19 octobre 2018

La Barrière de la Chair (Nikutai no mon) (1964) de Seijun Suzuki

Décidément que du plaisir avec ce petit cycle Suzuki. On est dans l'après-guerre dans le petit monde des prostiputes et des petits malfrats : on se focalise surtout sur un gang de cinq donzelles qui ont moins froid aux yeux que (...) qui ont donc peu froid aux yeux et qui accueillent en leur sein l'incontournable Joe Shishido (mon héros de la semaine). Nos jeunes femmes dans ce bordel intégral qu'est devenu Tokyo ont des principes : ne pas coucher avec des GI et ne jamais coucher gratos... sinon c'est l'expulsion de la colloc... [Lire la suite]
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17 octobre 2018

La Jeunesse de la Bête (Yajû no seishun) (1963) de Seijun Suzuki

Le cinoche de Suzuki dépote et ce polar mené de main de maître le prouve une nouvelle fois. La Jeunesse de la Bête semble parfois partir un peu dans tous les sens (toujours ces histoires de gang à la con chez les Japs : nom de Dieu, ce type en costard fait partie de quelle bande ?) et ne fait pourtant que creuser le même sillon : démontrer la gangrène de la société jap livrée à des gangs sans foi ni loi. Qui s'y colle pour la démonstration en bonne et due forme ? Joe ? Eh ouais, notre bon vieux Joe Shishido, l'homme à la violence... [Lire la suite]
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17 octobre 2018

Histoire d'une Prostituée (Shunpu den) (1965) de Seijun Suzuki Noga

Seijun Suzuki, qui nous a malheureusement quitté l'an dernier, était définitivement un très grand parmi les réalisateurs de "seconde zone" (sans condescendance aucune). L'Histoire d'une Prostituée se déroule en Manchourie : la Chine est alors occupée par le Japon et certaines demoiselles du pays du soleil levant viennent dans les garnisons pour "soulager" les soldats (sept gonzesses pour mille soldats, ça va, c'est pas l'usine non plus... - pardon). L'une d'elle, Harumi (les grands yeux sombres de Nogawa Yumiko), suite à une... [Lire la suite]
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16 octobre 2018

La Marque du Tueur (Koroshi no rakuin) (1967) de Seijun Suzuki

Petit cycle Suzuki et nippon cette semaine pour accompagner la lecture du dernier Murakami (histoire de trouver un peu d'homogénéité dans ce monde étrange où Bayrou a encore de l’influence). Suzuki, et sa grammaire cinématographique toujours aussi séduisante (montage "éclair", mise en scène stylée, cadre propre), nous emmène donc cette fois-ci sur la trace d'un tueur, pas forcément celui du titre (le "tueur n°1" qui laisse un petit trou sur le front de ses victimes), mais plutôt celui incarné par Joe Shishido (l'acteur aux plus... [Lire la suite]
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12 octobre 2009

Visez cette Voiture de Police (Jûsangô taihi-sen ori: Sono gôshô o nerae) (1960) de Seijun Suzuki

Je vois bien que le titre fait plus penser à un film de Max Pecas qu'à un polar des années soixante de Seijun Suzuki. Bon, c'est dommage, car il y a de bonnes choses - quelques séquences bien troussées, un héros attachant, des petites pépés qui pullulent - même si je dois admettre malgré tout une intrigue compliquée à outrance (on perd le fil en route et on attend que tout le monde se fasse flinguer à la fin pour y voir plus clair) et ne pas être, en général, vraiment gaga du Seijun. Michitaro Mizushima campe un flic, Tamon, bien... [Lire la suite]
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18 mai 2007

Le Vagabond de Tokyo (Tôkyô nagaremono) (1966) de Seijun Suzuki

Dès les premières images, on se dit que Tarantino a dû s'inspirer méchamment de ce film, pour Reservoir Dogs (les quatre hommes en noir qui encadrent au début Tetsu ont exactement la même démarche que la bande de braqueurs du film tarantinesque)  mais aussi et surtout pour Kill Bill tant le mélange de noir et blanc et de couleurs chatoyantes (ou sylvievartanesques) - notamment ce jaune poussin -, tant la musique - avec ou sans parole - tant même les noms des personnages - Viper machin -, voire certains décors - dans... [Lire la suite]
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14 avril 2006

Fighting Elegy (Kenka erejii) (1966) de Seijun Suzuki

L'action de ce film, tourné en 1966, se passe en 1935 et se veut une critique de l'esprit "tu seras un homme mon fils", passant en revue l'esprit militaire et celui des gangs. Traité sur un ton très parodique, le film peine malgré tout à sortir du lot, à moins d'être un gros fan de l'humour japonais. Kiroku tombe amoureux de la jeune Michiko (rien à voir avec la Pie qui chante), se retrouve constamment entrainé dans des luttes entre gangs, et ne respectant aucun code de l'école, étant systématiquement renvoyé. Le film... [Lire la suite]
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