23 novembre 2011
La Camargue (1966) de Maurice Pialat
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur La Camargue alors que, franchement, vous avez absolument rien demandé (et rien à foutre... ? non, allons pas de mauvais esprit), c'est ce que nous propose ce petit doc de six minutes signé du gars Maurice. Bon c'est vrai qu'une fois qu'on a parlé des taureaux qui folâtrent avec les hommes (attention un taureau qui ne ressemble "ni moralement, ni physiquement" au taureau de corrida espagnol - c'est vrai que le taureau espagnol a de quoi avoir le moral super bas...) et de ces petits... [Lire la suite]23 novembre 2011
A nos Amours (1983) de Maurice Pialat
"La tristesse durera toujours" - Van Gogh -
"Ça me frappait beaucoup cette phrase. Je pensais comme tout le monde. Je croyais que c'était triste d'être un type comme Van Gogh. Je crois qu'il a voulu dire que c'est les autres qui sont tristes. C'est vous qui êtes tristes. Tout ce que vous faites, c'est triste..."
A nos Amours est à la fois le portrait d’une adolescente de seize ans qui se cherche et celui d’une famille qui se délite. Sandrine Bonnaire, dont il s’agit du tout premier film, apporte son innocence et sa candeur à... [Lire la suite]17 février 2011
La Maison des Bois (1971) de Maurice Pialat
Bon ben franchement, j'ai un peu tardé pour m'y mettre, mais La Maison des Bois du père Maurice, c'est quand même franchement que du bonheur. Je me suis enquillé pratiquement les sept épisodes à la suite et c'est comme replonger dans son enfance. Certes je ne suis point né au début du siècle dernier (un peu plus jeune, oui), certes je ne fus qu'un Bourbonnais de "la ville", mais j'ai plongé dans ce récit avec une facilité déconcertante, avec un ressenti à fleur de peau, avec un plaisir immense. Quel est le secret de... [Lire la suite]14 février 2011
Le Garçu (1995) de Maurice Pialat
La dernière cuvée pialatesque, comme le bon vin, s'améliore, à mes yeux, au fil des années... Quelque peu désarçonné il y a 15 ans lorsque que je l'avais découvert à sa sortie (mais de l'eau est passée depuis sous les ponts de Cunlhat), je me suis cette fois-ci beaucoup plus laissé prendre par cette histoire "d'amour impossible" - mais possible aussi quand même, parfois... Les hauts et les bas de l'existence de notre ami Gérard (je le trouve franchement parfait, ici, Depardieu) qui a bien du mal à garder ce qu'il a - une... [Lire la suite]12 octobre 2010
L'Ombre familière (1958) de Maurice Pialat
Après Drôles de Bobine réalisé sous acide (je sais, je monte d'un cran depuis le dernier post), la descente est terrible. L'Ombre familière est un court glauque comme un cours de rivière polluée avec une musique électronique vintage qui vous glace le sang tout du long. Après la fête du slip de 57, Maurice fait dans le pensum morbide, triste comme une piscine vide. Et c'est d'ailleurs (quel sens de la transition mes amis), une piscine désaffectée qui semble bien le personnage principal de ce déprimant récit. Trucmuche (en voix off, je... [Lire la suite]12 octobre 2010
Drôles de Bobine (1957) de Maurice Pialat
Les premiers courts métrages du gars Maurice ont cela d'étonnant qu'ils demeurent relativement imprévisibles ; avec Drôles de Bobine, on est plutôt dans l'ère de la grosse déconne à la Buster Keaton. On découvre un Maurice barbichu sous-directeur d'entreprise qui fait sa gym et prend son petit dèj avec son serviteur sur le toit d'une maison ; on est dans le burlesque total et encore compréhensible avant de partir dans une longue suite de saynètes abracadabrantes où l'on passera du coq à l'âne avec comme seul véritable fil... [Lire la suite]08 octobre 2010
Congrès eucharistique diocésain (1953) de Maurice Pialat
On reste dans les oeuvres qui provoquent des passions énormes, et force est de reconnaître que ce reportage pêchu sur un Congrès eucharistique diocésain qui se tient à proximité d'un petit village, en plein air, Mesdames Messieurs, en présence (attention roulement de tambour) de l'évêque de Clermont Ferrand, n'a quand même pas grand intérêt - j'aurais pu dire aucun, mais j'aime cette bonne ambiance champêtre qui sent le gazon fraîchement coupé. On a un plan magnifique sur des bigotes qui tirent la langue comme des gamins mal élevés... [Lire la suite]08 octobre 2010
Isabelle aux Dombes (1951) de Maurice Pialat
Pointu sûrement que ce premier court de Pialat, nécessaire, je pose la question... Un montage assez foutraque où l'on suit dans le désordre des plans sur la nature, le passage d'une voiture qui s'arrête (un plan noir d'une bonne minute pendant lequel on considère son lecteur DVD avec inquiétude), une femme poursuivie par un homme filmé "en négatif," des animaux morts, un personnage avec des tranches de concombre sur les yeux qui pourraient bien représenter la mort... Mouais, je vois pas trop où le gars Maurice veut en... [Lire la suite]28 septembre 2009
Courts-Métrages Turcs de Maurice Pialat - 1964
Intéressante petite série de 6 films de commande, qui emmène notre franco-français Maurice sur les bords du Bosphore. D'un simple exercice de documentaire, il parvient à la longue à dévier habilmeent sur une oeuvre poétique et intime qui marque vraiment des points. Il faut dire qu'à la caméra, y a pas la moitié d'un aveugle, en la personne de Willy Kurant, reporter de guerre et qui fait preuve ici d'un sens du cadre absolument parfait. Du coup, le petit côté touristique de la chose disparaît complètement au profit d'une certaine... [Lire la suite]18 septembre 2009
Nous ne vieillirons pas ensemble de Maurice Pialat - 1972
Le gars Maurice n'en est qu'à ses débuts, et déjà tout est là. Le style absolument indicible, la colère rentrée, la violence des rapports, la finesse inconcevable pour ce qui est d'écrire un personnage cérdible, et surtout cette chienne de vie, insupportable et vaine. Nous ne vieillirons pas ensemble, à l'image de son splendide titre, est d'une tristesse totale, que seuls peuvent atteindre les films humbles et simples. Et comment faire plus humble, comment faire plus simple que ce scénario minimaliste, débarrassé de tout ce qui ne... [Lire la suite]
