26 novembre 2020

Las Horas del Día de Jaime Rosales - 2004

Le premier film du précieux Jaime Rosales contenait déjà tout ce qui constituera son style futur : distanciation, aliénation, poids de la société sur l'humain, ce genre de trucs rigolos. Tout n'est pas encore très maîtrisé à l'époque, mais c'est intéressant de voir la naissance d'un style, surtout quand il est assez brillant comme celui-ci. Las Horas del Día raconte de façon presque austère le quotidien très banal d'un homme : on le voit discuter avec son épouse, négocier le salaire de son employée, préparer des pâtes, tuer une... [Lire la suite]
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14 mai 2014

Rêve et silence (Sueño y silencio) de Jaime Rosales - 2012

On sait, quand on attaque un film de Rosales, qu'on ne va pas assister complètement à l'enregistrement de la fête du slip de Romorantin. Mais le dernier opus en date du maître est sûrement le plus austère de sa carrière, faisant presque passer Haneke pour un des sept nains en comparaison (comparaison valable tant le film entre en résonnance avec Le septième Continent et Le Ruban blanc). Noir et blanc au grain crasseux, économie de dialogue et de narration confinant au jansénisme, ténuité de la trame, rigorisme extrême des cadres :... [Lire la suite]
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01 décembre 2012

Un Tir dans la Tête (Tiro en la Cabeza) de Jaime Rosales - 2008

Amoureux du précédent film de Rosales, La Soledad, c'est avec confiance que je me jetai sur ce nouvel OVNI. Mon enthousiasme se nuancera cette fois-ci quelque peu. En termes de radicalité et d'expérimentation, Tiro en la Cabeza n'a rien à envier à son glorieux aîné : le film est une sorte d'observation à distance des faits et gestes d'un homme, dont l'identité et les actes resteront très mystérieux jusqu'à la fin. Comme si un caméraman embusqué (détective privé ? flic ? reporter ?) se contentait d'observer et de filmer "objectivement"... [Lire la suite]
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15 octobre 2008

La Soledad de Jaime Rosales - 2008

24 heures après, je suis encore sur le cul devant ce film sublime. La Soledad, c'est Haneke qui filmerait La Cerisaie : il a la rigueur glaciale de l'un, et la mélancolie de l'autre (ainsi que plusieurs éléments de scénario, à commencer per cette maison que toute une famille déserte peu à peu). Un film long, aride, dans lequel on s'immerge dès le premier plan, et qui vous entortille complètement dans son style à la limite de l'installation. Il y a pourtant de quoi se casser la gueule là-dedans : une façon de répéter à l'infini les... [Lire la suite]
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