21 septembre 2012

La Soif du Mal (Touch of Evil) (1958) d’Orson Welles

A l’approche de la 5000ème shangolienne, on fait dans le « lourd » qu’il s’agisse de ce plan séquence d’anthologie en ouverture (je l’ai démonté image par image au moins quarante-cinq fois avec mes anciens étudiants chinois, je vais po y revenir, sinon en deux lignes : j’adore la phrase de la blonde dans la voiture « I’ve got this tincking noise in my head » qu’elle répète à l’envi et dont tout le monde se fout - elle est blonde, normal que cela sonne creux dans sa ptite tête et personne ne... [Lire la suite]
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18 juin 2011

Falstaff (Campanadas a medianoche) (1965) d'Orson Welles

Il y a toujours dans les adaptations shakespeariennes du gars Welles plein de bruits et de fureur, de grandiloquence et de grotesque, de virtuosité et de brutalité. Si le rôle de Falstaff interprété par un Welles ventripotent est "bigger than life", la mise en scène est d'une certaine façon au diapason avec ces plans constamment en mouvement, filmés par une caméra elle-même adepte du panoramique et montés à la Eisenstein (3 plans toutes les dix secondes sans vouloir exagérer) - tu as le malheur de lire un sous titre (William... [Lire la suite]
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15 mars 2009

Vérités et Mensonges (F for Fake) d'Orson Welles - 1975

Charmant petit film de fin de carrière, où Welles n'a plus grand-chose à prouver, et ne croit d'ailleurs plus en grand-chose. Le sujet de F for Fake, c'est l'escroquerie sous toutes ses formes. Partant de l'histoire d'un faussaire en peinture qui a réussi à duper tous les experts du monde, et de son biographe tout aussi escroc que lui, le père Orson décline avec un sourire de malin toute une palette de faux-semblants, en arrivant petit à petit au point essentiel : le cinéma est la plus grande des manipulations, et lui-même le plus... [Lire la suite]
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27 juillet 2008

La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons) d'Orson Welles - 1942

J'imagine qu'il doit y avoir une bonne centaine de thèses intelligentes sur ce film à trouver sur le net, je ne vais donc pas trop faire le malin. C'est le classique de chez classique, et sa réputation n'est pas usurpée, même si, curieusement, c'est en creux que le film séduit le plus, par ses manques plus que par son résultat. On le sait, The Magnificent Ambersons a été saccagé par les producteurs, et ce qui touche le plus là-dedans, c'est justement l'ambition démesurée qu'on sent malgré tout derrière tout ça, les concessions... [Lire la suite]
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01 juillet 2008

La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai) (1947) d'Orson Welles

Orson Welles à la baguette, Rita Hayworth belle à se dammmmmmner, un imbroglio policier incompréhensible comme on les aime, et surtout une atmosphère de film noir qui rend la peau toute moite. Le personnage de Welles a beau savoir depuis le début que cette jeune femme blonde sent la poudre, il embarque fatalement avec elle, ne sachant au final qui a le plus de chance de rester sur le carreau. "A Shanghai, la chance ne suffit pas" - dès cette phrase, en introduction, comment ne pas être conquis, alors même qu'après 58... [Lire la suite]
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12 décembre 2007

Othello (The Tragedy of Othello: The Moor of Venice) (1952) d'Orson Welles

Ce n'est point moi, petit blogaillon, qui vais remettre en question le génie de Welles; si on parle de profondeur de champs, c'est un demi-Dieu, de l'utilisation des décors (surtout quand ceux-ci sont signés Trauner), c'est un demi-pharaon, du sens de la contre-plongée et des cadres de biais c'est un demi-Bouddha. Certes le tournage d'Othello s'est étalé sur quatre ans -cinq directeurs de la photo quand même!, le montage a bien dû tuer une demi-douzaine de monteurs et je ne parle point du fait que la nouvelle version supervisée par sa... [Lire la suite]
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24 septembre 2007

Le Criminel (The Stranger) d'Orson Welles - 1946

Avant tout, je tiens à prévenir que je ne peux pas être complètement objectif sur ce film. Le dvd que je viens de voir est en-dessous de tout : on dirait que le projectionniste a machouillé puis recraché la bobine avant de la placer dans son appareil, les sous-titres sont folklo et bourrés de fautes d'orthographe, le son est inaudible, et la musique saturée. Les vrais criminels là-dedans, ce sont les éditions "Ciné-club", qui éditent des bouses de ce niveau dans des coffrets élégants. Les références : ©Grayfilm/la 8... [Lire la suite]
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25 août 2007

Le Procès (1962) d'Orson Welles

Il n'y a qu'un malade comme Welles pour parvenir à faire un film finalement aussi "homogène" avec un tel bric-à-brac de décors, de style architectural, d'acteurs d'univers aussi divers, comme s'il s'agissait du condensé des cauchemars d'un homme sur une vie. Egal à lui-même Welles se permet toutes les audaces dans le montage - on a l'impression d'une immense ballade dans des studios à l'échelle d'une ville, alors qu'il ne fait que tirer parti le mieux possible, et dans tous les sens, de ce qu'il a à sa disposition -... [Lire la suite]
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08 mai 2007

Don Quichotte (Don Quijote) d'Orson Welles - 1959-1992

Quoi de plus évident que de voir le grand Orson adapter Don Quichotte ? Le roman de Cervantès semble en effet le sujet idéal pour LE cinéaste de l’imagination, celui qui déclarait (de mémoire) : « What you see is what you get » quand des étudiants lui demandaient d’où lui venait son génie visuel (c’est dans un vieux et passionnant numéro de l’Avant-Scène consacré à Touch of Evil, mais impossible de remettre la main dessus). Don Quichotte obtient lui aussi concrètement ce qu’il voit : il lui suffit de nommer les choses pour... [Lire la suite]
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13 mars 2007

Macbeth d'Orson Welles - 1948

Sauf l'immense respect que je dois à Orson, il me semble quand même que son Macbeth a un peu vieilli. L'esthétique du film, si elle est très fidèle à l'imagerie habituelle du gars, me semble un peu trop solennelle, pas passionnante. Les sorcières sont traitées en sorcières (voix criardes, brume inquiétante, silhouettes en hâillons, rires grinçants), la langue de Shakespeare est ridiculement emphatique, le tonnerre gronde comme il se doit, les seconds rôles sont pauvres en imagination... Welles semble se souvenir un peu trop de ses... [Lire la suite]
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