22 avril 2016

Midnight Special (2016) de Jeff Nichols

Je sentais qu'un jour ce gars Nichols, qui m'a toujours laissé un peu figue, allait nous pondre un scénario à la Shyamalan. Ben c'est fait avec en plus des emprunts plus ou moins bienvenus à Spielberg (genre, en mash-up, "I see E.T." - le mioche aura même droit au coup du drap sur la tête, bouh !), voire à Lucas, avec cette fameuse salle toute blanche qui lorgne du côté de THX 1138. On suit donc les mésaventures d'un gamin tout lumineux de l'intérieur kidnappé par son propre père (l'incontournable Shannon et son regard torve) : le... [Lire la suite]
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22 avril 2016

Le Grand Jeu (2015) de Nicolas Pariser

On est rapidement plongé dans l'ambiance dans ce thriller politique à la française : Dussolier (royal) en homme politique de l'ombre parvient rapidement à convaincre un écrivain à la dérive, Poupaud (princier), d'écrire un bouquin pour servir ses "intérêts" ; on est dans le petit monde des guillemets, dans le petit monde où l'on se parle, l'on s'entend à demi-mot : on comprend grosso-modo qu'il va s'agir de se servir de groupuscules d'extrêmes-gauches (faut bien qu’ils finissent par servir à quelque chose, de nos jours) pour venir... [Lire la suite]
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20 avril 2016

Permission sur Parole (Urlaub auf Ehrenwort) (1938) de Karl Ritter

On connaît mal en France le cinéma allemand de 1938 - comme s'il y avait une petite reluctance à cet endroit. C'est bien dommage parce que cette Urlaub auf Ehrenwort signé Ritter (un remake sera fait en 1955 par Wolfgang Leibeneiner - promis, vous n'y aurez pas droit cette fois) est un film assez virevoltant qui n'est pas dénué de qualité. Certes, j'en vois d'ici qui font la fine bouche en soulignant le "petit" côté propagandiste de la chose (l'action se passe en automne 1918 mais dès l'intro, les slogans pacifistes qui... [Lire la suite]
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20 avril 2016

Hush (2016) de Mike Flanagan

Je ne suis pas très friand des films dits d'horreur, ce n'est pas une nouveauté en soi. A ceux qui me demanderaient une piste pour me justifier, je commencerais sûrement par arguer du fait que le scénario est souvent con comme la lune. Il était donc une fois un tueur à l'arbalète (au Moyen-Age, cela peut encore se justifier... mais dans le monde moderne ?!!!!) qui décide de s'attaquer - purement gratuitement, Flanagan ne s'emmerde même pas à chercher de quelconques raisons psy antérieures - à une sourde et muette (!). On se dit, au... [Lire la suite]
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20 avril 2016

Confession (1937) de Joe May

Reconnaisons qu'il est toujours un peu dur de juger un remake à l'aune de l'original... Car une partie de la surprise, de l'émotion ressentie lors de la découverte de celui-ci est forcément un peu absente lors de la vision de celui-là. On est forcément beaucoup plus attentif, du coup, au jeu des acteurs et à la mise en scène (le fameux rêve de Woody Allen de comparer les réalisateurs à partir du même scénario). Côté mise en scène, Joe May est un vieux roublard qui ne se creuse pas trop la tête puisqu'il copie presque au plan près... [Lire la suite]
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17 avril 2016

Rick and Morty (2015) - saison 2 -

Une saison 2 toujours aussi délirante qui nous emmène dans des dimensions spatio-temporelles démultipliées (l'excellent premier épisode qui donne le la) et dans des univers de plus en plus loufoques. Rick and Morty ne cesse de poser des questions cruciales : comment comprendre, par exemple, les relations tendues dans un couple (le pater et la mater se retrouvent en stage sur une planète où leur inconscient prend la forme de monstres) ou cela vaut-il vraiment le coup de se faire enlever le pénis pour le greffer sur un puissant... [Lire la suite]
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17 avril 2016

Double Suicide à Amijima (Shinjû : Ten no Amijima) (1969) de Masahiro Shinoda

Chronique cinématographico-théâtrale d'une double mort annoncée. Shinoda, dès le départ, affiche ses intentions : il est d'abord question d'hommes en noir manipulant des marionnettes ; on retrouvera ces hommes en noir dans les coulisses du film à venir, intervenant même parfois directement sur scène comme des aides de main du destin, des figurants de l'ombre participant à la mise en scène de la tragédie. Le deuxième aspect tout autant conceptuel est d'avoir des décors minimalistes, comme si le set cinématographique n'était qu'une... [Lire la suite]
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15 avril 2016

Chronique du Soleil à la Fin de l'Ere Edo (Bakumatsu taiyôden) (1957) de Yûzô Kawashima

Derrière ce titre à rallonge se dissimule une excellente comédie nippone (on se diversifie au niveau des genres) qui se déroule dans un bordel dans les dernières années du Shogunat. Une multitude de personnages se croise à tous les étages, Kawashima nous régalant d'un sens de la mise en scène trépidant. Sa caméra se balade dans chaque couloir, passe d'un escalier à l'autre avec la vivacité d'un esprit (cinématographique). L'un des personnages principaux (Furanki Sakai, un tourbillon) est un arnaqueur qui parvient à se sortir de... [Lire la suite]
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14 avril 2016

Visite ou Mémoires et Confessions (Visita ou Memórias e Confissões) (1982 / 2016) de Manoel de Oliveira

Voilà une oeuvre humble et modeste du gars de Oliveira qui souhaitait à l'époque (en 1982 donc) faire oeuvre testamentaire. On découvre cette petite chose avec un brin de mélancolie un peu comme si on visitait la propre maison de son enfance. On pourrait diviser la chose en deux temps, comme nous l'indique d'ailleurs le titre. Il y a d'une part une caméra qui se balade dans toutes les pièces de cette immense demeure (une maison familiale, du côté de sa femme, où le cinéaste réside depuis une quarantaine d'année et qu'il va devoir... [Lire la suite]
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13 avril 2016

Creed : L'Héritage de Rocky Balboa (Creed) de Ryan Coogler - 2015

On s'envoie un petit Stallone en se disant qu'on va se manger un paquet de cacahuètes en se tapant un bon vieux film de boxe, et on se retrouve avec un film assez touchant malgré ses 8000 défauts, la magie d'Hollywood. Ryan Coogler, 30 ans, est surpris en pleine dévotion de son film de jeunesse, le mythique Rocky, et cet amour admiratif éclate à l'écran. C'est la principale qualité de la chose : son hommage, son admiration pour le modèle. Du coup, il n'essaye jamais de surpasser le (petit) maître : il en respecte gentiment tous les... [Lire la suite]
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