11 juin 2014

Le Brigand bien-aimé (The True Story of Jesse James) de Nicholas Ray - 1957

En réalisant ce remake du film d'Henry King, on voit bien que Ray voudrait s'inscrire dans la grande tradition du western. Mais comme on n'échappe pas à son destin, il réalise à la place un film 100% Nicholas Ray, entendez un fin portrait psychologique et une étude de caractère plutôt que le produit burné attendu. On y perd peut-être un poil en glamour et en coups de feu, mais on y gagne indéniablement en finesse d'écriture et en délicatesse, deux termes pas très fréquents dans le western. La vraie vie de Jesse James, pas... [Lire la suite]
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01 août 2012

Les 55 Jours de Pékin (55 Days at Peking) de Nicholas Ray - 1963

David Niven et sa fine moustache, Charlton Heston et ses gros biscottos, Ava Gardner et son double menton ses jolis chapeaux, les trois sur fond de Cité Interdite avec la musique suffisante de Tiomkin et 220 figurants au mètre carré... : y du glamour dans l'air dans l'Empire du Milieu, moi je vous le dis, et le gars Ray ne se prive pas d'envoyer du show dans tous les sens. La fresque est énorme, le film puissant, et on ne demande pas beaucoup plus à ce genre d'attraction foraine : des explosions, des félons bien félons, une héroïne... [Lire la suite]
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06 novembre 2011

Les Indomptables (The lusty Men) (1952) de Nicholas Ray

Superbe rôle pour notre ami Robert Mitchum - dont je suis résolument fan - cet héros au regard si doux et aux paupières si molles. Une interprétation toute en finesse et en sobriété à l'image de cet amour qu'il a bien du mal à avouer envers Susan Hayward. Un personnage qui semble résolu à tourner la page, ramené malgré lui au monde qu'il a toujours connu - le rodéo -, un monde qui va finir par le prendre à nouveau dans ses rets... Une mauvaise chute et Jeff McCloud, ancienne star des rodéos, semble bien décidé, après une vie de... [Lire la suite]
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26 octobre 2011

La Forêt interdite (Wind across the Everglades) (1958) de Nicholas Ray et Budd Schulberg

Truffaut considérait ce film comme un grand film malade. "Grand film" écologique, c'est en tout cas sans discussion possible, puisque le héros, Walt Murdock - Christopher Plummer (un peu tendre, jeune homme) - va se battre contre l'exploitation de plumes d'oiseaux, une exploitation qui profite à beaucoup de monde : d'un côté les notables de la ville qui en font le commerce avec les putasses du coin - dont ils sont les clients... - et de l'autre des salopiots de braconniers qui tirent sur tout ce qui bouge pour gagner leur vie. Walt,... [Lire la suite]
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11 juin 2011

Le Violent (In a lonely Place) (1950) de Nicholas Ray

On a beau penser, après avoir vu Suspicion, qu'on ne pourra jamais faire mieux, à partir du même scénario, que le grand maître hitchcockien, et puis on tombe par hasard (...enfin, par hasard...) sur ce film de Nicholas Ray absolument extraordinaire... A quoi tient la soudaine magie d'un film, c'est bien toujours la même question qu'on se pose sans avoir de réponses autre que simplistes : la fabuleuse alchimie entre Humphrey Bogart (égal à lui-même) et la classieuse Gloria Grahame (rarement de faible pour les blondes mais là, elle... [Lire la suite]
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08 mars 2011

La Femme aux Maléfices (Born to be Bad) de Nicholas Ray - 1950

Pas que du bon dans la carrière de Ray, et on comprend pourquoi il considérait Born to be Bad comme son plus mauvais film : pas grand-chose effectivement à défendre dans cette satire sociale à gros sabots, qui marche sur les traces de All about Eve sans jamais trouver son vrai style. Trop de scènes dialoguées, des acteurs inégaux, une fin massacrée par les producteurs, peu de nuances dans le dessin des caractères : c'est presque de "l'anti-Ray", tant la subtilité psychologique ordinaire du bougre est enfouie ici sous des tonnes de... [Lire la suite]
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04 février 2011

Les Ruelles du Malheur (Knock on any Door) de Nicholas Ray - 1949

Un film qui s'enfonce de plus en plus dans le noir de chez noir, et qui mérite donc bel et bien de prendre place dans l'odyssée du genre initiée par mon camarade. Peut-être que Ray, pour ce deuxième film, manque encore d'un vrai caractère, et que son film est souvent assez banal dans sa réalisation ; mais il répond quand même diablement présent dans les passages à ne pas rater, et nous laisse même, sur les dernières minutes, complètement sur le cul par cette façon (qu'il gardera toute sa carrière) de fermer à toute vitesse toutes les... [Lire la suite]
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05 janvier 2011

La Maison dans l'Ombre (On dangerous Ground) (1952) de Nicholas Ray

Voilà un film noir qui commence de façon ultra corsée - Robert Ryan en flic sanguin, solitaire et violent - et qui, à mi-parcours, reçoit une grosse louche crémeuse de romantisme - Ryan croise le regard d'une Ida Lupino... aveugle et se voit touché en plein coeur ; on ne peut s'empêcher de penser à The Miracle Woman de Capra que l'on a découvert récemment, où un aveugle redonnait la foi à la belle Barbara Stanwyck. Assez inattendu, ce virage soudain opéré en plein milieu du film, au moment où l'on pensait que notre gars Robert... [Lire la suite]
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14 mars 2010

Derrière le Miroir (Bigger than Life) (1956) de Nicholas Ray

Produit par James Mason lui-même, ce film de Nicholas Ray lui permet de montrer tout l'éventail de son talent, son personnage, psychiquement perturbé, devenant de plus en plus inquiétant jusqu'à faire véritablement froid dans le dos. Bénéficiant d'un sublime cinémascope fifties, le film tourné dans des décors aux tons unis n'en fait que mieux ressortir le morcellement de l'esprit de cet homme qui, malgré le soutien de sa famille (parfaite Barbara Bush, très digne malgré les circonstances ainsi que son gamin, finement dirigé),... [Lire la suite]
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23 décembre 2008

Traquenard (Party Girl) de Nicholas Ray - 1958

Pas de doute, on est là dans la grande école hollywoodienne, celle du film noir, des petites pépées faciles et des gros méchants ignobles. Ray trousse une bien jolie variation sur cette partition très cadrée, et parvient haut la main à trouver un style très personnel. D'abord parce que son film est hyper-coloré, alors même qu'il s'inscrit dans la tradition austère des films noirs : incursions régulières de la comédie musicale dans la trame, travail sur les costumes et les décors qui rend magnifiquement hommage au scope, et même... [Lire la suite]
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