22 novembre 2015

Malicia (Malizia) (1973) de Salvatore Samperi

Voilà un film pour le moins osé (toute proportion gardée - les années soixante-dix étant, pour le moins, moins pudibond et puritain au niveau sexuel que les années 2000, je ne vous fais pas de dessin) mettant en scène les premiers émois "amoureux" d'un adolescent par rapport à sa future belle-mère (projet sûrement in-montable de nos jours). Ce qu'il y a d'assez malin dans la chose c'est que ladite adulte (Laura Antonelli, des rondeurs à se damner) semble obéir au doigt et à l'oeil des désidératas de ce jeunot, réalisant par... [Lire la suite]
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22 novembre 2015

Corvette K-225 (1943) de Richard Rosson

Rosson épaulé apparemment par Hawks (qui après son effort de guerre aérien (Air Force) passe à l'effort de guerre marin. Le point commun ? Il est toujours bon d'amener un chien avec soi) nous livre ce bon vieux film de propagande qui a pour principale qualité d'être relativement bien filmé (on peut apprécier certains déplacement de caméra en lieu étroit, notamment) et d'accéder à un certain réalisme. En effet notre brave Corvette brave les tempêtes (et ça tangue, foi de l'ami Shang), résiste aux attaques aériennes de ces enfoirés... [Lire la suite]
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20 novembre 2015

Victoria (2015) de Sebastian Schipper

Sokurov rencontre 24h chrono en Allemagne ? Mouais, ça veut pas dire grand-chose. Disons donc simplement, pour commencer, as the French say, that it is a real "touuur de fooorce" puisque ce film a été tourné en un seul plan séquence sur 130 minutes (sans trucage pas comme dans le Birdman sans patte). Y'a-t-il un intérêt à la chose au-delà de la simple prouesse ? On pourrait dire oui, en un sens, puisqu'on assiste avant tout à la façon dont une jeune femme d'origine espagnole sympathise in Berlin avec quatre allemands éméchés : le... [Lire la suite]
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20 novembre 2015

Je la connaissais bien (Io la conoscevo bene) (1965) de Antonio Pietrangeli

En attendant une ressortie chez Criterion en février 2016 (à Shangols, on est toujours un peu en avance sur son temps...), je me suis penché sur ce chef-d'œuvre (j’enlève les guillemets) de Pietrangeli. Avec une certaine joie amère. Amère parce qu'on a l'impression d'assister à la lente décrépitude d'une nabillette qui rêve de la Dolce Vita, qui rêve d'avoir son nom en haut de l'affiche, qui rêve quoi, une nabillette exploitée pour sa jeunesse éblouissante et ses formes et malheureuse comme une pierre en son âme. Stefania... [Lire la suite]
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19 novembre 2015

Le Lauréat (The Graduate) (1967) de Mike Nichols

Dans notre cycle "bas de soie" comment échapper à The Graduate ? Avant d'être vieux et autiste, Dustin Hoffman fut donc jeune et puceau. Pour faire le grand saut dans la piscine de la vie (je ne l'assume qu'à moitié celle-là), il va choisir Anne Bancroft, une amie de ses parents (36 ans au compteur, des sièges et des yeux en velours). Dustin se sent pousser des ailes, encouragé par la musique omniprésente de Simon et Garfunkel (un peu trop de Simon, pas assez de Garfunkel ? On ne rentrera pas aujourd'hui dans le débat). Anne et... [Lire la suite]
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18 novembre 2015

Annonces matrimoniales (La Visita) (1965) d'Antonio Pietrangeli

On a tous besoin d'humour en ce moment, me disais-je, en me tournant une nouvelle fois vers un film italien des sixties. Et je fus bien avisé. François Périer (un peu comme Christian Clavier mais en drôle) m'a fait marrer de bout en bout. Associé à la douce Sandra Milo (dont le pétard ferait automatiquement tomber les deux bras - il déminaj comme disent les jeunes d'aujourd'hui), notre François fait des merveilles. Nos deux célibataires pensent tenir l'occasion de leur vie. Lui, romain, bouquiniste, commence à sentir la... [Lire la suite]
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18 novembre 2015

Love (2015) de Gaspar Noé

On a tous besoin d'amour en ce moment, me disais-je, en me tentant une nouvelle fois un Gaspar. La première chose qui vient à l'esprit, c'est que ce n'est pas le genre de film à aller voir avec sa grand-mère. Même si elle insiste en pensant que ce type est lié à l'arche, n'essayez même pas, cela mettrait tout le monde mal à l'aise - voir une bite éjaculée en 3D à côté de mère-grand, hein, oui, le trouble, rapidement… La deuxième chose, c'est que cette histoire d'amour et de sperme (définition que ne renierait point le héros cinéaste... [Lire la suite]
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16 novembre 2015

Les Bravados (The Bravados) (1958) de Henry King

Un western sec comme un coup de Peck : Jim Douglass débarque dans un bled pour assister à une pendaison. Rien de morbide dans cette envie, juste la volonté d'être sûr que les quatre assassins présumés de sa femme vont payer le prix. Peck est droit dans ses bottes, déterminé, sans joie dans la revanche. Seulement voilà les quatre hommes, la veille de leur mise à mort, parviennent à s'échapper. Peck, avec une poignée d'hommes du village un brin "amateurs", se lancent à leur trousse, bien décidé à leur faire lui-même la peau,... [Lire la suite]
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16 novembre 2015

The last Man on Earth saison 1 - 2015

On ne parie pas grand-chose au départ sur cette série, tant son concept fait douter : Phil Miller est le seul humain ayant survécu à un virus, et on nous fait accroire qu'il va nous falloir suivre pendant 13 épisodes ses errances dans un monde désert, privé de tout et ayant tout à portée de main. Le premier épisode le montre ainsi faire n'importe quoi (jouer au bowling avec des voitures, s'installer des piscines de mojito, mater tous les dvd porno du magasin, etc.), et si on s'amuse bien à le voir se livrer à notre place à toutes... [Lire la suite]
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14 novembre 2015

La Lettre du Kremlin (The Kremlin Letter) (1970) de John Huston

Nous voilà en pleine guerre froide dans un bon vieux film d'espionnage très finaud entre Ricains et Ruskofs, un genre d'anti-James Bond en quelque sorte : pas de gadgets, pas de coups d'éclat à la con, pas de surexplications prémâchées. Huston s'appuie sur un scénar relativement audacieux en faisant cent pour cent confiance en la patience de son spectateur ; ce dernier assiste à certains événements sans savoir toujours quels en sont les tenants et les aboutissants mais la séquence suivante, par le biais de discussions, l'éclaire... [Lire la suite]
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