27 octobre 2013

La Machine à tuer les Méchants (La macchina ammazzacattivi) (1952) de Roberto Rossellini

Une idée plutôt originale au départ (un appareil photo capable de tuer des gens...) et un peu morbide mais que le Roberto décide de traiter sur le ton de la comédie - ça papote, ça crie, ça trafique, ça vole, ça usurpe dans tous les sens... On est bien en Italie. Le photographe du village décide de "punir" lui-même les personnes dont il juge le comportement plus que douteux - d'un flic qui ne rechignait pas à faire le salut mussolinien à une poignée de notables tous plus vénaux les uns que les autres... Seulement voilà, plus il fait... [Lire la suite]
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17 mai 2013

La Peur (Non credo più all'amore (La paura)) (1954) de Roberto Rossellini

Rossellini adapte Zweig et met en scène pendant 70 minutes une pauvre Ingrid Bergman remplie d’effroi. Ah c’est bien joli d’avoir un mari et un amant… Seulement voilà, cela devient beaucoup moins drôle quand l’ex de son amant se met martel en tête de vous faire chanter. L’Ingrid cède une première fois prise de pitié pour la pauvrette à la rue, puis résiste, un peu, pas longtemps, car l’autre est forte en gueule ; elle cède une deuxième fois mais la chtite semble bien décidée à ne pas lâcher prise... La maitresse-chanteuse va... [Lire la suite]
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28 avril 2013

Europe 51 (Europa' 51) (1952) de Roberto Rossellini

Il y a comme une évidence qui se dégage des films de Rossellini, une simplicité qui fait qu'il est bien difficile à la fois d'en voir les "coutures" et de ne pas totalement se sentir immergé dans son univers... Europa' 51 suit l'existence d'une bourgeoise qui, suite à la mort de son enfant (tentative de suicide apparemment puis embolie) va radicalement changer de vie, s'intéresser aux petites gens - ouvriers, prostituées, petites frappes - à leurs difficultés, leur joie (de vivre), leurs peines... Faisant montre de compassion,... [Lire la suite]
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06 janvier 2013

L'Amore (1948) de Roberto Rossellini

Deux moyens-métrages, le premier adaptant La Voix humaine de Cocteau et le second, Le Miracle, un sujet de Fellini qui permettent à la Magnani de "briller". Si le premier segment lui permet de se montrer dans un registre où elle excelle, "à pleurs et à cris", le second nous la montre toute béate et gentiment niaise (mais toujours au taquet) dans un remake - fellinien - d'une vierge Marie pas si vierge que cela... Le texte de Cocteau nous la montre donc pendant trente minutes pendue à son téléphone comme à une bouée de sauvetage... [Lire la suite]
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21 septembre 2012

Voyage en Italie (Viaggio in Italia) (1954) de Roberto Rossellini

« - Life is so short, she said.- That’s why one should make the most of it, he replied.” Bon ben voilà, il m’aura fallu 40 ans et des bananes pour découvrir ce film de Rossellini qui constitue la 5000ème chronique de ce blog sauf si le gars Gols me grille in extremis - il a de toute façon droit à sa 5000ème bis, on est bien d’accord. Comme ça, à brûle pourpoint, je n’ai pu m’empêcher de penser à Two for the Road de Donnen - forcément - mais également à l’Eyes Wide Shut de Kubrick - plus imagé au niveau de la dernière... [Lire la suite]
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04 février 2010

Païsa (Paisà) (1946) de Roberto Rossellini

Du sud au nord, Roberto Rossellini remonte avec les Alliés la botte italienne pour nous montrer les terribles marques de la guerre mais aussi pour nous conter des histoires d'amitié, voire d'amour qui ne finissent pas forcément tragiquement - oui, parfois, aussi... C'est vivant comme pas deux, le Roberto mêlant avec art les langues comme les cultures et nous faisant vibrer sur des envolées violoneuses souvent déchirantes. Quelques images restent comme d'hab tellement fortes qu'on sent bien qu'on aura du mal à s'en défaire - un cadavre... [Lire la suite]
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31 janvier 2010

Rome, Ville ouverte (Roma, città aperta) (1945) de Roberto Rossellini

Film qui monte progressivement en intensité avec un trio de personnages dont la fin tragique est définitivement inoubliable. Des histoires d'amour qui finissent mal en général, des enfants aussi intrépides que des résistants, un personnage de prêtre (Aldo Fabrizi magnifique), toujours prêt à agir pour la cause et qui ballade sa silhouette débonnaire avant de mourir avec une dignité immense. Rossellini, après une première partie qui multiplie un peu les pistes, mais qui se termine avec une séquence pleine de suspense, mêlant avec... [Lire la suite]
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12 février 2009

La Prise de Pouvoir par Louis XIV (1966) de Roberto Rossellini

Désir évident de la part de Rossellini de montrer le roi et ses sujets avec un grand sens du réalisme, qui n'est même plus néo, à l'encontre de toute dramatisation, de tout mouvement de caméra alambiqué. C'est forcément louable et on suit de façon très instructive le lever du roi, à la coule (enfin je m'entends, personne est venu tirer les rideaux de mon lit ce matin, ni m'aider dans mes prières), la mort d'un Mazarin qu'on a saigné à blanc (les docteurs sont aussi compétents que moi en ostéopathie), la destitution de Fouquet... [Lire la suite]
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23 octobre 2007

Le Général della Rovere (Il Generale della Rovere) (1959) de Roberto Rossellini

Vittorio De Sica, qui se fait passer pour un certain colonel Grimaldi, est prêt à tout pour satisfaire son vice du jeu. Il profite de l'occupation pour soutirer de l'argent aux gens qui ont une de leurs relations en prison, le jouer, et si jamais il reste de l'argent, corrompre un sous-off allemand pour qu'il n'envoie pas le prisonnier en Allemagne. Seulement un autre officier allemand ne tarde pas à lire dans son jeu et à lui proposer un étrange marché: le tribunal militaire ou se faire passer pour le grand général Della Rovere,... [Lire la suite]
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20 septembre 2007

Stromboli, Terre de Dieu (Stromboli) (1950) de Roberto Rossellini

L'île de Stromboli c'est un peu comme celle de Lost pour Ingrid Bergman: tous les habitants sont loin d'être accueillants, la plupart même l'envoie paître et bien que cette île soit connue, personne n'a envie de venir la sauver... Récit de l'aliénation dans une monde qui n'est pas le sien, clash entre modernité et tradition ou chemin de croix pour la sublime Ingrid Bergman, sensuelle et égarée à souhait? Le moins qu'on puisse dire c'est qu'en se mariant avec ce pêcheur italien pour sortir d'un camp de réfugiés, la libertine... [Lire la suite]
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