16 mars 2014

The Lucky Lady de Raoul Walsh - 1926

Dommage que des dizaines de films muets de Walsh soient perdues, et qu'il reste celui-ci, je dirais. The Lucky Lady est quand même loin des grands sommets du maître. Ca reste agréable et charmant, à la rigueur, mais on se dit que le gusse n'a pas été grand tout le temps. On a droit à une sympathique reconstitution d'un état d'opérette entièrement dirigé par une oligarchie occulte, qui entretient à sa tête un semblant de royauté pour noyer le poisson. C'est l'heure du choix d'un mari pour la princesse en titre, et le choix se porte... [Lire la suite]
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06 mars 2014

La Femme en Cage (Hitting a new High) (1937) de Raoul Walsh

Sans vouloir vexer Raoul et ses fans, Hitting a new High fut pour moi un vrai cauchemar : de la comédie aussi drôle qu’un sketch de Frank Dubosc, une vision de l’Afrique aussi affutée que celle que pouvait en donner un Michel Leeb (les noirs parlent uniquement en onomatopées et c’est très rigolo…), des airs d’opéra incarnée par la frrrenchy Lily Pons (quelque chose d’insoutenable à mes oreilles, un peu comme si Lara Fabian reprenait Brel), un scénar totalement à la noix (la Lily ferait tout pour jouer dans un opéra, quitte à... [Lire la suite]
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23 février 2014

Barbe-Noire le Pirate (Blackbeard, the Pirate) (1952) de Raoul Walsh

On peut dire que Walsh fait le taff dans cette classique histoire de pirate idéale pour un dimanche aprème de notre jeunesse. Le pirate a la barbe bien noire, le héros est racé et fait pas loin de deux mètres (Keith Andes is Maynard, le type super costaud sans beaucoup de charisme), la belle a la voix suave (c'est Linda Darnell et son léger strabisme craquant qui s'y colle), le second de Barbe-Noire (William Bendix faisant le clown ou râlant) est un fourbe, l'équipage est une vraie armée de fourbes, les trésors sont amenés sur des... [Lire la suite]
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07 février 2014

Un Lion dans les Rues (A Lion is in the Streets) (1953) de Raoul Walsh

Tu peux tromper un homme un certain temps, tu peux tromper un temps certains hommes mais... Ah, un bon vieux film à morale bien lourde, pourquoi pas ? C'est James Cagney qui mène le bal en petit colporteur fort en gueule capable de déclencher des chaînes de solidarité, capable de lever les foules, capable de faire des compromis, de gros compromis, capable d'être plus manipulateur et opportuniste qu'un Zemmour (Zemmour, zémusoif - c'est la poilade du jour) - en une phrase comme en cent capable d'aimer du fond du coeur une femme, mais... [Lire la suite]
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29 janvier 2014

In old Arizona (1929) d'Irving Cummings et Raoul Walsh

On pourrait être trivial et dire que ce fut le premier western parlant, que dis-je, le premier film parlant (et ce tout du long monsieur !) avec des scènes tournées en extérieur, et je pourrais encore surenchérir en disant que c'est en tournant this fucking film que Walsh perdit un oeil - et pas forcément le bon d'ailleurs (IMDB sert à ça, à apporter du fond...). Je pourrais également ajouter que ce film n'est quand même pas loin d'être une daube même si cela peut paraître un peu dur... C'est bavard, mon dieu que c'est bavard. Ces... [Lire la suite]
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27 janvier 2014

Sa dernière Course (Salty O' Rourke) (1945) de Raoul Walsh

Un polar sur fond de P.M.U., c'est toujours bon à prendre surtout quand c'est Raoul qui s'y colle. Alan Ladd (plus asexué qu'un clou... il aurait fait un parfait James Bond dans le genre "j'embrasse la donzelle mais je m'en fous comme de la Lorraine de cette quiche") doit un gros paquet de fric à un mafieux. Ne suant pas plus qu'un clou lors de leur entretien ("frigide" et rigide l'Alan), il rétorque à ce chien de Doc Baxter (Bruce Cabot) qu'il lui donnera sa thune dans 30 jours. La solution, pour lui, est simplissime : acheter un... [Lire la suite]
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26 janvier 2014

Me and my Gal (1932) de Raoul Walsh

Toujours un plaisir de retrouver Spencer Tracy dans les thirties - ce n'est pas Borzage aux commandes, mais Raoul Walsh ce n'est pas non plus un sous-bock de Kanter. On est dans la bonne vieille comédie romantique avec Tracy qui a pour sparring partner la pétillante Joan Bennett : il ne cesse de s'envoyer de ptites vannes, de se faire de ptites chamailleries mais on sent bien dès le départ que ces deux-là sont faits pour s'entendre. Tracy incarne un éternel flic et il va bien sûr être question, en parallèle, d'une intrigue policière... [Lire la suite]
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25 janvier 2014

La Danse rouge (The Red Dance) de Raoul Walsh - 1928

Découverte du cinéma muet de Walsh en même temps que de la présence incandescente de la belle Dolores del Rio, après le joli The Loves of Carmen, autant dire que vous voyez là un Gols content. Sans être d'une invention fabuleuse, The Red Dance nous montre un Walsh rigoureusement pro, faisant le taff avec un sens imparable du glamour et du spectacle, dirigeant ses acteurs vers leur meilleur, et sachant à merveille faire la balance entre comédie, film historique et mélodrame. Les yeux sont comblés, le petit coeur de midinette... [Lire la suite]
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19 mai 2013

La grande Evasion (High Sierra) (1941) de Raoul Walsh

Classique parmi les classiques, voilà un film que je finirai sûrement un jour par connaître par cœur. On oublie en un clin d’œil la pâle copie colorisée et on suit avec un sourire gourmand notre ami Bogart, le chapeau enfoncé jusque-là, l’habit noir qui ne prête pas à rire (il sort tout juste de tôle. Au bout de huit ans, c’est pas rien), les cheveux coupés ras au niveau de tempes grisonnantes… Boggy mon beau Boggy, l’homme auquel on ne la fait pas - surtout quand on est truand, l’homme au cœur chamallow - surtout quand on est une... [Lire la suite]
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14 mai 2013

La Blonde et le Shérif (The Sheriff of Fractured Jaw) (1958) de Raoul Walsh

Walsh s'attaque au western comique avec Jayne Mansfield en proue (mouais...) et réalise son chef-d'oeuvre ! Quoi ? Oui, je sais c'est pas crédible. Disons alors qu'il réalise petit film léger sympathoche: il s'agit, histoire de la faire courte, d'un Englishman au Far West, un type ultra gaffeur (oh, oh, oh) qui, avec son vocabulaire de dictionnaire incompréhensible pour un Ricain et sa volonté coûte que coûte de discutailler le bout de gras, parvient, malgré tout, à réussir tout ce qu'il entreprend. Genre : il se fait attaquer par... [Lire la suite]
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