16 décembre 2017

Toute la ville danse (The Great Waltz) (1938) de Julien Duvivier (et de Victor Fleming et Josef von Sternberg, non crédités)

Une œuvre musicale de Duvivier qui ne manque pas, osons l'admettre, de quelques jolis morceaux de bravoure (sûrement dus aux deux autres réalisateurs diront les mauvaises langues !!! Fleming a apparemment dirigé quelques séquences de valse - impressionnantes pour le coup - et von Sternberg la fin du film avec les adieux sur le quai et toute la séquence de la composition du Danube bleue). Franchement, on sentait la chose partir un peu mollement (les difficultés de Strauss (Fernand Gravey) à se faire connaître et sa relation avec... [Lire la suite]
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15 décembre 2017

Les derniers Parisiens de Hamé & Ekoué - 2017

Hamé et Ekoué viennent de la rue, man, et entendent bien que leur premier film résonne de la clameur du tiéquar et des p'tits trafics de dém, là t'as vu. Ils plantent donc leur caméra en plein coeur de Pigalle, leur territoire familier, et les voilà filmant à la volée un petit scénario de film noir à la Scorsese, y a pas de petites ambitions. Alors c'est vrai que les gusses se montrent plutôt très habiles pour restituer l'ambiance du quartier. Leur film est très réussi pour ce qui est du documentaire. Peut-être parce que, très loin... [Lire la suite]
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15 décembre 2017

Le grand Méliès (1952) de Georges Franju

La magie de Noël, la magie de Méliès voilà une introduction bien facile pour ce moyen-métrage de l'ami Franju qui rend hommage à l'inventeur des effets spéciaux cinématographiques (sans contestation, voilà). Méliès, qui, en 1928, ruiné, dut se contenter de vendre des jouets à la gare Montparnasse aux ptits nenfants : mais là encore, l'homme régalait par ses tours de magie... Car oui, l'homme fut d'abord prestidigitateur au théâtre Robert-Houdin ; puis il rencontra le gars Lumière (jolie petite séquence en ombre chinoise où Franju... [Lire la suite]
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14 décembre 2017

Sa Majesté est de sortie (The King steps out) (1936) de Josef von Sternberg

Ça sent Noël et les fonds de tiroir sternbergien : Sa Majesté est de sortie est donc une comédie musicale romantique portée par les épaules et la voix de "Miss Grace Moore" (dès qu'elle chante, c'est assez insupportable mais avouons que je ne suis pas franchement un grand fan d'opérette...). Il est l'empereur François Joseph (Franchot Tone as Emmanuel Macron), il doit se marier avec sa cousine germaine, la princesse Helena mais problème : elle est amoureuse d'un autre (non la consanguinité n'est pas le genre de chose qui gêne).... [Lire la suite]
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14 décembre 2017

Adieu Mandalay (再見瓦城) de Midi Z - 2016

Un film taïwanais a priori bien dans les codes habituels, lent et simple comme il se doit, mais qui révèle ses beautés à la longue, et qui devient peu à peu envoûtant et ma fois bien intéressant. On est dans une ambiance weerasetakulieno-houhsiaohsienoise dans cette chronique subtile du destin de Liangqing, jeune Birmane d'aujourd'hui qui émigre clandestinement en Thaïlande pour y faire son beurre et nourrir sa famille. Elle y croise Guo, même destin qu'elle mais ambitions différentes : elle veut absolument des papiers officiels du... [Lire la suite]
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12 décembre 2017

One Sunday Afternoon (1948) de Raoul Walsh

Quelle drôle d'époque que celle où les femmes américaines étaient habillées comme de gros bonbons ou comme des joueuses de football américain… Qu'on était joueurs alors. Joueur, Biff (Dennis Morgan, un physique de dentiste) ne l'est plus trop depuis que son ex-ami Hugo Barnstead (Don DeFore) lui a joué un tour de cochon : à tel point qu'il aimerait bien le tuer en lui soignant les dents, carriement. Mais que s'est-il donc passé ? Une histoire de gonzesses, non, à tous les coups ? Je proposerais bien un flash-back. Et flash-back il y... [Lire la suite]
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11 décembre 2017

Cœurs brûlés (Morocco) (1930) de Josef von Sternberg

Mon légionnaire... Quelle est bien belle cette histoire de Cœurs brûlés (malin titre français, for once), entre ces deux personnes qui auraient pu se livrer sincèrement et entièrement l'un pour l'autre dix ans plus tôt (quand leur cœur était encore sur le grill)… seulement voilà la vie a fait que. Gary Cooper est donc ce légionnaire qui sent le sable chaud du Maroc, un Gary Cooper désabusé qui regarde la vie nonchalamment avec son regard de velours et ses longs cils féminins. Marlene Dietrich est une chanteuse de cabaret échouée... [Lire la suite]
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09 décembre 2017

Corps et Âme (Testről és lélekről) de Ildikó Enyedi - 2017

Ah je ne connaissais pas encore les films de Enyedi, mais au vu de celui-ci, je crois qu'on peut l'affirmer : j'aime pô. Je dirais même qu'on est là à deux doigts du navet, et un coup d'oeil sur le pitch devrait déjà vous en convaincre : un type, directeur dans un abattoir, fait toutes les nuits un rêve récurrent dans lequel il est un cerf (sourire crispé). Or, il se rend compte qu'une de ses employées fait elle aussi le même rêve toutes les nuits, et se voit en biche (hilarité naissante). Les deux vont alors unir leurs efforts... [Lire la suite]
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09 décembre 2017

LIVRE : La Vie du bon Côté de Keisuke Hada - 2017

Essayons de positiver en ces temps mornes où toutes nos gloires culturelles nous quittent (ne me dites pas que Platini ou Marc Lévy sont malades). On essaie, donc, mais un peu en pure perte tant le petit bouquin de ce nippon est terne. D'un côté un jeune chômeur en proie en doute : il se raccroche tant bien que mal à sa petite vie sexuelle (avec une jeune fille qu'il aime... moyennement) et surtout au sport (des exercices pour apprendre à bander ses muscles, voyez). De l'autre un vieil oncle tout décati qui cohabite avec le jeune et... [Lire la suite]
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09 décembre 2017

Le Repas de Noces (The Catered Affair) (1956) de Richard Brooks

Est-il bien raisonnable de faire un mariage en grandes pompes quand on n’a pas le sou ? C'est la question que pose l'ami Brooks à cette famille irlandaise qui compte quelques pointures : Bette Davis, en mère un rien aigrie (48 ans au compteur, elle en parait 74, sauf son respect), Ernest Borgnine, en père chauffeur de taxi (c'était la semaine des chauffeurs de taxi au cinéma) un poil aigri, Debbie Reynolds (fille de Bette) et Rod Taylor en futurs mariés. Ces deux-là voudraient faire au plus simple en invitant uniquement la famille la... [Lire la suite]
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