18 décembre 2009

(500) Jours ensemble ((500) days of Summer) (2009) de Marc Webb

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Nominé aux Golden Globes dans la catégorie des meilleurs comédies ricaines 2009, on voit bien quand même que le niveau ne plane pas bien haut encore cette année - allons, pas de fausse nostalgie, voyons... Sans remonter aux années 40, il est dingue de voir tout de même que cela fait au moins la cent-douzième fois que l'on tente d'imiter When Harry met Sally et que ces pauvres ersatz de films sentimentalo-amico-tristounes ne lui arrivent pas même à la cheville. Rien de bien méchant, me direz-vous, dans ce jeune couple interprété par la sémillante Zooey Deschanel et le gendre bien sous tout rapport Joseph-Gordon Levitt : bon, on est dans du tout public, ça fume po, ça boit deux fois rien, ça regarde un film porno (ohhh!) mais tout cela reste hors-champ ou derrière le rideau dans la douche quand nos compères tentent bon an mal an la même acrobatie... Bref c'est un amour Ikea et c'est d'ailleurs l'un des lieux propices à la "construction" de tous ces petits moments de complicité entre nos deux tourtereaux, ceux qui forment un amour naissant avant de devenir de simples pelures d'orange qui traînent au fin fond du sac poubelle de la mémoire... (Moi aussi, j'ai le droit de faire du lyrisme à deux balles, nan ?). On pensait que c'est le grand amour, puis on se rend compte que c'est le grand amour à sens unique et du coup on se sent malheureux comme une tanche sans eau - c'était bien la peine de prendre 500 jours pour nous raconter cela. Dans la série "piquons à Rob Reiner deux trois idées mine de rien", la séquence où Zooey hurle "pénis" en public (on est loin des spasmes orgasmiques à la Meg Ryan, rien que le mot aujourd'hui fait figure de tabou...!), les amis qui se confient face caméra pour dire leur idée de l'amour, le bon pote à qui on confie tous ses malheurs, rôle qu'endosse la petite soeur du héros du haut de ses douze ans d'expérience (ça suffit vu la complexité de la situation). Bon, on va pas dire qu'on s'attendait à du Hawks, ne nous voilons pas la face, c'est juste banalement gentillet et ne dépasse guère le niveau, au regard des références "culturelles" (ouhlà!) et de la B.O. (la compil djeunes!), d'un amour entre deux pré-ados. Mignon gnangnan comme un "filet" - Webb, le nom colle parfaitement.   

500_days_of_summer

Posté par Shangols à 06:32 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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