10 octobre 2017

La dixième Victime (La decima Vittima) (1965) d'Elio Petri

Ah les sixties, quand on osait tenter des prod futuro-kitsch et teindre Marcello Mastroianni en blond (un véritable choc esthétique à lui seul). Sur un scénar qui n'est pas sans faire penser de façon anachronique au Prix du Danger (pour amener la paix dans le monde, un sympathique jeu a vu le jour à l'international : des personnes s'inscrivent pour être soit tueur soit personne pourchassée (à tour de rôle) ; si vous parvenez à survivre à 10 chasses (comme traqueur (qui connait le nom et l'adresse de la victime) ou comme traqué (qui... [Lire la suite]
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14 septembre 2017

L'Assassin (L'Assassino) (1961) d'Elio Petri

Un petit tour du côté du cinéma italien, cela faisait un bail. On ne s'ennuie pas dans ce film à suspense de l'ami Petri qui repose quasiment entièrement sur les épaules du géant Mastroianni. Ce dernier incarne un piètre receleur d'antiquités (il n'est pas à une petite magouille près pour se faire de la thune), doublé d’une sorte de gigolo qui porte son dévolu sur des femmes plutôt riches (la fabuleuse Micheline Presle en femme entre deux âges et la bardottienne Crisitina Gaioni en jeune bombasse peu farouche). Bref un type peu... [Lire la suite]
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07 février 2016

Les Jours comptés (I giorni contati) (1962) d'Elio Petri

A la recherche d'une bonne grosse bouffonnerie italienne ? Eh bien fuyez ce film. Un jour, vous prenez le tramway et là, à quelques mètres de vous, sur un siège, un type de votre âge meurt d'un infarctus. Un fait-divers dont vous êtes le témoin et qui ne pourrait être qu'anecdotique. Sauf que là, vous vous dites, bordel, c'eût pu être moi. A 54 berges, vous décidez subitement de vous dire que tout ce que vous vivez, désormais, c'est du bonus et arrêter de travailler. C'est le raisonnement que suit justement notre ami Salvo Randone... [Lire la suite]
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02 juillet 2015

La Classe ouvrière va au Paradis (La Classe operaia va in Paradiso) d'Elio Petri - 1971

Grandeur et misère de la condition ouvrière dans l'Italie des 70's, vues du côté d'un mec ordinaire. On sait que Petri aime faire de la politique depuis le point de vue de l'Italie d'en bas, dans un abord qui mèle les grandes théories et l'humanisme. Ces tendances trouvent avec La Classe ouvrière va au Paradis leur point d'orgue : le film est très habilement tour à tour, drôle, burlesque, dramatique, tragique, et à l'image de son héros, on en ressort meurtri et lessivé. Très ancré dans son présent, il étonne pourtant par son coté... [Lire la suite]
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10 juin 2014

A Chacun son dû (A ciascuno il suo) d'Elio Petri - 1967

Adeptes d'un cinéma épuré et sobre, fuyez ce film d'Elio Petri. Véritable surenchère de zooms et de caméra à l'épaule portée par un épileptique, la mise en scène de A Chacun son dû est une sorte de point de non-retour de ce que faisaient les Italiens dans les années 60. C'est épuisant pour les yeux et pour les nerfs, mais le fait est que ça s'avère aussi diablement efficace pour développer le sujet du film. Car il s'agit d'être au plus près de la réalité là-dedans, dans une imitation de style journalistique pris dans l'urgence et... [Lire la suite]
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02 juillet 2010

Enquête sur un Citoyen au-dessus de tout soupçon (Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto) d'Elio Petri - 1970

Voilà un film bien frontal comme on les aime, qui fait de la politique à la punk, et qui assène de vigoureux coups de gourdins sur les institutions en place. On apprécie toujours ce cinéma italien des 70's, sainement insolent, et qui force le respect par sa franchise ; dans le genre, Enquête sur un Citoyen au-dessus de tout soupçon est un sommet. Il y est question d'un commissaire de police, récemment muté aux affaires politiques, et qui vient d'assassiner sa maîtresse, une prostituée volage. On ne sait trop si c'est vraiment par... [Lire la suite]
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