18 octobre 2011

Slightly French (1949) de Douglas Sirk

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"I'm Fifi and no one in Paris can can-can like me."

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Petit film sans prétention du gars Sirk qui a pour toile de fond le tournage d'un film ; le cinéaste n'est pas forcément tendre avec le milieu et en particulier avec le réalisateur (Don Ameche) en charge d'une comédie musicale : égocentrique, ambitieux et capricieux, on ne peut point dire que le portrait du bonhomme soit particulièrement flatteur. Au delà de ça, le ton du récit reste tout de même relativement bon enfant : l'histoire se focalise sur les relations entre Don et sa nouvelle trouvaille (Dorothy Lamour - personnellement non merci) qui doit remplacer une actrice frenchy exténuée. Dès le départ elle craque pour cet homme déterminé pour ne pas dire autoritaire qui se fait un devoir d'être son pygmalion : cours de danse, de chant, de frenchy et de comédie pour que la belle puisse rapidement lui permettre de retrouver le chemin des plateaux. Grâce à elle, Don peut renouer avec ses producteurs mais ce succès professionnel lui fait totalement oublier la chtite Dorothy. Celle-ci, lasse, se met à sortir avec le producteur ; si notre Don a quelques sursauts de jalousie, il a malgré tout bien du mal à lui déclarer sa flamme...

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C'est loin d'être le scénario le plus original de tous les temps, mais grâce à une véritable élégance dans la mise en scène - à l'image du tournage des scènes de danse : bien que ces décors de pseudo rues parisiennes et surtout ces esplanades avec colonnes romaines en ruines soient un peu kitschouilles, les chorégraphies sont d'une parfaite fluidité -, ce métrage du gars Sirk passe comme un petit beurre. Même si la Dorothy n'a pas un jeu d'une énorme finesse (je reconnais que la scène où elle se cache à quatre pattes en maillot de bain sous une table en verre (!) n'aide pas vraiment non plus à lui filer la classe...), elle parvient malgré tout à insuffler au film un poil de comédie : on sourit gentiment lors de sa période d'apprentissage et en particulier lorsqu'elle parvient à parler anglais avec un accent français de façon impeccable... Sa présentation au gratin du show-business est joliment gérée par le gars Sirk qui se sert de façon subtile d'un grand miroir rond : sous les yeux de ses fvlcsnap-2011-10-18-13h41m55s103uturs réalisateur et producteur, elle passe de "l'autre côté du miroir" avant de se mettre à pousser la chansonnette. Dommage que le personnage de Don Ameche soit un peu monolithique - le type tellement préoccupé par lui-même qu'il a bien du mal à ouvrir les yeux sur son entourage en dehors d'un plateau - et que la démonstration sur ce milieu du cinéma qui se regarde le nombril manque un chouille de fantaisie. Sirk nous gratifie tout de même sur la fin de deux séquences qui marquent des points : le pétage de plomb de la nouvelle star Dorothy devant les journalistes injecte enfin du "sang" à l'ensemble - elle se met enfin "à nu" et balance au gars Don ses quatre vérités... Le raccommodage n'aura point lieu sur l'oreiller mais sur... le plateau du tournage, lors d'une scène conciliant mignonnement cinoche (le réalisateur mouille sa chemise et montre aux comédiens comment jouer la scène pour que l'émotion surgisse enfin...) et roulage de galoche à titre perso. Amour du cinéma et de la femme "starifiée" sont conciliés : on voyait venir le happy-end de très loin (...) mais bah, fi des reproches, on a décidé, une fois n'est pas coutume, de se montrer relativement indulgent (toujours eu un faible pour les films sur le cinéma, c'est ça) avec cette charmante œuvre de Sirk émaillée d'un zeste de causticité - aussi légère et acidulée qu'une crêpe Suzette...

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03 octobre 2011

The Lady pays off (1951) de Douglas Sirk

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Douglas Sirk n'a pas fait que des grands films, pour preuve cette petite comédie romantique qui n'est finalement pas si loin de l'intrigue de Week-end with Father : deux célibataires (Linda Darnell en "prof de l'année" qui a bien du mal à trouver l'homme de sa vie (dès le début du film, elle regarde par la fenêtre et si j'ai bien suivi les analyses du gars Gols sur le Sirk et les fenêtres, ça voudrait dire qu'elle est non seulement po jouasse mais qu'elle a aussi besoin d'air frais - j'ai bon ?), Stephen McNally en patron de casino : il est veuf avec une chtite fille) qui ont tout pour être heureux ensemble mais qui ont bien du mal à se l'avouer - heureusement la gamine, aidée de sa gouvernante française avec laquelle on partage le même accent, va mettre la main à la pâte pour les réunir... Bon, il est vrai que les circonstances de leur rencontre n'avaient rien pour mettre en confiance notre Linda : celle-ci a joué au casino comme si c'était au Monopoly et se retrouve avec une petite ardoise de 7000 dollars. Le gars Stephen saute sur l'occasion pour lui proposer un deal : elle vient quelques semaines chez lui pour éduquer sa gamine et ils seront quittes. Linda trouve que c'est limite chantage mais elle finit par accepter, de mauvaise grâce... Elle passe ses nerfs sur la chtite donzelle avant de se radoucir, rentre dans le lard de ce type charmant avant de craquer... mais attention, elle a tout de même encore sa petite fierté...

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L'éternelle histoire du duo masculin/féminin qui se chamaille avant de se rouler une grosse pelle derrière l'incontournable "The End"... Si les "effets spéciaux" sont souvent aussi lourdauds que le scénar (ces scènes un peu grossières avec "toile de fond marine" quand nos deux héros se retrouvent sur la plage ou sur le bateau de pêcheur : il n'y a avait vraiment po de thune pour faire deux-trois scènes en extérieur ?), il y a une jolie petite idée au milieu du film lorsque la Linda se parle à elle-même fasse à son miroir ; son reflet lui fait franchement la leçon par rapport à son comportement avec cet homme qui n'a d'yeux que pour elle : "Lâche-toi, Linda, bon sang !, lui lance une Linda au taquet" et ça marche - Aide-toi... c'est un peu ça. Sirk aurait bien pu se passer par contre de deux épisodes franchement lourdingues - la visite d'une "amie de la famille" de Stephen par trop affectueuse et qui se pose en rivale de Linda (y'avait pas besoin de la gamine pour la mettre hors course, elle a l'âge de ma grand-mère) ou cette séquence sur un bateau de pêche mexicain (Le Mexicain a un sacré accent, donc il est super cool et drôle) où nos deux tourtereaux, à force de tanguer, finiront dans les bras l'un de l'autre (le premier baiser ? Ah nan, Linda va vomir, la classe... Bon ben ce sera dans la séquence suivante alors...). Bah cela reste bien mignon mais il était grand temps dans ces fifties que le Sirk retrouve sa superbe d'antan...

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19 septembre 2011

Week-End with Father (1951) de Douglas Sirk

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On est certes loin des éternels chefs-d’œuvre du Sirk, mais bon, il est de notre devoir (ah ben ouais) d'achever cette odyssée en bonne et dûe forme - même si les trois derniers courts-métrages dont il fut l'auteur risquent d'être coton à trouver. On est donc dans le registre de la comédie romantique ultra-légère avec cette liaison qui se noue entre Van Heflin en Pierre Richard (il tient la barre, le bougre) et la guillerette Patricia Neal. Ils se croisent dans une gare alors qu'ils accompagnent leurs bambins en partance pour un camp de vacances : nos deux héros, outre le fait d'être super inquiets quant à leur progéniture, partagent de multiples points communs ; ils sont célibataires (et ce même si Van Heflin a une aventure avec une star de la téloche toujours absente, Virginia Field - po de première jeunesse), ont chacun deux gamins (elle, deux bambins, lui, deux bambines) et surtout chacun un chien (j'assume le surtout). Ils vont se recroiser par hasard au zoo (thanks to the dogs) et vont saisir au vol ce coup du destin : un premier date, puis un second, puis un troisième, les deux sont sur un nuage pensant avoir enfin rencontré leur partie manquante. Ils décident de faire une visite surprise au camp de vacances, histoire de tester au passage la réaction des gamins. L'idylle va forcément partir en live...

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Van Heflin n'a point peur du ridicule et va se retrouver dans une multitude de situations où il sera le dindon de la farce - concours avec les gamins où il s'avère être le parfait loser quelle que soit l'épreuve (je vous conseille en particulier la course en sac à patates), visite surprise de la Field qui tend à faire foirer ses plans de mariage, beau gosse tournant autour de la Neal qui le ridiculise et j'en passe... Les gamins lui mènent la vie dure et les premières tensions avec sa chère Patricia surgissent. Ca sent rapidement le sapin par rapport à leur projet d'union, mais les gamins vont finalement être au taquet pour tenter de rendre heureux leur parent respectif en les réunissant à nouveau... Ah ben on est dans le récit achement bon enfant avec gags visuels lourds comme des rondins de bois et dialogues qui fusent dans un véritable bordel ambiant - deux adultes, quatre gamins et deux chiens en pleine nature, c'est po toujours forcément contrôlable. On se fend de deux trois sourires pour la forme, appréciant tout de même au passage l'indéniable dynamique de la chose, la mise en scène réglée au cordeau et les quelques jolis mouvements de caméra en panoramique ici ou là. On est loin des sublimes mélodrames qui arracheraient une larme à un aveugle, mais cette comédie familiale de dimanche aprèm se laisse gentiment regarder pour ce qu'elle est... Une oeuvre mineure du gars Sirk, y'a po photo, dans laquelle on peut tout de même apprécier l'abattage tout-terrain de Van Heflin dans un registre que l'on ne lui connaissait point. Rare mais pas incontournable, c'est un fait...

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18 mai 2011

Take me to Town (1953) de Douglas Sirk

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Somme toute pas un chef-d’œuvre de Sirk, même si l'on retrouve une bien belle idée sirkienne : alors que toute la petite communauté (essentiellement féminine et puritaine) se ligue contre Vermilion O'Toole - Ann Sheridan (celle-ci, après avoir échappé à la police - seul son compagnon de l'époque ayant réellement trempé dans des affaires louches - est employée dans un cabaret de cette petite ville), la Vermilion aidée vlcsnap_2011_05_18_18h19m12s46du robuste et droit Sterling Hayden (veuf avec trois petites têtes blondes, bûcheron à l'occasion et prêtre le week-end) va avoir l'opportunité d'une seconde chance ; un combat loin d'être gagné d'avance mais la Belle va faire preuve d'une belle pugnacité et d'indéniables qualités humaines pour réussir à s'imposer. Un scénario cousu de fil blanc - au bout de dix minutes de film, il n'est guère difficile de deviner comment la chose va se dérouler - mais égayé par la présence des trois têtes blondes qui prennent royalement en main la destiné de leur pôpa. Se refusant de se voir "adoptés" par l'une des vieilles filles de la ville qui convoite leur pater (c'est peu de dire qu'elle a, selon l'expression consacrée, un balai dans le cul - la photo ci-contre prouvant l'existence du dit balai), ils décident de se rendre d'eux-mêmes au cabaret du coin pour faire leur choix... Vermilion, poursuivie par la police, ne va point tarder à considérer cette proposition comme une aubaine - cela lui permet de se faire oublier pour quelques jours : reste seulement à persuader le père qu'il a tout à gagner à sa présence dans son foyer, notamment lorsque celui-ci s'absente plusieurs jours pour aller, tel un Charles Ingels, en plus sexy, couper du bois - et plus si affinité, cling cling...

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La Vermilion est bonne cuisinière, gagne ses galons de protectrice en tuant elle-même une ourse - saynète gentiment comique où après avoir tué la bête d'un coup de fusil (les yeux fermés), elle finit par s'évanouir - et se montre habile couturière en habillant de pied en cape les trois nains - mignonne petite séquence où les quatre, vêtus du même tissu, vont se baigner, une séquence mignonnement reprise à la fin... avec le pater. Vermilion va montrer qu'elle est prête à tout donner à la communauté pour monter un spectacle (histoire de récupérer de la thune pour bâtir une église, amen) et le Sterling de mouiller lui-même sa chemise (joli fight contre un homme qui insulte sa Belle... avant de commencer son prêche) pour l'imposer face aux mauvaises langues. Bon, certes on se tape pas sur les cuisses, mais ces petits éclairs de légèreté suffisent à nous faire avaler le morceau. Sterling, Ann et les trois bambins forment une famille recomposée bien touchante, ma bonne dame, et cette œuvre technicolorisée à mort (c'est vrai que ma version bave un poil, j'avoue) se regarde avec un œil gentiment attendri - mouais, dans un bon jour quand même, n'exagérons point. Un Sirk optimiste en diable c'est toujours à prendre, allez, positivons à notre tour.

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12 mars 2011

La neuvième Symphonie (Schlußakkord) (1936) de Detlef Sierck (Douglas Sirk)

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Bien joli mélo que ce film allemand des débuts de Sirk où la musique, Beethoveen en tête, va se montrer salvatrice envers l'un des personnages principaux. Un hymne à la joie, de vivre, teinté forcément de son pendant, la mort, par le biais de multiples allusions à la volonté d'en finir (touchant en particulier nos deux héroïnes principales) - les mises en abyme sur le thème de l'empoisonnement se retrouvant aussi bien illustrées sur la "grande scène" d'un opéra que dans le "petit théâtre" du bambin (joli petit conte, narré par ce dernier, sur l'histoire de Blanche-Neige et des six Nains (ouais, l'un d'eux était épuisé...)). Sortez les violons pour cette tragique histoire mêlant donc amour, adultère, adoption, exil (Sirk doit déjà sentir son propre moment venir) et sort funeste. A l'image de la scène d'ouverture en plein carnaval, les masques vont peu à peu tomber, les êtres perfides payant le prix fort, les bonnes âmes ayant toujours la possibilité de trouver la voie de la rédemption. Du bon mélo sirkien très inspiré par les envolées musicales (le héros de l'histoire étant chef d'orchestre) : bien difficile de ne pas être en "accord parfait" avec cette intrigue parfaitement troussée.

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Une jeune femme, Hanna (Maria Tasnadi Fekete) a dû abandonner son enfant en Allemagne, fuyant pour les Etats-Unis avec son mari noyé dans des problèmes d'argent. Le récit s'ouvre avec la mort de ce dernier, retrouvé figé sur un banc (suicide par balle), et le désespoir de son épouse. Parallèlement (en quelques plans aériens sur une mer déchaînée, Sirk nous transporte de l'autre côté de l'Atlantique), en Allemagne, on suit les problèmes conjugaux de Herr Gravenberg, chef d'orchestre (Willy Birgel), avec sa Frau, Charlotte (Lil Dagover). Cette dernière fricote avec un charlatan épris d'astrologie et, dans l'espoir de sauver leur couple sans enfant, Gravenberg décide d'en adopter un. Il a eu le coup de foudre pour le chtit Peter (l'enfant abandonné par Hanna) et celui-ci ne tarde point à rejoindre leur Haus. Malgré l'arrivée du bambin, la Charlotte a bien du mal à calmer ses ardeurs extra-conjugales et, pire, finit par se retrouver victime de chantage par le pseudo scientifique... Entre-temps Hanna, de retour au pays, a été engagée dans le foyer des Gravenberg pour s'occuper du bambin - sans dévoiler qu'elle était la mère d'origine - et l'on sent monter progressivement une idylle entre elle et le musicien...

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Bel usage donc de la musique en de multiples occasions, la neuvième de Beethove ramenant à la fois Hanna à la vie et la rapprochant du mélomane Gravenberg - il joue au piano l'un des passages du troisième mouvement et finit par poser délicatement sa main sur celle de cette employée dévouée (beau plan au passage avec l'ombre de Charlotte, qui les guette, venant envahir l'un des murs du salon). Charlotte qui peut compter sur la fidélité de l'une de ses servantes, Freese, pour arranger ses petites tromperies (dévouement total de la Freese qui tente de protéger tant et plus sa maîtresse) va tenter avec l'aide d'icelle de faire bloc contre Hanna. Hanna tentera le tout pour le tout en kidnappant son propre enfant (magnifique séquence dans la foulée où Sirk illustre les cauchemars qui hantent ses nuits) et sera tenue responsable de la mort de Charlotte - aux abois, elle s'est enfilée toute une fiole de morphine. On assistera à un procès en bonne et due forme où les trompettes de la vérité (ça se dit pas en temps normal, on est d'accord) finiront forcément par éclater. Encore sous le charme de ces biens beaux accords mis parfaitement en images (efficacité du montage, variations des angles de prise de vue (ces plongées notamment sur le corps alangui de Charlotte...) et j'en passe...) par le grand Douglas.

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30 décembre 2010

L'Aveu (Summer Storm) (1944) de Douglas Sirk

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Douglas Sirk s'attaque à l'adaptation du Duel de Tchékhov et livre un film, malgré une bien belle musique signée Karl Hajos et des acteurs au taquet, un peu tiède. C'est vrai qu'au niveau des décors, Hollywood a connu des temps meilleurs et que le manque de budget se fait cruellement sentir. Attention, ce portrait de femme qui fait tout pour quitter son milieu et son pater un peu rustre, demeure tout à fait plaisant à suivre, mais le film peine franchement à décoller... Quand ce fameux orage survient et que l'on découvre la belle Olga endormie (délicieuse Linda Darnell) puis, effarouchée à la vue du Juge Petroff Summer_Storm_Poster(Georges Sanders, égal à lui-même (excellent, donc) quoique donnant toujours l'impression d'être un peu sur la retenue...) et du Comte Volsky (Edward Everett Horton, truculent et volant souvent la vedette à notre couple phare), s'enfuyant pieds nus, on a l'impression que le film commence enfin vraiment : on sent que Sanders est, dès le départ, totalement sous le charme de cette petite sauvageonne qui va vite prendre conscience de son charme et que cette histoire d'amour impossible (l'histoire se situe peu de temps avant la révolution russe : une alliance entre une chtite paysanne et un notable s'annonce forcément improbable), dans les mains de Sirk, va donner quelques magnifiques séquences romanesques dont il a le secret... Eh bien oui et non en fait : les scènes où le juge tombe sur Olga dans la forêt et la prend sur son cheval (joli baiser volé pour la route) ou, lors du mariage d'Olga avec le bon gros rural Urbin, celle-ci l'embrasse passionnément, se sachant observée par la fiancée de Petroff, ne manquent point de sel mais, rah, il manque une véritable petite touche de magie, d'émotion pour vraiment nous faire chavirer... Linda Darnell est loin pourtant de démériter en femme fatale - couchée dans l'herbe, alanguie, elle envoie du bois dans ce rôle de tentatrice - qui, à vouloir trop jouer avec le feu et avec le juge (elle drague ouvertement le Comte Volsky pour attiser la jalousie de Petroff), connaîtra un destin tragique (de la drague à la dague, il n'y a qu'un pas ou qu'un "r")... On assiste au final à une adaptation un peu trop sage voire un peu convenue où Sirk, dirait-on, peine à réellement imposer sa griffe. Bref, loin d'être désagréable dans l'ensemble mais pour reprendre l'un des mots clés de l'oeuvre, loin d'être véritablement "électrique".   

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15 octobre 2010

L'Homme aux Lunettes d'écaille (Sleep, my Love) de Douglas Sirk - 1948

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Il reste des films formidables de Sirk à découvrir dans sa période pré-mélo, et je ne peux que m'en réjouir. Sleep, My Love est de la plus belle eau, et unie en un seul film deux genres précieux chez Sirk : le drame domestique, et le film noir. Le sujet est relativement rebattu, pour peu en tout cas qu'on ait vu Suspicion d'Hitchcock, que le bon Douglas ne se gêne pas de piller allègrement : un mari volage veut se débarrasser de sa femme, et pour ce faire tente de lui faire croire qu'elle est folle et de la pousser au suicide à grands coups de séances d'hypnose et de somnambulisme. La bande des méchants est particulièrement bien troussée : outre le mari (Don Ameche, sur-sirupeux et élégant dans ses peignoirs brodés), il y a la bombasse vénale de service (Queenie Smith, deux jambes et presque rien d'actrice au-dessus) et un geek parfaitement luisant et mou dans le rôle-titre de l'homme aux lunettes. Cette association de malfaiteurs est bien plus riche en couleurs que le parti des gentils, constitué de la seule Claudette Colbert, assez fade, et du faux beau Robert Cummings, échappé de chez Hitchcock et bien en peine dans les scènes de séduction avec Claudette. Tant pis pour le déséquilibre : après tout, cette femme est sirkienne en diable, quand on connaît le goût du sieur pour les femmes "banales", entre deux âges, et sur lesquelles on peut aisément se projeter.

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Au centre du film, il y a bien sûr le décor, toujours aussi inspiré et symbolique, avec son escalier de rigueur et sa baie vitrée de circonstance. Comme dans ses films plus tardifs, Sirk utilise à merveille le pouvoir allégorique de ses intérieurs : ces complexes plans sur le mobilier, et sur cet escalier, sont une prolongation de la folie qui habite peu à peu cette pauvre Alison, et l'extérieur, que l'on distingue derrière les grandes vitres sont à l'image de son état intérieur (pluie quand la dépression guette, soleil printanier aux premiers émois du coeur, densité de la "jungle" quand la folie s'épaissit). Sirk multiplie plongées contre-plongées, enchevêtrements de marches et de paliers, pour mieux exprimer la torsion mentale de son héroïne, et se sert de son escalier avec une maestria intacte. Même pour les scènes ailleurs, c'est du grand art, comme lors de cette séquence de mariage, où les arbres deviennent une pure projection idyllique du bonheur d'Alison, et où les magnifiques mouvements de caméra et les jeux sur les ombres et les lumières sont d'une élégance parfaite. La trame est beaucoup moins fine que les futurs chefs-d'oeuvre, mais la mise en scène est déjà bien en place avec tous ses motifs.

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Sirk répond présent quand on a besoin de lui, dans toutes les scènes de tension surtout, notamment dans ce très beau final fait de grandes ombres projetées sur les murs alternant avec des macro-plans sur les objets les plus porteurs de drame (un pistolet aux mains d'une femme, une lampe qu'on allume, une silhouette derrière une vitre teintée...). C'est spectaculaire quand il le faut, tout en restant du côté de la modestie et de la narration. Un petit plaisir sans façon qui fait du bien aux mirettes.

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La première Légion (The First Legion) (1951) de Douglas Sirk

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Un simple hasard ou le choix "inconscient" de voir à la suite ces deux films (The First Legion et La Parole donnée de Duarte) serait-il des plus révélateurs de mon état d'esprit du moment (keep the faith, babe!...)? Quoi qu'il en soit (..), il y aurait moyen de faire des parallèles entre ces deux oeuvres situées dans un contexte religieux où le fait de rester fidèle à ses principes, ou disons tout bonnement de garder la foi, demeure central. Réalisé la même année que Thunder on the Hill qui se passait essentiellement dans un couvent, ce film de Sirk se déroule au sein d'une Compagnie de Jésuites située dans un petite ville ricaine. Il y est question de miracle plus ou moins "frauduleux" (mot que je glisse pour l'ami Bas*ien qui l'affectionne), de sincérité, de loyauté par rapport à sa personnalité et, donc aussi, tout simplement de foi. Faire éclore la vérité coûte que coûte pour ne pas faire naître de faux espoirs illusoires, c'est déjà une chose ; mais rester fidèle à ses convictions (la vraie foi pouvant véritablement soulever des montagnes), c'est peut-être là que repose l'essentiel. Sirk, producteur du projet, est dans ses petits souliers pour filmer avec l'art qu'on lui connaît (sens irréprochable du cadre et de la profondeur de champ, utilisation toujours signifiante des contre plongées (pour filmer une discussion), des plongées (pour filmer une assemblée)) ce récit où impossible n'est pas sirkien.

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Depuis que j'ai vu et revu Madame de..., je suis devenu un fan inconditionnel du gars Charles Boyer. Il endosse ici les habits d'un jésuite avec à la fois une étonnante décontraction et moult conviction, et porte indéniablement ce film sur ses larges épaules. Faisons fi de l'affiche italienne du film (que je mets tout de même ci-contre) qui nous met totalement sur une fausse piste : il ne sera jamais question d'une banale histoire d'amour entre un religieux en proie au doute et une femme fatale mais, 2003090318121310bien au contraire, d'un homme droit dans ses bottes qui ne va jamais dévier d'un iota dans ses convictions. Le point de départ du récit est donc le rétablissement soudain d'un vieux Jésuite, immobilisé depuis trois ans et à l'agonie. Non seulement le gars retrouve soudainement ses esprits mais en plus, diable, il marche ! On ne tarde pas à parler de miracle (un peu comme si Sarko devenait soudainement muet), seulement le gars Charles Boyer demeure, lui, on ne peut plus suspicieux. L'agonisant étant resté seul, un temps, avec le docteur Morrel (convaincant Lyle Bettger), Charles pense que ce dernier n'est pas totalement blanc comme neige sur le coup... et si, au lieu de parler de miracle (l'homme était-il vraiment incurable ?), il ne s'agissait point, tout bonnement, d'un homme, certain auparavant d'être condamné, qui se serait remis "à y croire". Le miracle fait goutte d'huile, les désespérés en tout genre affluent, et même l'une des meilleures jeunes amies du docteur (Barabara Rush, rayonnante), paralysée à vie, se raccroche à cet incroyable événement. Notre docteur se sent un peu bêta (bon, y'a des miracles possibles et d'autres impossibles, tu vois... attends, je t'explique...) et le Charles de le pousser dans ses derniers retranchements pour qu'il fasse taire cette fausse rumeur. L'homme viendra se confesser presque "par hasard" à l'homme de religion (le docteur cherche Charles qu'il trouve au confessionnal - grande idée de "mise en scène", aucun doute), une discussion le remettant, personnellement, sur la voie de la vérité qui aura de multiples incidences... Positives ou négatives, devinez, juste un élément de réponse qui s'affiche en bas de votre écran : on est bien chez Sirk.

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On en oublierait souvent la justesse dans le montage et le cadrage de chaque séquence, tant chaque personnage, jusqu'aux seconds et troisièmes rôles (ce truculent monseigneur avec son chien, ce recteur droit comme "i", ce jeune Père en proie aux doutes, ces deux pères conservateurs un poil félons, ...), est totalement crédible et happe l'attention. Charles Boyer, lui même, tour à tour mâchoire serrée, sûr de lui, et soudainement relativement débonnaire, livre une composition assez inattendue - loin du latin lover justement, qui force le respect. On aura droit à notre lot de tragédie mais également de grâce, autant de séquences durant lesquelles la petite patte magique du grand Sirk nous embobine littéralement. Ainsi soit-il. 

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08 octobre 2010

Tempête sur la Colline (Thunder on the Hill) (1951) de Douglas Sirk

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Une femme destinée à être pendue qui clame son innocence, une Soeur prête à se mettre à dos sa hiérarchie, et la justice qui enquête pour sauver cette femme, un climax dans la tour d'un donjon où le coupable risque de se faire sonner les cloches, on est pas chez le bouddha Hitch mais bien dans l'univers beaucoup plus apaisé - et un peu moins trépidant avouons-le - de Sirk, où un miracle - grâce à l'amour, la pugnacité, la foi... - peut toujours avoir lieu. Claudette Colbert endosse les habits de cette nonne prénommée Mary - tête de lard mais vaillante - avec une belle honnêteté (je suis à cours de qualificatifs...), Ann Blyth avec son joli minois incarne cette femme condamnée avec une certaine fougue (cela ferait, dès le départ, bien mal au coeur de la voir pendue...) et Anne Crawford interprète une femme "malade" totalement sous le contrôle de son docteur de mari dont l'on sent bien dès le départ - de façon un peu grossière, ce qui pète aussi un poil le suspense (po dit qu'elle était coupable, 'tention...) - qu'elle tient l'une des clés de l'énigme... Bien qu'il s'agisse d'un huis-clos - les différents personnages se retrouvent enfermés dans un couvent suite à une pluie diluvienne - la mise en scène de Sirk est toujours aussi élégante pour donner cette impression constante de fluidité et de mouvement à son récit.

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Soeur Mary ne sait plus où donner de la tête dans ce couvent envahi par tout un village ; elle garde tout de même la tête sur les épaules et organise tout ce bazar d'une main de maître, quitte à froisser quelques sensibilités. On se rend compte rapidement qu'elle incarne les petites miss parfaites dans ce couvent, comme s'il s'agissait pour elle d'une façon de se racheter : elle porte en effet sur la conscience la mort de sa soeur à tort ou à raison. Elle va avoir l'occase de jouer les grandes salvatrices en rencontrant cette femme, Valery Carns, accusée de la mort par empoisonnement de son frère. Persuadée dès le premier coup d'oeil de l'innocence de cette femme, elle va se mettre en quatre pour à la fois respecter les dernières volontés de la donzelle - lui faire rencontrer son fiancé - et surtout tenter de prouver son innocence... Comme elle est pleine de grâce et n'a jamais froid aux yeux pour se mouiller, on sent bien que ses voeux pourraient bien être exaucés... 

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Un déluge biblique qui retarde la pendaison de la chtite Valery - la main de Dieu doit être derrière, on y fera d'ailleurs directement allusion -, une nonne à laquelle on demande des "miracles" - le couvent est totalement isolé, mais Mary parviendra à s'en échapper sans avoir "à marcher sur l'eau", comme le suggère ironiquement une Valery qui ne sait à quel saint se vouer -, des croix qui s'invitent aisément dans le cadre pour bien nous faire comprendre qu'une rédemption est toujours possible, amen, (...) autant de petites allusions religieuses dont le scénar sait user avec finesse. Comment faire progresser l'enquête quand on se retrouve isolé dans un couvent ? La belle petite idée est celle de ces journaux que garde consciencieusement l'une des soeurs pour en garnir les multiples étagères de ce lieu religieux. Cela instaure un mignon jeu de piste et il suffira de savoir lire entre les lignes - notons également la découverte d'une lettre aux mains de la brutasse du village qui permettra de faire rebondir l'enquête - pour démêler les fils de cette intrigue dont l'on devine malheureusement un peu trop rapidement le coupable... Une Claudette qui mène la danse en prenant tous les risques, une jolie petite histoire d'amour entre une Ann et son amant qui, après avoir douté de son amour retrouve la foi en elle, un triomphe de la Vérité et de l'Amour sans doute un peu facile mais bien mené par un Sirk avide de rédemption.          

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03 octobre 2010

Capitaine Mystère (Captain Lightfoot) (1955) de Douglas Sirk

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Voilà un film d'aventures rock-ambolesque - irlandais - signé du père Sirk de bien bonne facture. Parfaitement taillée pour un dimanche aprème paisible, cette oeuvre de l'ami Douglas renferme tous les ingrédients du genre : un bandit (Rock Hudson, my man) assez canaille qui se bat pour la bonne cause, une histoire d'amour (Rock in love with Barbara Rush, hush hush) dont on devine les tenants et les aboutissants dès la première seconde, un parfait mentor (Jeff Morrow dans le rôle de l'éternel Captain Thunderbolt, l'inventeur du paratonnerre - ou je confonds...) qui va déciller les yeux de ce Capitaine au Pied Agile que la version française n'a pas voulu ridiculiser, un duel, des traquenards, des cellules de prisons, des évasions spectaculaires, des combats aux poings, des châteaux typiques, des paysages plus verts qu'un supporter de Saint-Etienne... N'en jetons plus, on a notre dose de rebondissements gentiment épicés.

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Le fil rouge, c'est donc le parcours initiatique du bandit de petit chemin Michael Martin, personnage dévoué pour la cause irlandaise, qui manque un peu d'espace dans son bled. Lors d'un sauve-qui-peut, un prêtre le prend sous son aile pour le sauver des gardes sauvages. Cet homme n'est autre que le célèbre Captain Thunderbolt, genre de Robin des Bois en moins provincial. Il gère par le biais de sa femme une maison de jeu et va doublement "déniaiser" le jeune Michael : il ne faut ainsi pas toujours se fier aux apparences - une lady peu cacher une prostituée, un lord un vrai sympathisant -, sauf lorsque l'on rencontre une créature mimi tout plein - la fille de Thunderbolt qui tombe également sous le charme de Rock au premier regard. Thunderbolt devant se mettre au vert pour un temps - en Irlande c'est chose facile (humour) -, Rock va devoir prendre en main les affaires du Sieur. Ca commencera par une jolie fessée infligée à sa fille (j'aimais bien cette époque de la fessée, ça s'est perdu nan ?), puis par un duel finement mené, avant que le Rock ne vole au secours d'un Thunderbolt incarcéré... Mais le Rock arrivera un peu tard et se fera lui-même bêtement prendre au piège... A son tour d'être secouru : il peut compter pour cela sur la jeune fille qui lui est dévouée, le pater de celle-ci mais aussi ses anciens compagnons de son ancien village puisque c'est dans les alentours qu'il se retrouve enfermé. Gros gros suspense...

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Il y a quelques moments assez captivants (un combat à l'irlandaise dans une taverne où il faut avoir détruit d'abord tout le décor avant de se taper, bon joueur, dans la main ; un duel où le Rock finaude pour échapper à la vengeance d'un Lord po clean), voire joliment amenés et filmés (la jeune fille qui s'apprête à séduire le Rock (la scène s'ouvre avec son reflet dans un miroir : elle va jouer double-jeu en lui faisant croire qu'elle en aime un autre), leur petite scène de ménage où celle-ci évoque son indépendance (elle est filmée dans un cadre de paravent qui l'encercle totalement), avant le farouche baiser de cinoche (Rock saisit brusquement la donzelle avant de l'étreindre comme un polochon)), sans parler de ceux où souffle un joli parfum de fierté enivrée - ces hommes prêts à se faire fendre en huit pour sauver le Michael. Et pourtant d'où vient qu'on peine un poil à se sentir totalement porté ? (ah ben oui, tiens, un bémol, comme ça, vous attendiez pas, hein ?). Peut-être parce que chaque obstacle pour Michael se révèle aussi résistant que du beurre laissé à côté d'un poêle, peut-être parce qu'on a l'impression que Sirk ne se démarque dans l'ensemble finalement guère des autres films du genre (je pourrais vous faire une liste des films du dimanche aprème...), peut-être parce que la romance entre Rock et Barabara n'est traitée qu'en pointillés, peut-être qu'on plaçait aussi la barre un peu trop haut... Mystère... Bon, c'est tout de même relativement plaisant, sans vouloir être complaisant, cela manque peut-être juste d'un poil de magie et d'émotion sirkienne. Voilà tout.

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