03 mai 2017

Norma Rae de Martin Ritt - 1979

Martin Ritt est définitivement un cinéaste plein de dignité. Il réalise avec Norma Rae un film noble et honnête, et s'il est un poil anonyme au niveau de la mise en scène, il est tout à fait juste au niveau des faits, de la manière de raconter, des acteurs, de l'indignation. Ce qui frappe le plus là-dedans, c'est qu'il évite soigneusement les passages obligés de l'exercice, et cherche à être le plus près possible de ce qui s'est passé, sans faire un spectacle tonitruant ou un mélo facile. Le film raconte la naissance du syndicalisme... [Lire la suite]
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19 janvier 2010

Hombre (1967) de Martin Ritt

Bon, c'est vrai que l'accroche anglaise ne donne pas forcément envie au vu de la complexité linguistique qu'elle propose : "Hombre means man... Paul Newman is Hombre !" Ah ?! A l'aide de Google translation, on devrait obtenir un truc du genre : "Homme signifie homme... Paul Nouvelhomme est homme !" Mouais. Et pourtant, le film qui prend tranquillement son temps mérite, lui, tout à fait le détour. Un long voyage en carriole avec son lot d'individus louches et de femmes de caractère puis un guet-apens, qu'on sentait... [Lire la suite]
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18 décembre 2009

Traître sur Commande (The Molly Maguires) de Martin Ritt - 1969

Irréprochable fresque que ce film-là, qui pourrait facilement prétendre au statut de classique, et qui pourtant est oublié. Allez comprendre les mystères de la distribution cinématographique. En tout cas, Ritt fait preuve là-dedans non seulement de sa solide intransigence politique, mais également d'un sens de la mise en scène jamais pris en défaut : The Molly Maguires est aussi beau qu'intelligent, ce qui n'est pas rien. Beau, surtout grâce au travail parfait du chef-op, James Wong Howe, qui invente pour montrer l'aridité des... [Lire la suite]
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30 novembre 2008

L'Espion qui venait du Froid (The Spy who came in from the Cold) (1965) de Martin Ritt

Voilà un film diablement malin qui nous mène, tout comme son héros, par le bout du nez. Pour ne rien gâcher, la photo grise et noire qui nous transporte automatiquement en pleine guerre froide est absolument somptueuse et l'interprétation de Richard Burton - un bloc - et d'Oskar Werner - méconnaissable Jules qui fait froid dans le dos - est de haut vol. Une référence dans le genre des films d'espionnage. Burton, agent britannique, assiste, impuissant, à la véritable exécution de l'un de ses agents de l'Est, à la célèbre... [Lire la suite]
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