25 avril 2011

Le Champion (Champion) (1949) de Mark Robson

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Voilà un film sur un boxeur, son ambition, sa foi, sa détermination, sa violence, son manque de conscience, son charme, qui peut vous permettre de balancer au clou sans regret votre vieille VHS de Rocky ou votre récent téléchargement du bien fade The Fighter. Kirk Douglas, éblouissant de hargne ou d'arrogance, porte le film sur ses larges épaules : parti de rien, il a la chance de parvenir aux sommets - seulement comme les ailes d'Icare au soleil, les gants de boxe peuvent fondre si on les laisse trop longtemps sur un radiateur (ah ? et donc ? - euh nan, c'est juste un parallèle) et notre Kirk qui a toujours su mener sa barque en parfait égoïste pourrait bien tomber de haut - ou non. L’œuvre de Robson reste fidèle à son titre et nous narre par le menu les différentes étapes de cette success story. Ce qui lui donne tout son sens, c'est que derrière la belle histoire, Douglas, pour arriver au top, a dû opérer certains choix personnels qui ne furent point toujours glorieux - autant de petits écarts dont il risque d'avoir à payer la note en toute fin...

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Kirk est un vrai fighter ; après un premier combat sur le ring sur lequel il s'est retrouvé un poil par hasard (combat où il s'est battu comme un lion pour 10 pauvres dollars) et un mariage avec la brune et jeune Emma (Ruth Roman, des yeux de feu) - il l'a embrassée et s'est retrouvé avec le gun du père sur la tempe pour le forcer à l'épouser (une ambiance au mariage, je vous raconte po) -, Kirk décide de faire enfin quelque chose de sa vie. Il se lance à donf dans la boxe comme moi dans la neige (juste pour faire une roulade, ça va pas plus loin pour moi) et ne va pas tarder à cueillir le fruit de son travail, enchaînant victoire sur victoire. Seules petites ombres au tableau, le Kirk, une fois en vue du sommet, n'est pas du genre à rester fidèle aux personnes qui l'ont toujours soutenu : sa "femme" est depuis longtemps oubliée, son manager (qu'il trahit en plus au passage, oubliant certains "arrangements"), il s'en sépare à la première belle opportunité, et même avec son frère, son seul véritable pote, il va parvenir au clash... Kirk met de côté les anciens partenaires de ses années sombres pour flasher sur deux blondes, l'une qui lui présente son nouvel agent (Marilyn Maxwell, belle plante), l'autre (Lola Albright, du chien) qui se trouve être justement la femme de ce dernier. Le sourire carnassier de Kirk va les séduire l'une après l'autre (magnifique séquence que celle où il fait péter son torse nu puis fait montre de sa suffisance (toi, je t'ai quand je veux baby) devant la chtite Lola, sculptrice de son état) ; un véritable coureur de jupons qui va perdre son souffle à ce petit jeu ? Pas vraiment, pour le Kirk, entre sa carrière de boxeur et son entourage, c'est encore celle-là qui prime et les deux tourterelles en auront pour leur frais.

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Une vie privée où notre Kirk donne des coups de serpes saignants pour rompre les attaches, tout comme ceux qu'il distribue sur le ring : il en donne avec hargne, avec toute son énergie, ses rêves de gloire et les acclamations du publics le poussant à se dépasser. Seulement un mur, aussi solide qu'il soit, peut facilement s'écrouler s'il n'a plus de fondation, de soutien. Robson nous gratifie d'un ultime combat dantesque durant lequel Kirk va aller jusqu'au bout de ses réserves... Douglas livre une interprétation d'une belle intensité, Dimitri Tiomkin une partition des plus inspirées, Franz Planner un noir et blanc (celui-ci ayant tendance à bouffer celui-là) de toute beauté (magnifique séquence tout en ombre chinoise lorsque Ruth et Kirk se retrouvent au départ sur la plage ainsi que celle sur la fin qui continue de jouer avec les ombres lorsque nos deux personnages se retrouvent face à face), et on apprécie pleinement cette trajectoire fulgurante, ce véritable rêve américain du type parti de rien qui pourrait bien finir par flirter avec le cauchemar : c'est justement ce qu'on aime dans les films noirs, après les grandes envolées, il faut toujours faire attention à l’atterrissage...

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Noir c'est noir, c'est

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16 janvier 2010

Les Ponts de Toko-Ri (The Bridges at Toko-Ri) (1954) de Mark Robson

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Nous voilà sur un porte-avion en pleine guerre de Corée, et le Lieutenant Brubaker (William Holden), qui a dû quitter son cabinet d'avocat et surtout sa femme - la divine Grace Kelly -, ronge son frein: Mais nom de Dieu de nom de Dieu qu'est-ce que je fous là ! On sent bien que la Marine a gracieusement prêté ses navires et ses hommes, et tout est fait pour montrer le côté spectaculaire de la chose : on assiste donc à un avion qui se crashe en mer (celui de Brubacker justement) avant qu'un hélicoptère piloté par un Mickey Rooney en pleine bourre avec son chapeau vert - le seul à apporter un brin de fantaisie au bazar - vienne le sauver de ces eaux froides... Ensuite retour sur le porte-avion, et là franchement difficile de ne po faire plus figé au niveau de la mise en scène : tout le monde est droit comme un piquet, la mâchoire plus serrée que celle d'un pitbull, ça discute ça discute, notamment entre le Commandant et ce fameux Brubaker qu'il considère presque comme un fils... - ben ouais pasque lui le Commandant il a déjà perdu les deux siens, pas de bol. Brubaker a hâte - et nous aussi parce l'armée ça va bien deux secondes - de retrouver sa femme et ses deux chtites filles qui sont venues jusqu'à Tokyo pour le voir durant sa permission.

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Brubaker perdra un jour de perm à cause de Mikey Rooney (mais c'est de bonne guerre, celui-ci l'ayant sauvé...) qui a foutu le boxon dans une boîte  - on lui a piqué sa très charmante nippone -; il pourra ensuite se la couler douce auprès de la plus belle blonde du monde - ah la petite voix fluette de Grace, que du 14wc0ztbonheu r: une séquence dans les bains japs pleine de pudeur, la Grace toute nue devenant tout honteuse lorsque survient une famille japonaise dans le bassin adjacent... Un petit moment charmant, il faudra nous en contenter. Sur l'oreiller, Brubaker finit par parler de sa prochaine mission pour que la Grace sache à quoi s'en tenir... Brubaker retourne sur son navire et prépare donc cette véritable mission de la mort : bombarder les fameux ponts du titre qui sont farouchement défendus par la grosse artillerie coréenne; rien que d'y penser, il en a des sueurs - il est vrai qu'il est terriblement béta de se retrouver là quand on sait ce qui nous attend à la casa... Quel héros tout de même, de vouloir piloter sa machine dans l'Enfer coréen (tintintin)! Bon certes, cette ultime partie est visuellement impressionnante - les avions ricains qui s'enfoncent dans cette gorge où ça pète dans tous les coins - avec un véritable suspense maintenu jusqu'au bout : Brubaker va-t-il s'en sortir ???... Argh, son avion est touché, argh il doit atterrir en catastrophe... Bon, c'est honnête mais loin d'être incontournable; la présence de Grace Kelly permet d'illuminer pour un temps le film lors de l'épisode au Japon, mais sinon tous ces navions qui virevoltent, j'avoue que ce n'est pas non plus ce qui me passionne le plus... Mouais. Un film tiède sur la Guerre froide.

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02 avril 2006

The Ghost Ship (1943) de Mark Robson

ship1_1_Quand vous tombez sur un bateau avec un Capitaine aussi imbu d'autorité et aussi starbé que mon ancienne prof de sciences nat, cela ne peut que mal finir.

Le film partait plutôt bien avec un aveugle qui devinait tout et un muet qui sentait tout. Dès qu'on retrouve un type mort sur le pont avant le départ on sent qu'il y aura plein de trucs bizarres sur le bateau. Et ben en fait non. Faut juste pas gonfler le Capitaine, et même si on est victime du meurtre d'un homme par celui-ci, mieux vaut la fermer. C'est ce qu'apprendra à ses depends l'officier en troisième (pas au lycée) nouvellement embarqué. Il décidera de porter plainte à l'escale et tout le monde le lâchera. Cela nous vaut une partie assez tendue, lorsque de nouveau sur le bateau contre son gré, tout le monde le fuit. Ca sent la paranoia à plein tube et c'est plutôt bien vu... Mais comme le Capitaine est vraiment fou et que le muet veille, la situation s'arrangera... Ah c'est tout?

Pas de fantôme, oui, si, un bateau, mais pas franchement une grande traversée. Le titre de ce film est même pas traduit en français, mille sabords...

Posté par Shangols à 18:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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