07 juillet 2021

La Famille du Sexe (Sei kazoku) (1971) de Kôji Wakamatsu

Sacré Kôji qui, même dans ses films les plus mineurs comme cette "légère" et troublante variation incestueuse, est capable d'insuffler une atmosphère bougrement malaisante. Il faut bien reconnaître que la situation de départ est pour le moins étrange (sauf peut-être en Vendée ? Je plaisante, bien sûr, bonnes gens) : le pater familias, militaire gradé, a comme qui dirait une certaine emprise sur sa famille ; il a fait trois fils à sa femme, puis trois filles à sa maîtresse. Bien entendu, sous ce même toit, il s'en passe de drôle. Le... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 juin 2021

Morceau cubique humide (Nureta sai no me) (1974) de Kôji Wakamatsu

Respect, une fois n'est pas coutume, envers la traduction française du titre : au lieu d'un Des dès mouillés par trop prosaïque (on aurait automatiquement imaginé Dédé sous la pluie), ce Morceau cubique humide est subtilement poétique et renvoie ce faisant à l'une des scènes centrales du film : le lancer de dés effectué par un vagin (pas de manipulation orientée, par définition, au pire des dés pipés ce qui serait le comble). Mais revenons au cœur du film : une femme, un homme, ils baisent (toujours ces bonnes vieilles scènes... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 18:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
20 mai 2021

Crimes sexuels (Seihanzai) (1967) de Kôji Wakamatsu

Kôji Wakamatsu eut l'esprit toujours en alerte et n'eut de cesse de nous brosser le portrait (sexuel) de marginaux. Il jette ici son dévolu sur un jeune gars qui collectionne les aventures  autant capables de brancher des types qui se branlent dans des cinémas pornos (tu ne serais pas frustré ?) que des putes rejetées (un client la trouve moche, il la suit, la drague, et la met "en condition" sur un toit... avant de se barrer et d'appeler un quidam pour lui faire son affaire). Ce véritable esthète (...) de l'amour (qui aime... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 avril 2021

La Fleur secrète (Hika) (1971) de Kôji Wakamatsu

Kôji et son art (éventuel) du minimaliste : un homme, une femme, une barque, un suicide et bing l'action est lancée... L'homme agonise, la femme l'achève en lui portant un coup dans la nuque avec un morceau de bois bien pointu avant de retourner cette arme improvisée contre elle. Oh et puis non en fait... Trois ans plus tard, cette veuve erre encore sur la plage et croise un autre couple client au suicide (c'est une tradition chez les nippons, un peu comme Pâques chez nous mais en plus mortel)... Si le premier couple avait décidé de... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 13:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 mars 2021

Crimes sexuels contemporains : les Confessions d'un Démoniaque (1969) de Kôji Wakamatsu

Même pas la place de placer le titre original (Gendai sei hanzai ankokuhen : aru torima no kokuhaku) ce qui a tout de même son importance si on veut être à même de faire le distinguo parmi les douze œuvres tournées cette année-là (je n'en ai vu que sept, je m'en excuse, je prends l'engagement de les voir tous !). Pas le temps pour Wakamatsu de tergiverser dans ses petites productions d'à peine une heure : une entrée une nouvelle fois ex abrupto, directement dans le "vif" du sujet : une femme se fait violer parmi les... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 20:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 mars 2021

Marie, la Prostituée (Baishunfu Maria) (1975) de Kôji Wakamatsu

Il est bon, après un film ignoble, de se laver l'esprit cinématographique avec une bonne série bis signée du sieur Wakamatsu : un type qui ne triche pas, qui n'a pas le temps de tergiverser, capable de faire douze films par an, pas toujours des chefs-d'œuvre, pour ne pas dire jamais, mais des films qui sentent la sueur, qui transpirent la réalité, qui fleurent bon la fougue, le sexe, la mort. Des films qui généralement excèdent à peine une heure mais qui constituent un concentré de vie. Ici, il faut bien reconnaître que pendant... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 14:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 septembre 2020

Histoire de la Violence de l'Undergound japonais 3 : la Bête haineuse (Nihon bôkô ankokushi : Onjû) (1970) de Kôji Wakamatsu

Dernier volet de cette trilogie du prolifique Wakamatsu qui, en ce début d'années 70, ralentit tout de même la cadence : après douze films en 69, il n'en réalisera que 6 l'année suivante... Un troisième tome qui nous fait plonger toujours dans le petit côté glauque des faits divers nippons (du viol, de l'assassinat de prostituée, du kidnapping...) mais qui met surtout en scène cette fois-ci une histoire de vengeance : au départ, deux voleurs, un pactole et puis l'un qui trahit l'autre (chacun a sa version des faits, Wakamatsu nous... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 14:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 juillet 2020

Histoire de la Violence de l'Underground japonais 2 : le Violeur (Zoku Nihon bôkô ankokushi: Bôgyakuma) (1967) de Kôji Wakamatsu

Deuxième partie de ce triptyque qui, comme vous l'aurez sans doute deviné, est à placer sous le signe de la douceur et de la tendresse. Après l'histoire de violeurs à travers les âges, voilà l'histoire d'un homme, violeur et meurtrier ; la question qui est débattue au départ par la personne en charge de l'enquête, est la suivante : agit-il seul ou pas ? Car notre homme, responsable de onze victimes, semblent vouloir reconnaitre les viols mais point les étranglements fatales ; est-il aidé par un homme de l'ombre ou est-il... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 18:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 juillet 2020

Histoire de la Violence de l'Underground japonais : le Sang de l'Homme étrange (1967) de Kôji Wakamatsu

Même pas la place de mettre le titre original Nihon bôkô ankokushi : Ijôsha no chi. C'est chose faite. Wakamatsu, l'homme qui tourne plus vite que son ombre, nous offre un opus, qui, une nouvelle fois, avec un minimum de moyens, nous offre une histoire assez ambitieuse, couvrant l'histoire d'une famille où l'on est violeur de père en fils, remontant de l'ère Meiji (fin du XIXème) aux années 60. Une tare, indéniablement, dont voudrait se débarrasser le héros de l'histoire, un détective sans concession qui semble lui-même avoir reçu... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 01:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 avril 2020

Paysage de 17 ans (17-sai no fūkei : Shōnen wa nani o mita no ka) de Kôji Wakamatsu - 2005

Ça faisait quelques temps qu'on n'était pas allé faire un tour dans le cinéma ovniesque de Wakamatsu. J'ai donc choisi ce film issu d'une période moins connue de sa filmographie, les années 2000. Le temps n'a pas assagi notre bon bougre, puisque voici un film qui fait de la radicalité son cahier des charges, et prend tout son temps pour bien nous faire ressentir qu'il passe (le temps). La trame, minimaliste : un ado, dont on comprend peu à peu qu'il a assassiné sa mère, entreprend un périple, ou une fuite, peut-être, à travers la... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]