28 mars 2017

Le Tour de France par deux Enfants (1924) de Louis de Carbonnat

  Shangols puise dans ses tiroirs en commentant cette œuvre du gars de Carbonnat qui adapte un célèbre bouquin de lecture pour le cours moyen datant de 1877 (oh putain !). Au programme de ce tour de France (qui passe par Moulins, pas rien), des paysages meuh-meuh, des monuments historiques historiques, de l'artisanat, bref, le parfait cadeau de Noël pour Jean-Pierre Pernaut. L'histoire (passionnante... mouais) de deux petits gars alsaciens qui, à la mort de leur père, quittent l'Alsace alors allemande (l'action est censée... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 19:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mars 2017

Brimstone de Martin Koolhoven - 2017

Voilà ce que j'appelle un film prétentieux, les enfants, ou je m'y connais pas. Koolhoven aurait pu réaliser un petit western coolos, gentiment féministe, doucement gore, et on aurait pu s'amuser 1h30 sans frais. Mais le gars a d'autres ambitions, dame, et nous sert un long, très long, très très long film boursouflé, qui se prend au sérieux et cause s'il vous plaît des conditions de vie des femmes dans l'Amérique puritaine de la fin du XIXème. Sur les traces de La Nuit du Chasseur, duquel il n'atteint pas la semelle pour ce qui est... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 16:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 mars 2017

Crisis in six Scenes de Woody Allen - 2016

On a lu un peu partout, et Woody lui-même l'a dit, que ce Crisis in six Scenes était une catastrophe, que le gars n'avait rien compris aux recettes d'une série, qu'il fallait oublier ce truc, etc. Heureusement que Shangols est là pour rétablir quelques vérités : voilà un excellent Woody Allen. Franchement, où peut-on trouver un tel humour, une telle fantaisie, attachés à une telle modestie, dans le cinéma et dans la série actuels ? Nulle part, je ne vous le fais pas dire. Woody nous pond un de ces petits trucs sans façon qu'il nous... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 12:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 mars 2017

L'Evadé du Camp 1 (The One that got away) (1957) de Roy Ward Baker

Faire un film sur un prisonnier Allemand qui est parvenu à s'échapper pendant la guerre (apparemment LE seul (!)) quand on est anglais, c'est un sujet déjà ultra fair-play. Faire interpréter le rôle par le Steve McQueen germanique, Hardy Krüger (hâbleur, sportif, tchatcheur... et fier comme un aigle - bon, il est allemand), est tout aussi louable car, même si le gars se la pète grave, il ne représente en rien la caricature de l'Aryen con comme son casque en bol et sanguinaire - il devient même rapidement sympathique tant il est... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 21:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 mars 2017

Planétarium (2016) de Rebecca Zlotowski

Il est des films dont on voit, dès le départ, l'ambition (reconstitution historique à l'ancienne, casting à la mode (Portman, Depp Jr, Garrel Jr...), musique mélodramatique et montage arty...) et, dès le départ, qu'ils sont ratés ; on voit bien pourtant les thèmes qui se proposent d’être brassés : des soeurs spirites qui permettent de (re)vivre une expérience par procuration, un producteur qui a une foi indéfectible dans le cinéma (autre art de la procuration), des regards qui se croisent mais des amours qui ne se créent... bref... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 09:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 mars 2017

L'Homme d'octobre (The October Man) (1947) de Roy Ward Baker

Toujours un plaisir de découvrir le reste de la filmo du sympathique Baker qui nous sert ici un bon ptit film d'artisan à la Hitch (à la, j'ai dit) : c'est John Mills qui mène la ronde dans cette classique histoire de faux coupable. Notre homme, dès l'ouverture du film, a été victime d'un accident meuh-meuh qui lui a fracassé le crâne et durant lequel il a perdu la petite fille de ses amis - la tragédie ultime. Il ressort au bout d'un an de l'hôpital un peu pantelant mais prêt à recommencer une nouvelle vie : il vit dans une... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 18:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mars 2017

LIVRE : On ne dormira jamais de Bruce Bégout - 2017

Bruce Bégout clôt en beauté son cycle sur la Mort et le divertissement avec ce roman noir de chez noir (mais rose, aussi), directement dans la veine du génial ParK. En pleine connaissance des arcanes du plaisir contemporain et de ses voies improbables, le voilà qui invente une sorte de lieu ultime pour faire la fête : une morgue, tenu par un type sans caractère, et qu'un professionnel de l'événementiel (comme on dit) va transformer en lieu de décadence fêtarde, mix entre une boîte de nuit, un club libertin et un lieu de rencontre... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 15:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
25 mars 2017

Elephant de Gus Van Sant - 2003

Rares sont les grands chefs-d'oeuvre à avoir eu les honneurs de la Palme ces 20 dernières années, ceci dit sans sarcasme. Aussi, gloire à Patrice Chéreau qui officia cette année-là ; il est bon de revoir Elephant, en tant que spécimen. Et aussi en tant qu'immense film. Ce machin n'a pas pris une ride en 15 ans, et garde aujourd'hui toute sa puissance visuelle, toute son originalité. On le sait, Van Sant revient avec ce film sur le massacre qui eut lieu au lycée de Columbine, où deux lycéens se sont mis à tirer à vue sur leurs... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:45 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
24 mars 2017

LIVRE : Winter is Coming de Pierre Jourde - 2017

On parle parfois de bouquins coup de poing, mais rien à voir avec cette bombe que nous envoie Pierre Jourde. Fidèle à son style autobiographique sans concession, toujours habité par cette colère qui conduit tous ses bouquins, il s'attaque ici au sujet le plus délicat qui soit : raconter la mort de l'enfant, en tout cas de l'adolescent qui fut son fils, bousillé en 2014 par un cancer du rein. Depuis les premières apparitions de la maladie jusqu'au dernier souffle, rien ne nous est épargné des péripéties de ce terrible événement : on... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
24 mars 2017

Le Fils unique (Hitori musuko) (1936) de Yasujiro Ozu

Premier film parlant d'Ozu, qui après s'être intéressé aux sans-le-sou signe un film en forme de transition entre la classe ouvrière et les prémices de la classe moyenne : il s'agit en effet de l'histoire d'une mère qui bosse en province dans une usine qui fabrique de la soie et qui décide, après quelques hésitations, d'envoyer son fils à l'école supérieure. On ne peut point dire que le fils va devenir millionnaire, loin de là, mais une petite touche d'espoir, malgré les déconvenues, finit néanmoins par pointer le bout de son nez.... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 15:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]