09 février 2021

LIVRE : Noeuds de Vie de Julien Gracq - 2021

"La littérature commence à se porter un peu mieux quand la critique commence à s’y reconnaître un peu moins." Entre une merdouille psy et un navet polardeux, une virée chez Gracq : ce qu'on appelle un bol d'air. Lire Noeuds de vie, c'est plonger tout à coup dans un mode enfui, où le moindre mot avait sa signification, son poids, où l'écriture suivait une nécessité propre, musicale, rythmique en même temps que sémantique, où, putain, on savait ce que c'était qu'écrire, on savait que c'était un labeur. Bon, vous aurez deviné que j'en... [Lire la suite]
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09 février 2021

Rifkin's Festival (2021) de Woody Allen

Woody Allen nous revient avec son douzième dernier dernier film - et si cette fois, c'était vraiment... Ne tuons pas la. Disons-le de suite, au niveau du scénario, on sent que le maître est a minima, sans euphorie au niveau de l'imaginaire, jugeons du peu : un cinéaste (le bavard Wallace Shawn) se rend dans un festival de cinéma (celui de San Sebastien) avec sa compagne (Gina Gershon, ex fantasme, qui se porte encore très bien à presque soixante piges) ; forcément, elle va tomber amoureuse d'un cinéaste suffisant (Louis... [Lire la suite]
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08 février 2021

Bubu (Bubù) (1971) de Mauro Bolognini

Mauro Bolognini adapte Bubu de Montparnasse dans les rues de... Turin et livre un nouveau portrait de femme qui oscille dangereusement entre pugnacité et dépendance. C'est en effet à Berta (Ottavia Piccolo, et son regard d'effrontée comme tout juste sortie de l'adolescence) que revient le rôle principal : elle s'échappe de cette famille de 28 enfants pour suivre son amoureux Bubu ; ce dernier a tôt fait d'organiser les choses ; il quitte son taff de boulanger et décide de mettre la donzelle sur le trottoir - sa sœur avait donné... [Lire la suite]
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07 février 2021

L'homme qui ne vécut que pour aimer (Koshoku ichidai otoko) (1961) de Yasuzô Masumura

Casanova, on ne le sait pas assez, serait en fait japonais. Yonosuke est un homme qui aimait les femmes et l'on suit ici, façon road-movie, ses aventures au gré des villes et de la pléthore de femmes qu'il rencontre. Déshérité par son père plus avare en thune qu'un muet l'est en parole, Yonosuke sait parfaitement que pour être heureux, il suffit de vivre d'amour et de chair fraîche. Sa méthode : le dévouement total auprès d'une femme, la séduction câline et, au besoin, le sacrifice de toutes ses économies (souvent maigres) pour leur... [Lire la suite]
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07 février 2021

Scotland Yard contre X (The Secret Partner) (1961) de Basil Dearden

Il pleut du polar sur Shangols comme à Gravelotte puisque nous voici une nouvelle fois devant une œuvre du gars Basil réalisée au cours de ces années bénies, entre les fifities et les sixties. C'est cette fois-ci l'ami Stewart Granger (que l'on avait quitté dans la neige et que l'on retrouve volontiers sur les trottoirs londoniens) qui mène la danse. Sa femme l'a quitté, une somme rondelette disparaît des coffres de son entreprise, on est sans nouvelle de lui depuis quelques jours : il est le suspect parfait. Seulement voilà,... [Lire la suite]
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07 février 2021

Manuelle Labor (2007) de Marie Losier et Guy Maddin

Une autre disciple de Maddin qui nous offre une petite chose en noir et blanc et muette qui n'est pas sans rappeler étrangement le style du maître. L'histoire tient dans une paume : deux soeurs inséparables, l'une tombe malade, cinq frères, un docteur et deux nurses viennent à son chevet... La bougresse est, ah ben ça alors, en cloque et finit par accoucher de deux mains - forcément. Voilà la chose. Petites chansons vintage, flou aux alentour de l'image, images qui sautent, jeu des comédiens un rien exacerbé, montage hésitant,... [Lire la suite]
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06 février 2021

La Police était au Rendez-vous (Six Bridges to Cross) (1955) de Joseph Pevney

Joseph Pevney est un bon artisan du polar à l'ancienne (il a tout de même réalisé, entre autres, le premier épisode de Johnny Staccato - je vous en reparle dans 26 épisodes) et il le prouve une nouvelle fois avec cette confrontation entre un petit malfrat indécrottable (Tony Curtis, tout en verve) et un flic bienveillant mais droit comme la justice (George Nader). Après un départ en trombe avec ce gang de gamins dans les rues de Boston qui n'est pas sans faire penser aux grandes heures d'Il était une fois en Amérique (ma référence,... [Lire la suite]
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06 février 2021

Les Poussières (1953) de Georges Franju

Envie d'un grand nettoyage de printemps avant l'heure ? Regardez donc plutôt Les Poussières du gars Franju qui, à l'époque, se fit un devoir de nous mettre en garde contre ce fléau : de la poussière de lin à la poussière de silice (qui te nique les poumons vegra), Georges nous fait un petit tour gratuit de toutes ces belles activités industrielles polluantes et de ces ouvriers qui se protègent comme ils le peuvent : il est bien sûr question de masques (un voyant, ce Franju) mais aussi de talc que se mettent sur le visage et les... [Lire la suite]
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06 février 2021

Toute la Ville est coupable (Johnny Reno) de R.G. Springsteen - 1966

Catastrophe astronomique que ce western complètement raté de quelque côté qu'on le prenne. On ne trouve strictement rien pour se raccrocher dans cette petite bouse convaincue elle-même de sa propre vacuité, et qui tente laborieusement de sauver les meubles mais pour retomber de Charybde en Scylla. Springsteen est un mauvais artisan, on le sait si on a un peu fouillé dans ses westerns ; mais alors là, il nous sort un des pires films qui soient. Non pas tant dans la trame, épuisée en 1966, mais somme toute classique : un shérif... [Lire la suite]
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06 février 2021

True Mothers (Asa ga Kuru) (2021) de Naomi Kawase

Dernier film de Kawase dans lequel on retrouve toute la délicatesse de la réalisatrice, notamment lors de scène hautement mélodramatique dont elle parvient toujours à se sortir sur le fil, une véritable science de la mise en images de la nature, un vrai travail sur la bande-son (qui rappelle ses premières œuvres expérimentales sur ce sujet) ou encore un soin particulier apporté au montage nous permettant de changer d'angle de vue à chaque personnage qu'elle nous présente (ce qui est assez malin comme procédé). Dommage toutefois... [Lire la suite]
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