29 octobre 2012

Le Soldat Dieu (Kyatapirâ) (2010) de Kôji Wakamatsu

Petit clin d’œil au gars Wakamatsu qui R.I.P. depuis peu. Il n’est rien de dire, en tout cas, qu’il nous livrait avec l’un de ses ultimes films une œuvre  « torturée » ; imaginez du peu : un type revient de la guerre sans bras, ni jambe - il était parti en quelque sorte la fleur au fusil et il revient homme tronc ; pour corser le tout, le type a eu le crâne à moitié brûlé, il est quasi sourd et muet. Bref, même les chenilles (auxquelles il est fait allusion) sont logées à meilleure enseigne. Il est peu... [Lire la suite]
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06 janvier 2011

Naked Bullet (Otoko goroshi onna goroshi : hadaka no zyudan) (1969) de Kôji Wakamatsu

Pas mauvais du tout, ce petit polar de Wakamatsu réalisé  à une époque où il tournait plus vite que son ombre et qui nous donne notre lot de règlements de compte, de trahison, de coup de feu, de femmes victimes et tortines et de désespoir – il me semble l’avoir déjà souligné mais les séquences finales du Kôji  se retrouvent généralement plus jonchées de cadavres que lors d’une dernière scène shakespearienne…  L’histoire donc d’un petit malfrat en soif de revanche : voilà cinq ans, il a tenté de faire faux bond à son... [Lire la suite]
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27 décembre 2010

Shinjuku Mad (Shinjuku maddo) (1970) de Kôji Wakamatsu

Wakamatsu a beau enchaîner les films comme personne, il nous livre quelques pépites dont il serait bien dommage de se passer. Shinjuku Mad n'est certes pas la plus déjantée de ses oeuvres - un scénar, qui plus est, des plus abordables et une construction linéaire d'une étonnante simplicité - mais dresse un portrait de cette société nipponne exsangue et sans repères absolument redoutable. L'histoire d'un père qui vient de sa province pour savoir qui a tué son fils, voilà pour le fil conducteur. Les premières images - des monceaux... [Lire la suite]
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08 décembre 2010

Violence sans Raison (Gendai sei hanzai zekkyo hen : riyu naki boko) (1969) de Kôji Wakamatsu

On se reprend une petit dose de Wakamatsu (un troisième coffret venant de sortir) avec cette oeuvre dont le titre français ne prête pas à rire : la jeunesse nipponne en cette fin des années 60 est on ne peut plus désoeuvrée, on le savait, et Wakamatsu en remet une petite couche. Trois jeunes gaziers au physique un peu ingrat traînent leur désenchantement dans les bars, dans les salles de Pachinko ou sur la plage : pas de thune, pas d'avenir, pas d'espoir... mais surtout pas de femmes. Qu'est-ce qui leur reste, putain ? Les... [Lire la suite]
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21 août 2010

La Saison de la Terreur (Gendai kosyokuden: teroru no kisetsu) (1969) de Kôji Wakamatsu

Wakamatsu n'en finira jamais de nous surprendre avec ces petits films qui, sans avoir l'air, finissent toujours pas vous péter à la gueule. On pense, cette fois-ci, au départ, qu'il va verser dans le burlesque teinté d'ironie - deux flics mettent sur écoute un type qui passe sa vie à baisouiller -, puis on pense qu'il va tout simplement s'agir  d'une bonne petite partie de jambes en l'air extatique - notre type sur écoute se tapant à tour de rôles les deux jeunes filles qui cohabitent dans l'appart et qui s'embrassent de... [Lire la suite]
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17 août 2010

Running in Madness, Dying in Love (Kyôsô jôshi-kô) (1969) de Koji Wakamatsu

Encore une oeuvre bien barrée du sieur Koji. De la révolte, du sang, du coït à tout bout de champ et une fatalité qui finit malgré tout par fracasser l'esprit libertaire des deux personnages principaux qui ont pourtant tenté d'y croire. Le film commence sous les meilleurs auspices avec le meurtre d'un policier (ah, on me dit dans l'oreillette de modifier légèrement cette intro); le film commence donc très gravement avec le meurtre d'un policier qui l'a néanmoins bien cherché : sous les yeux de sa femme, un flic tabasse tant et... [Lire la suite]
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17 novembre 2009

Sex Jack (Seizoku) de Kôji Wakamatsu - 1970

On ne peut pas dire que Wakamatsu est un cinéaste traditionnel. Après La Vierge Violente, sorte de trip halluciné mélangeant religion et politique, le voilà avec Sex Jack flirtant avec le happening engagé à la Godard. Difficile de cerner le fond de ce bidule barré, tant Wakamatsu met son point d'honneur à rendre expérimental le moindre plan, à tordre tous ses cadres, à opacifier toutes ses idées. Ce qu'on comprend en substance, et c'est déjà beaucoup, c'est que le film milite ni plus ni moins pour la révolution armée, fustigeant les... [Lire la suite]
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05 novembre 2009

Quand l'Embryon part braconner (Taiji ga mitsuryô suru toki) (1966) de Kôji Wakamatsu

Tourné en cinq jours, ce huis-clos infernal entre un patron et une employée est une superbe petite mécanique, un véritable tour de force formel et charnel, qui parvient à rendre hommage à la femme tout en montrant la façon dont un homme tente de la réduire en esclavage. Malgré la violence des images et la manière dont cet homme tente de dégrader le corps de cette femme, il se dégage de cette histoire toute une dualité du rapport aux femmes terriblement paradoxale : amour de la mère et haine d'être né, attirance du corps de la femme... [Lire la suite]
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03 novembre 2009

La Vierge Violente (Gewalt! Gewalt: Shojo Geba-geba) de Kôji Wakamatsu - 1969

Mon camarade a bien vendu ce cinéaste que je ne connaissais pas : un petit coup d'oeil donc à une des nombreuses productions de Wakamatsu. Au hasard, La Vierge Violente... Ah ben pas déçu. Disons qu'on assiste pendant une heure à un mix entre Salo de Pasolini et les expérimentations politiques tchèques des années 60, mêlé à un érotisme bon enfant et à une esthétique baroque du meilleur effet. Difficile de bien saisir le fond du discours de Wakamatsu : le film est étrange, cachant ses positions sous une symbolique qu'on sent profonde... [Lire la suite]
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02 novembre 2009

Va, va Vierge pour la deuxième Fois (Yuke yuke nidome no shojo) (1969) de Kôji Wakamatsu

Tourné en quatre jours avec trois francs six sous sur le toit d'un immeuble, ce film de Wakamatsu sidère par sa facture - et son aspect jusqu'au-boutiste -, au delà de la brutalité ou de l'aspect pornographique de certaines scènes. S'il nous sert des scènes où la nudité s'étale - viols, orgie... - et où la violence explose - fallait pas laisser traîner le couteau -, le film possède également quelques moments suspendus d'une douceur et d'un fatalisme incroyables, aidé en cela par une bande musicale absolument superbe. Poppo... [Lire la suite]
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