24 mai 2006

Le moine sacrilège (1968) (Gokuaku bôzu) de Kiyoshi Saeki

moineBon on est loin du chef-d'oeuvre mais cette histoire de gros moine qui ressemble à David Douillet avec la barbe en collier et qui taille aussi les jaunes en pièces (oui, bon ça va) est... rafraichissante... Il boit du sake sur le ventre de jolis donzelles, joue de l'argent en priant Bouddha pour se concentrer sur les dés (et ça marche), prépare des sashimi de souris (comme le saumon en fait) et se bat en employant tous les coups des arts martiaux japonais de ta mère (le coup de la hache, de la double hache, l'écrase tête à cinq doigts, le coups du lapin sur les roustons -un inédit- bref c'est un régal). L'histoire se perd un peu en route (un jeune qui retrouve son père -le père supérieur- autour du lit de mort de sa mère) mais on assiste surtout à une très jolie mise en perspective du proverbe "l'habit ne fait pas le moine": il se conduit comme un gros bourrin mais il a un code de l'honneur; la preuve, il accueille au temple toutes les prostituées du coin qui, en fin de contrat, recherche sa protection. Oui bon, cela me rappelle des fins de nuits à Madagascar mais personne me croit. Je vous conseille surtout -c'est un peu le problème dans les films japs de hatsssshigori (je crée le terme), le meilleur est toujours les 5 dernières minutes- le combat final où il rencontre un Richard Virenque sous acide - Richard Virenque donc- qui ne doit plus dormir la nuit depuis qu'il a arrêté le vélo car il a des cernes jusque-là. Bref, il lui fait le coup de l'étranglement et l'autre recrache tous les jaunes d'oeufs crus qu'il a avalé à la veille d'une étape et c'est horrible. Bon voilà. Cela ne restera pas dans les annales, ça passe tout juste la barre, mais bon, je connaissais pas Saeki, maintenant c'est fait.

Posté par Shangols à 17:15 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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