02 novembre 2021

Le Mystère de l'Atelier quinze (1957) de André Heinrich & Alain Resnais

Allez tiens, puisque vous avez été sages, un petit incunable de Resnais (un doc, un court, bah c'est peu de chose, certes) avec la présence tout de même à l'écriture des commentaires (et Dieu sait que la voix off est omniprésente) de Chris Marker. Sous ce titre rivettien, se cache, sans doute, le plus grand des mystères de tous les temps, ce job qui fit tant rêver des générations et des générations, je parle bien sûr de celui de... de... médecin du travail. Alors oui, je vous vois déçu et pourtant Resnais s'emploie tant et plus à... [Lire la suite]
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19 mai 2021

Providence d'Alain Resnais - 1977

Période très intellectuelle pour Resnais, qui dans ces années 70, aimait à travailler sur l'abstraction, le mystère et la sophistication. On est en plein dedans avec Providence, parfois délicieux exercice cérébral, parfois chiante démonstration surréaliste, qui vous fait passer par toutes les émotions de la terre, de l'agacement pur à la félicité. Je n'ai pas tout saisi à la chose, mais je vous livre ici ma lecture, bien entendu capitale et géniale. Le film s'intéresse aux pouvoirs de l’imagination, à la création, d'ailleurs plus... [Lire la suite]
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30 novembre 2020

Muriel ou le Temps d'un Retour (1963) d'Alain Resnais

Toujours un peu de mal avec les Resnais du début des années 60. Si la réflexion qu'il fait sur le temps qui passe, le souvenir qui ne s'efface point, la présence insistante du passé, son poids sur le présent est tout à fait remarquable, si au niveau du montage, ce véritablement éclatement dans chaque scène, ces bribes des plans, ces multiples micro-ellipses dans le présent c'est impressionnant de maîtrise et d'originalité, au final, quitte à mettre un peu les pieds dans le plat, le film tombe un peu des yeux... On s'accroche pour... [Lire la suite]
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22 août 2020

Mélo d'Alain Resnais - 1986

Cérébralité et émotion : Resnais est peut-être le seul à savoir aussi bien mêler les deux, et avec Mélo, il trouve peut-être son point d'orgue dans cette veine (je crois que c'est mon Resnais préféré). Ce fim est à la jonction de plusieurs dualités du cinéma du bon gars : entre les expérimentations quasi-abstraites du passé et les amusements théâtraux du futur ; entre un cinéma très cérébral et un autre plus léger ; entre l'intellectualisme de niche et le cinéma populaire. En tout cas, voici le premier film de son auteur qui accepte... [Lire la suite]
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19 mai 2020

La Guerre est finie d'Alain Resnais - 1966

On entrevoit durant 3 minutes, dans La Guerre est finie, le bon Michel Piccoli, ce qui a justifié la vision éplorée de la chose ; et ajoutons que, à notre grand dam et étonnement, ce sera à peu près le seul intérêt de ce film, sûrement le moins bon de Resnais. Il n'y a dans ce morne portrait d'un "révolutionnaire professionnel" en plein doute que très peu de style, surtout venant de la part d'un des plus singuliers réalisateurs français. Au contraire : tout ça est raconté avec une plate linéarité, Resnais échouant à trouver un angle... [Lire la suite]
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26 octobre 2019

Je t'aime, Je t'aime (1968) d'Alain Resnais

Voilà un film maudit de Resnais que je finis enfin par découvrir. Difficile de ne pas penser à La Jetée de Chris Marker avec l'histoire de cet homme qui s'enferre complètement dans son passé. Resnais propose un véritable Ovni dans le cinéma français qui mérite sa soucoupe de cacahuètes (si ça, c'est pas un jeu de mots foireux...) mêlant science fiction, montage en cadavre exquis (en apparence) ou "en cut" (on saute d'une image à l'autre) qui finit toujours par faire sens, acteurs au taquet (excellent Claude Rich et troublante Olga... [Lire la suite]
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10 juillet 2018

Nuit et Brouillard (1956) de Alain Resnais

"Alors qui est responsable ?" Alors oui, un pavé dans la mare en ce début des vacances, mais il n'y a pas une époque plus favorable qu'une autre pour ne pas oublier. Comment oser commenter cette oeuvre fracassante de Resnais (avec Marker en assistant), ce texte terriblement fort de Jean Cayrol (lu par Michel Bouquet) ou encore cette musique où chaque note porte la tristesse du monde de Hanns Eisler (Delerue dirigeant l'orchestre) ? On a beau l'avoir déjà vu plusieurs fois, en plusieurs temps, on est à chaque fois repris par cette... [Lire la suite]
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02 octobre 2017

On connaît la Chanson d'Alain Resnais - 1997

Voilà une petite sucrerie qu'il est très agréable de se repasser tous les 10 ans, histoire de vérifier que ce vieux briscard de Resnais a su, à une époque, faire le pont entre ses expérimentations du début et des clins d'oeil au cinéma populaire d'aujourd'hui. On connaît la Chanson est un petit essai sans immense ambition, mais il touche secrètement, simplement, directement. Comme les chansons de variété qu'il utilise, le film sait faire vibrer notre corde sentimentale la plus enfouie, quitte à verser parfois dans la sentimentalité... [Lire la suite]
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24 avril 2014

Aimer, Boire et chanter d'Alain Resnais - 2014

Alain Resnais nous aura surpris presque toute sa vie, sa toute dernière ligne droite s'avérant seule à être un peu attendue et facile. En gros, le compère a déjà fait Aimer, Boire et chanter plusieurs fois : le mélange entre théâtre et cinéma commence à accuser quelque usure dans le cinéma de Resnais, surtout qu'il réussissât bien mieux jadis l'alchimie. Cette nouvelle variation sur le thème n'a ni la noirceur bouleversante de Mélo, ni le dynamisme charmant de Smoking/No Smoking, ni le côté expérimental de Vous n'avez encore rien vu... [Lire la suite]
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03 février 2013

Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais - 2012

Un film cérébral, froid, conceptuel, intello, qui parvient à vous bouleverser comme c'est pas permis : voilà la cuvée 2012 de Resnais, qui ne nous avait plus habitué à une telle fulgurance depuis pas mal de temps. On ressort chaviré de cet exercice de style en forme d'installation savante, et une fois de plus, le gars Resnais montre qui est le patron quand il s'agit de diriger des acteurs, de faire exploser les codes du cinéma, de s'amuser avec les vieilles recettes, tout en continuant à nous surprendre inlassablement. Il y a du... [Lire la suite]
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