11 février 2014

Bérénice (1954) d'Eric Rohmer

"Dans l’étrange anomalie de mon existence, les sentiments ne me sont jamais venus du cœur et mes passions sont toujours venues de l’esprit." Voici donc l'une des toutes premières oeuvres rohmeriennes qu'il nous restait à découvrir. Le gars Rohmer, comme le fera plus tard l'ami Truffaut, prend sa colle et ses ciseaux et taille, réassemble, simplifie le texte de Baudelaire. Environ 90% du texte énoncé par la voix off s'appuie sur la traduction du gars Charles (ne me cherchez pas en ce domaine, je viens d'effectuer les... [Lire la suite]
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09 février 2014

La Sonate à Kreutzer (1956) d'Eric Rohmer

Il est bon d'exhumer des cartons quelques raretés, quelques petits films de préparation avant la grande déferlante des sixties - ou la Nouvelle Vague pour les intimes. Godard présente Rohmer (réalisateur et acteur : il a bien fait de poursuivre sa carrière de réalisateur...) dans un film avec Brialy, Martinelli, Godard et les apparitions fugaces de Chabrol, Truffaut et de toute l'équipe des Cahiers de l'époque - bref, un vrai collector. L'histoire, elle, peut se résumer en deux coups de cuillère à pot sans vouloir faire injure... [Lire la suite]
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21 septembre 2012

Le Celluloïd et le Marbre (1965) d’Eric Rohmer

Ah là, on est véritablement dans le doc collector pour venir fignoler notre odyssée rohmérienne. Bon on ne va pas dire que cette émission de radio, pardon, que cet épisode de « Cinéastes de notre Temps » tombe des yeux mais avouons qu’il faut quand même un peu s’accrocher pour se passionner de bout en bout aux propos des différents artistes - vaguement -  interrogés (Claude Simon, Vasarely, Yanis Xenakis, Takis, Sonderborg…) sur la relation entre leur art et le cinéma. On finit d’ailleurs malheureusement un peu trop... [Lire la suite]
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10 septembre 2012

Catherine de Heilbronn d'Eric Rohmer - 1980

On fait plus fun comme manière de passer un dimanche après-midi, mais il faut reconnaître que Catherine de Heilbronn, pour peu qu'on aime de temps en temps revenir à ses classiques, marque des points. Il s'agit du filmage d'une mise en scène de théâtre que fit Rohmer du texte de Kleist en 1979. On y retrouve les tout jeunes Pascal Greggory (voix fluette, blondeur d'ange) et Arielle Dombasle (c'teu bombasse, déjà mauvaise comme un cochon) et quelques figures reconnues de l'univers rohmerien dans des petits rôles (Marie Rivière,... [Lire la suite]
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20 août 2012

Fermière à Montfaucon d'Eric Rohmer - 1968

1968, ses étudiants qui manifestent, ses filles qui s'émancipent, ses révolutions... et sa fermière de Montfaucon, qui vit à l'ancienne dans son trou du cul du monde et nous raconte son petit quotidien, filmée par un Rohmer qui joue la carte de l'anachronisme et du décalage. Plutôt que d'être là où ça se passe (Paris), le gars va donc enregistrer au fil des saisons le témoignage monocorde de cette agricultrice ordinaire, encore un pied dans le siècle précédent, ce qui n'est pas pour déplaire à notre bon vieux nostalgique de Rohmer.... [Lire la suite]
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09 août 2012

L'Ami de mon amie d'Eric Rohmer - 1987

Blanche tombe amoureuse d'Alexandre, copain de Léa en couple avec Adrienne, mais celui-ci n'a d'yeux que pour Léa, pourtant en couple avec Fabien, celui-ci étant attiré par Blanche qui ne le regarde pas puisqu'il est l'ami de Léa, qui voudrait bien quitter Fabien pour le céder à Blanche au nez et à la barbe d'Alexandre et d'Adrienne, et peut-être même sortir avec Alexandre qui semble attiré par Blanche (mais c'est pour mieux séduire Léa) et joue au tennis avec Fabien pour se rapprocher de Blanche et ainsi attirer Léa. Oui, c'est du... [Lire la suite]
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25 juin 2012

Villes nouvelles d'Eric Rohmer - 1975

Une des nombreuses escapades du gars Rohmer hors des sentiers du cinéma, qui lui permet de retourner à un de ses hochets préférés : l'architecture, et plus précisément le sens du territoire, de l'espace, qui a toujours été une des marques de fabrique de son cinéma. Le voici donc embarqué dans quatre émissions de télé aussi pédagogiques que sobres, où il se propose, avec un acolyte assez patibulaire, de dresser un état des lieux de l'expérimentation architecturale de 1975. La première émission (Enfance d'une Ville) s'intéresse à la... [Lire la suite]
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07 février 2012

L'Anglaise et le Duc d'Eric Rohmer - 2001

Voilà un des très bons Rohmer, qui m'a toujours emballé quand il trouve ainsi le bon équilibre entre raffinement littéraire et direction d'acteurs, entre simplicité et exigence. L'Anglaise et le Duc est beau à tous les niveaux, dialogues, comédiens, mise en scène, sujet, aspect technique, et en cela c'est peut-être le seul Rohmer "parfait". Nous sommes en pleine Révolution Française, et on suit les tribulations sur quelques années de miss Grace Elliott, royaliste forcenée et convaincue, qui cultive une amitié ambiguë avec le duc... [Lire la suite]
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15 mai 2011

Les Jeux de Société (1989) d'Eric Rohmer

Ah ces fabuleux jeux de société à l'époque où le Monopoly n'existait point... Que d'occasions pour se voler des baisers, montrer sa maîtrise de cette si belle langue française, déconner grave en montant des mini pièces de théâtre pour faire deviner une charade... Sans vouloir être caustique, je pensais, vue la qualité des images, des décors ou des rouflaquettes, que cela datait, au moins, des bonnes vieilles années 70. Oups 1989, ah oui, cela s'est déjà pris un chtit coup de vieux alors... Découpé en six parties, ce film de Rohmer... [Lire la suite]
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05 mai 2011

Carl Th. Dreyer, un Cinéaste de notre temps d'Eric Rohmer - 1965

Intéressant petit essai, assez austère mais en même temps d’une belle simplicité, sur le père Théodore, réalisé par un Rohmer hyper-pointu et technique comme on ne l’attendait pas. S’il y a là-dedans quelques grands thèmes rohmériens qui font surface, à commencer par la première réflexion qui ouvre le film (Dreyer ne filme pas sa ville, Copenhague, crime de lèse-majesté pour Rohmer, mais qu’il pardonne au maître par une pirouette : si la capitale n’apparaît pas dans ses films, on la sent derrière eux, moui admettons), le cinéaste... [Lire la suite]
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