29 décembre 2020

Notre Mariage (Watakushi-tachi no kekkon) (1962) de Masahiro Shinoda

Le pragmatisme nippon a encore frappé, dit-il en se promettant de ne rien spoiler. L'après-guerre, la pauvreté des parents, l'envie de progresser des enfants. Les traditions, à l'image de la pêche traditionnelle qui vit ses dernières heures, ont la vie dure : c'est la dure expérience que doit faire ce couple qui a perdu le fils à la guerre et a hérité de deux filles. Le pêcheur est non seulement dans une sale passe au niveau du boulot, mais il se rend compte également qu'il n'a plus vraiment la main mise sur le destin de ses deux... [Lire la suite]
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23 novembre 2020

Mon Visage embrasé au Soleil couchant (Yûhi ni akai ore no kao) (1961) de Masahiro Shinoda

Derrière ce titre français pour le moins empesé se dissimule une œuvre de Shinoda qui, et c'est presque rassurant, n'a pas fait que des chefs-d'œuvre. Non pas que cet opus teinté de comédie soit particulièrement raté, mais on ne peut pas dire non plus que cela vole très haut. Pour faire court nous avons d'un côté une jeune femme, assistante journaliste, qui tente de faire éclater un scandale sur un magnat de la construction véreux. Associé à elle, celui-là même qui a reçu comme ordre de la tuer (ce qui n'est pas courant) : il a eu... [Lire la suite]
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23 novembre 2020

La Guerre des Espions (Ibun Sarutobi Sasuke) (1965) de Masahiro Shinoda

On passe en revue ces grands films de samouraïs (mâtinés ici d'espionnage, je ne vous apprends rien) des sixties réalisés par des nippons point manchotS : cette fois-ci c'est Masahiro Shinoda qui est aux manettes et qui nous livre une œuvre stylisée à mort ; un noir et blanc qui donne au sang la couleur des ténèbres, un sens du cadre absolument mirobolant, sur chaque plan, une utilisation du ralenti à se pâmer, un jeu sur les silences absolument fantastique (les ninjas sur les toits tels des chats noirs se glissant la nuit dans... [Lire la suite]
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24 août 2020

Jeunesse en Furie (Kawaita mizuumi) (1960) de Masahiro Shinoda

On n'en finira jamais d'explorer ces films nippons du début des années 60. Shinoda, d'une façon un peu brouillonne au départ mais avec une certaine maîtrise malgré tout dans son fil rouge (un second film et une volonté de multiplier les personnages secondaires), nous présente cette jeunesse "furieuse" des sixties avec, en particulier, deux caractères masculins plutôt antipathique : l'un, richard, qui s'amuse de ses courtisans et les exploite au besoin (surtout les femmes), l'autre, Shimojo, un étudiant "encarté" dans le syndicat de... [Lire la suite]
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03 novembre 2019

L'Itinéraire de mon Amour (Waga koi no tabiji) (1961) de Masahiro Shinoda

Voilà un petit film nippon empreint de tristesse, une histoire d'amour pluvieuse comme on dit. Tout commence d'ailleurs sous la pluie avec ce héros qui apprend au comptoir d’un bar le suicide d'une jeune femme. Est-ce la femme qu'il a aimée, s'est-elle réellement suicidée, on aura le temps d'y réfléchir puisque nous voilà embarqués dans un flash-back : notre héros du jour (ensoleillé celui-là) où il a fait la connaissance d’une jeune femme, jolie, relativement pauvre (un père joueur et alcoolique qui n'arrange rien) mais... [Lire la suite]
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27 août 2016

Sous les Cerisiers en Fleurs (Sakura no Mori no Mankai no Shita) (1975) de Masahiro Shinoda

Connaissez-vous cette curieuse légende ou malédiction qui voudrait que lorsqu'on passe sous des cerisiers en fleurs on devienne fou ? On ne s'expose point à la chose puisqu'on reste dans son fauteuil à observer le ventripotent, l'ogre Tomisaburô Wakayama se coltiner à ce problème. Notre aveugle préféré (tout bizarre de le voir jouer les yeux grands ouverts, on avait fini par le confondre avec rôle qu’il teint dans cette fameuse série mythique) incarne avec fougue un "homme des montagnes" (ou homme des cavernes si vous préférez, vu... [Lire la suite]
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17 avril 2016

Double Suicide à Amijima (Shinjû : Ten no Amijima) (1969) de Masahiro Shinoda

Chronique cinématographico-théâtrale d'une double mort annoncée. Shinoda, dès le départ, affiche ses intentions : il est d'abord question d'hommes en noir manipulant des marionnettes ; on retrouvera ces hommes en noir dans les coulisses du film à venir, intervenant même parfois directement sur scène comme des aides de main du destin, des figurants de l'ombre participant à la mise en scène de la tragédie. Le deuxième aspect tout autant conceptuel est d'avoir des décors minimalistes, comme si le set cinématographique n'était qu'une... [Lire la suite]
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07 mars 2011

Fleur pâle (Kawaita hana) (1964) de Masahiro Shinoda

  Curieuse trajectoire que celle de ce Muraki (Ryô Ikebe, Mr Présence) qui sort tout juste de prison. Qu'est-ce qu'il recherche, qu'est-ce qui peut vraiment l'exciter, le stimuler, peut-il tout simplement reprendre goût à la vie ? Il retrouve sa compagne (pas vraiment le type à se la jouer sentimentale ou à s'épancher), retourne dans les salles de jeu (perdre ou ne perdre, est-ce vraiment pour lui encore une question...) où il croise le regard de cette fleur à peine éclose aux grands yeux de poupées (Mariko Kaga, toute en... [Lire la suite]
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04 novembre 2007

Silence (Chinmoku) (1971) de Masahiro Shinoda

Que venaient faire au XVIIe siècle nos amis les missionnaires jésuites au Japon alors que la religion catholique était interdite? Si l'on suit au départ l'arrivée de deux missionnaires dans un petit village du Japon tout acquis à leur cause, le film, après la crucifixion de 3 hommes en pleine mer (y'a pas à dire c'est cinégénique le catholicisme) et un massacre dans le village, prend un tournant plus radical et semble poser la question suivante: jusqu'où est-on prêt à aller pour garder sa foi, ou plus précisément pour ne pas... [Lire la suite]
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29 mars 2007

Assassination (Ansatsu) (1964) de Masahiro Shinoda

Résumer l'histoire en 2 lignes quand il y a déjà 4 minutes d'introduction sur le contexte historique du Japon en 1953, est une gageure. Il s'agit surtout de dresser le portrait d'un homme, Kiyokawa, qui passe des alliances tour à tour avec l'Empereur et le Shogunat (qu'il trahit) pour mieux rester fidèle aux principes qu'il s'est fixé: servir l'Empereur pour débarrasser le Japon de la vermine américaine. Le plus impressionnant, une fois que l'on tente de faire l'impasse sur le contexte historique et les multiples clans et... [Lire la suite]
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