24 avril 2006

La Planète blanche de Thierry Piantanida et Thierry Ragobert - 2006

18480662C'est très bien, les documentaires au cinéma, je suis le premier à apprécier de voir Le Cauchemar de Darwin ou Le Monde selon Bush au cinéma. Non, non, c'est très bien... Mais bon, est-ce pour cela qu'il faut sortir TOUS les documentaires au cinéma ? Mmmm ? Non, mais je pose la question. La Planète blanche aurait certainement mieux fait de rester là d'où elle vient : quelque part dans les programmes des dimanches après-midi de FR3 dans les années 80. C'est en effet un film qui se regarde mollement, qui n'a d'autre intérêt que de voir des yacks (belle bête) ou des phoques, specimens rigolos et bizarres. A part ça : un commentaire grotesque et démodé, une image assez cradasse et peu inspirée, une musique infâme qui voudrait se situer entre le dernier Bjork,18475972 Wong Kar-Waï et Peter Gabriel, un anthropomorphisme gavant, un discours écolo bien-pensant, et surtout un montage très douteux que pour le coup on ne pensait plus revoir dans les documentaires animaliers. C'est d'une facilité déconcertante : tu filmes un ours aux aguets, tu l'enchaînes avec un petit phoque malade, tu répètes l'alternance de ces plans deux trois fois, tu montres l'ours qui bondit, un petit cri déchirant, et hop, tu as ta scène sous-titrée "la nature est parfois hostile et la survie est souvent le maître-mot". Peu importe si tous ces plans ont été pris avec 6 mois d'écart, tu l'as, ta scène. Bouarf... Un mol ennui, donc, le genre de truc que tu regardes 2 minutes parce que tu zappes sur la 5 pour éviter Drucker, en t'esclaffant sur la tronche des morses avant de piquer un roupillon dominical.

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