06 octobre 2020

L'École Shiinomi (Shiinomi gakuen) (1955) de Hiroshi Shimizu

Les enfants sont cruels et la vie est une teigne. Shimizu se penche une fois de plus sur des enfants, des enfants en situation de handicap physique. Il se focalise sur l'histoire d'une petite famille qui n'avait rien demandé et sur laquelle va s'abattre coup sur coup deux malheurs ; l'ainé des gamins, suite à une forte fièvre, est atteint de paralysie infantile ; il boîte sévère et se voit rejeter par ses camarades qui non seulement lui refusent de jouer au base-ball mais qui, en plus, à l'occasion, se moquent copieusement de lui.... [Lire la suite]
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30 septembre 2020

Un jeune Héritier à l'Université (Daigaku no wakadanna) (1933) de Hiroshi Shimizu

Notre réserve s'épuise mais on arrive encore à dénicher des petits Shimizu. Celui-ci est un muet qui comme son nom l'indique s'intéresse au parcours du fils (tapageur) d'un boss (un fabricant de sauce soja, c'est pas rien). A l’Université, et dans les films de Shimizu, une chose est sacrée parmi toute : les femmes ? Non. Les Enfants ? Non. Le base-ball ? Non, c'est un sport de jeunes filles... Le RUGBY !!! Oui, messieurs-dame, il y a une chose à respecter c'est l'équipe de rugby pour laquelle on se bat à l'Université. Fuji, le... [Lire la suite]
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21 septembre 2020

Notes d'une Chanteuse ambulante (Utajo oboegaki) (1941) de Hiroshi Shimizu

Pas d'enfants (en tout cas pas au premier plan) dans cette œuvre de Shimizu qui se déroule au début du XXème siècle et suit les pas d'une actrice itinérante (histoire de tenter une petite variation sur le titre). Itinérante, d'ailleurs, pas tant que cela, car la donzelle, Uta (Yaeko Mizutani, moins pulpeuse que son homonyme, et plus vieille) aimerait bien arrêter de manger de la poussière. Elle fait part aux siens (le reste de la troupe) de son désir de faire une pause et sa proposition tombe dans l'oreille d'un homme assez âgé, à... [Lire la suite]
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15 septembre 2020

L'Amour d'une Mère (Bojō) (1950) de Hiroshi Shimizu

Voilà encore l'un de ces films tout mignon (et doux-amer) comme seul Shimizu sait les faire : une mère, trois gosses, elle aimerait bien s'en débarrasser pour refaire sa vie... en se mariant ou en gérant un bar. C'est sur cette ligne aussi fine qu'une pointe Bic que le cinéaste nippon développe sa trame. La (mauvaise) mère doit aller taper la famille proche pour ne plus être enquiquinée par ses propres gamins. Il y aura d'abord le frère, puis l'oncle, puis une femme soi-disant sans enfant, puis la nounou... Pourront-ils accepter les... [Lire la suite]
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08 septembre 2020

L’Histoire de Jiro (Jirō monogatari) (1955) de Hiroshi Shimizu

Shimizu est sans contexte, avec Ozu, un grand réalisateur de films avec petits nenfants. Il le prouve une nouvelle fois avec cette œuvre tardive, une œuvre sensible tout en sentiments rentrés qui vont finir un jour ou l'autre par exploser. On suit donc le parcours du jeune Jiro, élevé par une nounou pendant que l'aîné de la famille reste auprès des siens. Jiro est un poil turbulent mais très attaché à sa nounou ; alors forcément, quand celle-ci se voit forcée de ramener ce gamin qu'elle a élevé à ses parents, c'est la déchirure. Une... [Lire la suite]
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22 juin 2020

La Cloche de Sayon (Sayon no kane) (1943) de Hiroshi Shimizu

Ne nous méprenons point, nous sommes en temps de guerre, et il s'agit bien là d'un film de propagande nippon pour montrer toute la dévotion franche et sincère des Takasago, une éthnie de Taiwan : tous derrière l'Empereur, bien évidemment. Après une petite introduction aux allures de documentaires (le peuple paysan des Takasago se trouve entre deux collines...), on suit les pas de celle qui sera l'héroïne de tout un peuple, Pocahontas, ou disons Sayon. Elle est jeune, bonnasse, libérée, elle parle japonais couramment, elle s'occupe... [Lire la suite]
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14 juin 2020

Voici les Femmes du Printemps qui pleure (Nakinureta haru no onna yo) (1933) de Hiroshi Shimizu

Encore une bien belle chose en provenance de la planète Shimizu avec ce petit film au titre français étrange (bon, le printemps a le droit de pleurer après tout). C'est un film tout en nuances, tout en émotions fugaces, plein d'empathie des uns envers les autres... L'on suit dans les mines d'Hokkaido (où l'hiver pleure pour le coup sa race) le destin de deux hommes à la coule. Ils bossent dans la mine et leur boss les prend un peu sous son aile : allez les gars, allons faire chez la mère Françoise-san, picoler et traquer la... [Lire la suite]
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06 juin 2020

Journal d'une Famille (Katei nikki) (1938) de Hiroshi Shimizu

A la veille de la guerre, Shimizu se focalise sur... deux couples. C'est ce qu'on peut appeler une obsession que ces éternelles petites histoires de famille où les doutes mêmes sont le moteur d'une vie. A ma droite (et ce n'est pas un hasard), Ubukuta (Shin Saburi), scientifique respecté, marié à la pétillante Shinako (Sanae Takasugi) : Ubukuta, type conservateur s'il en est, aime que sa femme reste à sa maison, bien à sa place dans le foyer... A ma gauche, Tsuji (Ken Uehara, décidément de tous les combats), type plus ouvert,... [Lire la suite]
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03 juin 2020

Eclipse (Kinkanshoku) (1934) de Hiroshi Shimizu

Vrai plaisir de se repencher sur la filmo de Shimizu, vrai peintre nippon des sentiments et des déceptions amoureuses. Il est des meilleurs amis dont on se passerait bien... C'est un peu le leitmotiv de ce film muet où l'on va voir un certain Osaki devoir toujours subir la présence de son meilleur ami Kanda ; les deux hommes sont proches, très proches et c'est surement ce qui pouvait arriver de pire à Osaki. Quand son pote Kanda revient de Tokyo tout auréolé de ses diplômes de droit, il se met en quête d'une jeune femme. Son regard... [Lire la suite]
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28 mai 2020

Le Profil de la Ville (Tokai no yokogao) (1953) de Hiroshi Shimizu

Voilà bien une toute petite chose pour reprendre contact avec notre gars Shimizu. Une bambine de cinq ans se perd dans les rues de Tokyo. On espère bien qu'elle retrouvera sa môman au bout de 75 minutes. Oui, léger comme une crêpe Suzette que ce scénar qui permet à la caméra de Shimizu de vaquer le long des trottoirs tokyoïtes. Cette chtite va forcément croiser des adultes qui vont la prendre plus ou moins longtemps sous leurs ailes. Elle est d'abord confiée par une cireuse de chaussures à un jeune type qui déambule dans la rue en... [Lire la suite]
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