19 mai 2013
La grande Evasion (High Sierra) (1941) de Raoul Walsh
Classique parmi les classiques, voilà un film que je finirai sûrement un jour par connaître par cœur. On oublie en un clin d’œil la pâle copie colorisée et on suit avec un sourire gourmand notre ami Bogart, le chapeau enfoncé jusque-là, l’habit noir qui ne prête pas à rire (il sort tout juste de tôle. Au bout de huit ans, c’est pas rien), les cheveux coupés ras au niveau de tempes grisonnantes… Boggy mon beau Boggy, l’homme auquel on ne la fait pas - surtout quand on est truand, l’homme au cœur chamallow - surtout quand on est une... [Lire la suite]14 mai 2013
La Blonde et le Shérif (The Sheriff of Fractured Jaw) (1958) de Raoul Walsh
Walsh s'attaque au western comique avec Jayne Mansfield en proue (mouais...) et réalise son chef-d'oeuvre ! Quoi ? Oui, je sais c'est pas crédible. Disons alors qu'il réalise petit film léger sympathoche: il s'agit, histoire de la faire courte, d'un Englishman au Far West, un type ultra gaffeur (oh, oh, oh) qui, avec son vocabulaire de dictionnaire incompréhensible pour un Ricain et sa volonté coûte que coûte de discutailler le bout de gras, parvient, malgré tout, à réussir tout ce qu'il entreprend. Genre : il se fait attaquer par... [Lire la suite]05 mai 2013
Le Roi et quatre Reines (The King and Four Queens) (1956) de Raoul Walsh
Petite gâterie dans la filmo de Walsh qui tente de réaliser bien avant tout le monde un épisode de The Bachelor - à cela près que Clark Gable, entouré de quatre charmantes jeunes femmes, est celui qui cherche la thune... Le Gable toujours finaud comme un renard parvient à se faire accepter chez la vieille Ma McDade : elle cache un magot de 100.000 dollars et attend le retour de l'un des fils supposé être toujours en vie (les trois autres sont morts calcinés). Les quatre jeunes "veuves" (même si a priori l'une ne l'est point)... [Lire la suite]23 avril 2013
La Rivière d'argent (Silver River) (1948) de Raoul Walsh
Pourquoi dans certains films on est prêts à fermer les yeux devant le moindre petit défaut et pourquoi devant d’autres on a du mal à mettre en avant les qualités ? Ne vous attendez pas à ce que je vous réponde ; le fait est, simplement, que Silver River ne m’a guère emballé. Ça commence pourtant sur les chapeaux de roué avec un Errol Flynn, yankee, qui fait la nique à l’armée sudiste en brûlant sous ses yeux un million de dollars : poursuivi par la dite armée, il mène à fond de train une carriole à laquelle il finit par mettre le... [Lire la suite]22 avril 2013
Les Implacables (The tall Men) (1955) de Raoul Walsh
Quelle grande idée que cette odyssée du gars Raoul, à tel point que je me demande si ce n'est pas la mienne. Un western taillé dans le roc avec en tête d'affiche un trio trié sur le volet : Clark Gable avec le visage déjà aussi buriné que celui de ma grand-mère, le couillu Robert Ryan qui se la joue grande classe dans ses costumes de cador et une craquante Jane Russell - je n'évoquerais point pour une fois, étonnamment, le tour de poitrine (j'ai eu ma dose de seins pour un mois avec Russ Meyer, thanks). Une femme entre deux... [Lire la suite]19 avril 2013
Le Cri de la Victoire (Battle Cry) (1955) de Raoul Walsh
Comment papa on fait pour devenir un vrai Marines ? Ben faut s'engager d'abord puis se faire raser la tête, faire tout plein d'exercices pour savoir marcher au pas à l'unisson avec ses collègues, ne pas avoir peur de se faire traiter de raclure par son sergent instructeur qui vous autorisera à la fin par l'appeler par son petit nom, faire des marches à la con de 90 km aller et retour sous la férule d'un Van Heflin qui veut battre des records dans l'armée, tout ça tout ça, et enfin un jour tu auras la chance de pouvoir... [Lire la suite]05 avril 2013
Bataille sans Merci (Gun Fury) (1953) de Raoul Walsh
Ce film en 3D de Walsh (c'est donc pour cela que les protagonistes passent leur temps à envoyer des trucs dans la gueule du caméraman, je me disais aussi...) n'a apparemment pas la grosse côte mais il n'a rien de déshonorant. Il s'agit donc d'une histoire limpide de poursuite dans le grand west : Frank Slayton (Phil Carey) and his band (2 bons vieux seconds couteaux, Lee Marvin et Brand Neville, + l'homme au regard de piscine chlorée, Leo Gordon) attaquent une diligence et kidnappent une donzelle - en laissant son futur... [Lire la suite]30 mars 2013
Sabotage à Berlin (Desperate Journey) (1942) de Raoul Walsh
Le titre était prometteur et le film tient toutes ses promesses… et plus encore… Desperate Journey c’est 107 minutes de film et 107 minutes de film d’action non-stop. De la première séquence absolument admirable (la belle idée que ce pigeon voyageur qui s’échappe des mains de ce résistant polonais qui vient juste d’être touché par une balle allemande après avoir accompli avec succès sa mission : c’est toute son âme d’homme libre prêt à tous les sacrifices qui s’envole alors) à la dernière (rare que je sois content d’apercevoir... [Lire la suite]20 mars 2013
The Loves of Carmen de Raoul Walsh - 1927
La version qui nous reste de ce rare film de Walsh semble avoir été vomie par mon chat, mais ça suffit quand même pour se rendre compte qu'on a affaire ici à un petit truc absolument charmant. Tout est parfait dans cette adaptation de la nouvelle de Mérimée, des acteurs aux ambiances, de la mise en scène au scénario, et on passe vraiment un moment délicieusement vintage devant la chose.
La qualité du film, c'est d'abord son interprète, la pétulante Dolores Del Rio. Toute en jambes (9 cadres sur 10 commencent par cadrer icelles avant... [Lire la suite]19 mars 2013
Le Monde lui appartient (The World in His Arms) (1952) de Raoul Walsh
"Demain on aura un mariage à la place d'un lynchage."
Il y a de la vie, du mouvement dans ce film de Walsh, même si on reste dans un premier temps un peu frustré en aventures exotiques - il est question d'une expédition ricaine pour aller acheter l'Alalaska aux Russes, mais il va falloir attendre pratiquement une heure avant que l'ancre soit jetée. Walsh nous fait un peu languir de l'air marin et nous propose en attendant des fiestas à tout casser (vraiment à tout casser) dans un hôtel qui voit là débarquer ses pires clients :... [Lire la suite]
