cibles de celui-ci, un play-boy aux mille conquêtes (Gary Cooper), et tenter de se faire passer pour une... [Lire la suite]01 novembre 2012
La grande Combine (The Fortune Cookie) (1966) de Billy Wilder
Billy Wilder nous sert une comédie gentiment douce et légèrement amère, ou en d’autres termes, qui provoque quelques rires épars tout en livrant au final sa petite leçon d’humanisme. La situation de départ n’est po bien compliquée : l’ami Jack Lemmon, cameraman, se fait méchamment heurter par un joueur de football américain ; plus de peur que de mal, sauf que le tortin Walter Matthau, son beauf, accessoirement avocat véreux de son état, sent vite venir le filon. Il demande au Jack, vite remis, de feinter la paralysie,... [Lire la suite]10 octobre 2012
Sabrina de Billy Wilder - 1954
On emploie un peu toujours les mêmes adjectifs pour décrire les films de Wilder : romantique, élégant, raffiné, glamour, class... Ben oui, Sabrina, c'est encore l'occasion de les utiliser : le film est d'un charme surranné absolument ravageur, et pas seulement parce qu'il a 60 ans et traite de l'amour éternel ; c'est aussi que Wilder lui donne une patine vraiment magique, une sorte de vernis classique qui a quelque chose à voir avec les émotions de l'enfance, un peu comme les comédies musicales, disons, un style qui vous fait... [Lire la suite]19 septembre 2012
La Vie privée de Sherlock Holmes (The private Life of Sherlock Holmes) (1970) de Billy Wilder
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur S.H. : pourquoi prenait-il de la cocaïne, que faisait-il la nuit avec Watson (Holmes est-il homo ? That’s the question), faisait-il preuve d’un sens d’analyse hors du commun ou bien n’était-il qu’un simple observateur qui faisait un peu gaffe ?... Après un générique passé à exhumer d’une vieille valise tous les accessoires du maître et un prologue durant lequel Sherlock (prénom tombé en désuétude, bizarrement) tance le professeur Watson (Max Ménier en moins routier) pour... [Lire la suite]27 août 2012
Mauvaise Graine de Billy Wilder - 1934
Premier film de Wilder, qui est aussi son seul film français, oui c'est rare. On est vraiment loin de ses futurs chefs-d'oeuvre, il faut le dire, et là où il excellera par la suite (l'écriture, l'humour, l'élégance de la mise en scène), il se vautre ici dans la maladresse la plus totale. Le scénario est indigent et super mal équilibré. Il s'agit d'un jeune gars entraîné sur la mauvaise pente à cause de sa passion pour les bagnoles. Engagé par une troupe de malfrats voleurs de caisses, il frôlera la mort et retournera dans le droit... [Lire la suite]15 août 2012
La Scandaleuse de Berlin (A foreign Affair) (1948) de Billy Wilder
Rarement est-on déçu avec le sieur Wilder. On pense au départ qu’il va s’agir pour lui de nous emmener faire une petite visite dans le Berlin d’après-guerre – ses ruines, ses militaires américains, russes, français traquant la gorette avec leur ration « de survie », ses cabarets louches, ses chanteuses suaves en bas nylon… - tout en tramant une petite amourette entre une Allemande et un Ricain, eh bien que nenni : le Wilder est beaucoup plus finaud et ne va point se contenter du minimum syndical… Une mission du... [Lire la suite]18 mars 2012
Boulevard du Crépuscule (Sunset Blvd) (1950) de Billy Wilder
C'est ce qu'on appelle un classique avec le plus célèbre des écrivains de série B qui n'atteindra jamais les sommets, ni les profondeurs d'ailleurs, vu qu'il finira sa course en stagnant bêtement à la surface d'une piscine : une scène que l’on découvre après un superbe premier plan, lors du générique d'ouverture, où la caméra rase le bitume de cette route mythique : le thème principal du film est donné ; on assistera à la « chute » pathétique d'une ancienne star du muet qui se désintègre à vu d'œil et à celle d’un... [Lire la suite]09 janvier 2012
Sept Ans de réflexion (The Seven year itch) de Billy Wilder - 1955
Un peu de fraîcheur est toujours bienvenue en ces temps d'été indien, un peu de champagne ne fait pas de mal en cette période d'après-fêtes. The Seven year itch m'a donc semblé tout à fait adapté à mes envies de légèreté. Je le confirme : pas vraiment de progrès notable au niveau neuronal après la vision de cette comédie légère, mais une banane sympathique qui vient orner le coin des lèvres, c'est toujours bon à prendre. D'autant que ce portrait de l'Homme privé de sa femme n'est pas dépourvu d'une certaine causticité frôlant parfois... [Lire la suite]27 juin 2011
Assurance sur la Mort (1944) (Double Indemnity) de Billy Wilder
Alors là les enfants, on est dans l'essence du film noir, on nage en plein pétrole. Le Wilder qui veut faire concurrence à l'Hitch adapte du Cain avec Chandler au scénar et on aboutit à cette perle noire qui ferait passer une Malgache des côtes pour une laponne [c'est auto-référencé, je m'en excuse... désolé pour la Chinoise de cette aprème qui confondait Madagascar avec l'Alaska... ouais ave l'accent chinois c'est presque pareil]. Bref, Barbara Stanwyck est the Femme Fatale, Fred MacMurray est the type trop malin pour ne pas tomber... [Lire la suite]27 mai 2011
Le Poison (The Lost Weekend) (1945) de Billy Wilder
Ray Milland est Monsieur Alcoolique, un type tellement dévoué à la bouteille qu'il nous donnerait l'impression de n'être, en comparaison, qu'un gentil enfant de chœur finissant un fond de verre laissé par le Curé de la paroisse. Les affres du buveur sont sans fin, à l'image de ces petits ronds laissés sur le comptoir par un verre de whisky, petits cercles que le gars Ray refuse justement de voir effacer par le serveur tant cela lui permet d'avoir sous les yeux l'illustration parfaite du cercle vicieux dans lequel il est entraîné...... [Lire la suite]
