01 avril 2006

Dreams in the Witch House de Stuart Gordon - 2005

Eh ben voilà ! Je savais bien que sur les 13 épisodes de la série "Masters of Horror", il y aurait quelques bons petits trucs. Quand j'ai vu le nom du réalisateur, j'avais déjà relativement confiance : Gordon est le scénariste de Body Snatchers de Ferrara, que je suis le seul à aimer, mais que j'aime effectivement.

Cet épisode est de fort bonne tenue, en tout cas dans ses deux premiers tiers. Une ambiance à la Dickensdreams3_793235 (taudis insalubre ; taulier obèse, crade et verreux ; des rats partout ; un jeune puceau qui débarque là-dedans), très joliment éclairée ; un acteur tout à fait crédible, un peu à la Sam Neill ; une jolie fille ; et puis Lovecraft (non que je sois un grand fan du gars) qui vient glisser ses histoires de dément là-dedans, petit à petit. Quelques effets mignons comme tout, parce que modestes et simples (le rat-humain est très bien (ah ben oui, on n'est pas dans Alain Cavalier, là, les enfants)), une musique elflmanienne (de Danny Elfmann, un génie) du meilleur tonneau, et une façon très humble de raconter cette histoire, linéairement, sans se la jouer "je vais vous mettre sur le cul parce que je suis un master of horror". On sait à l'avance tout ce qui va se passer, puisque les personnages prennent bien soin de nous l'annoncer, et c'est ça qui crée cette ambiance bon enfant très agréable. Comme Hitchcock (je fais une fixation), Gordon a compris que la vraie peur ne vient pas de la surprise, mais de ce qu'on est persuadé que ce qu'on attend de pire va effectivement arriver.

Après ces deux tiers, ça se délite méchament, avec une histoire mystico-sanglante classique, la panoplie habituelle du sang qui coule à gros bouillons, des cris de terreur et des sacrifices rituels. Il y a aussi cet effet très moche et peu inspiré de lumière bleue quand arrive la sorcière du titre, ça c'est nul on est d'accord.

Mais bon, voilà une bonne raison de se redonner du peps pour essayer de trouver les autres épisodes, j'avoue que j'étais à deux doigts d'abandonner.

Posté par Shangols à 19:18 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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