12 avril 2006

Des oiseaux petits et grands (Uccellacci e Uccellini) (1966) de Pier Paolo Pasolini

Pas facile d'aborder ce film, l'ennui progressif me gagnant malgré moi dans ce qui ressemble à une longue errance à travers l'Italie comme si les héros d' En attendant Godot prenaient la route. Beaucoup de choses me sont un peu passées au dessus de la tête à l'image de ses oiseaux planant dans le ciel mais bon, je vais faire de mon mieux... S'il ne s'avère pas facile de convertir les grands (en piaillant) et les petits oiseaux (en faisant de petits bonds), il est d'autant plus cruel de se rendre compte que les grands continuent à... [Lire la suite]
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11 avril 2006

Jean-Philippe de Laurent Tuel - 2006

Jean-Philippe est le film le plus dégueulasse, le plus daubesque et le plus misérable qu'il m'ait été donné de voir depuis des lustres. Attiré par le sujet (un fan de Johnny se réveille un jour et constate que Johnny n'a jamais existé) comme on peut l'être par un Gondry ou un Spike Jonze, j'allais en confiance voir ce truc. Je savais bien que je n'allais pas trouver un chef-d'oeuvre, mais pourquoi pas...? "Et si Johnny n'avait jamais existé...", indique l'affiche, et on se prend à rêver : oui, s'il n'avait pas existé,... [Lire la suite]
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09 avril 2006

Casanova (1976) de Federico Fellini

Le père de Jack Bauer traque la gorette dans les studios de Cinecitta. Si le film peut paraître par instant inégal (désolé maestro), le travail sur la direction artistique, les décors, les costumes, la musique -légère et entêtante du père Rota- sont en tout point fantastiques. Devant quitter Venise, Casanova entreprend un grand tour d'Europe qui lui fait connaître toutes sortes de femmes: de la taille mini à la taille maxi, de celles qui permettent la prouesse sexuelle (Casanova dans l'une des scènes les plus loufoques concourt... [Lire la suite]
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07 avril 2006

Haeckel's Tale de John Mac Naughton - 2006

Dans la forme, c'est du Tim Burton période Sleepy Hollow : jolie photo, ambiance gothique des années Corman, éclairs et bruits bizzares. Mais ça n'arrive pas au quart du petit orteil du gars : là où les références de Burton ouvrent à une esthétique contemporaine, à cheval entre le grand Hollywood et la série Z, Mac Naughton cite bêtement ses modèles sans en chercher l'émotion. Dans le scénar, c'est du Edgar Poe matiné de Mary Shelley. En gros, un étudiant en médecine (joué assez transparent) est persuadé que Dieu n'existe pas (et... [Lire la suite]
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07 avril 2006

Douches Froides (2005) d'Antony Cordier

Idée originale que de prendre cette période de six mois juste avant le Bac, comme s'il s'agissait d'une période de transition ultime; c'est d'ailleurs sur cette phrase que s'ouvre et se ferme le film, "il n'y a ni bon ni méchant que des gens qui changent, se transforment". Antony Cordier a la bonne idée de faire perdre six kilos à son personnage principal (pour une compétition de judo), comme si tout se jouait sur la prise de conscience de son propre corps. Qui dit corps dit sexualité: si tout se passe bien entre Mickael... [Lire la suite]
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07 avril 2006

Bangkok Dangerous (1999) des frères Pang

Grosse promo sur les ralentis, sur les gros plans, sur les  filtres,  sur  les cd d'Eric Serra, sur les Louma... Les frères Pang se prennent pour John ou Wong Kar Wei et ils luttent dans la même catégorie que Luc Besson. Un tueur sourd et muet (Un relent de Léon?), une pute au grand coeur, une pharmacienne (un relent de Nikita?) , une histoire qui tient sur une serviette en papier, bienvenu dans le cinéma pour décérébrés. Heureusement les héroïnes sont jolies. Merci encore Luc, ton influence n'a pas fini de s'étendre...... [Lire la suite]
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07 avril 2006

Singing at Midnight (Ye ban Ge sheng) (1937) de Ma-Xu Weibang

Le mythe du Fantôme de l'opéra rencontre La Marseillaise. L'ombre d'un homme attire toutes les nuits sur son balcon une femme quasiment sous hypnose (ou c'est un style de jeu original). Les paroles sont un mélange de Belle et de l'Hexagone et la voix du type un mix de Garou et Renaud (terrible). Et puis c'est le déluge forcément (j'invente rien) et une troupe de théâtre -au moins 50- déferle dans un hôtel - les plans s'enchaînent à vitesse grand V. Elle visite un mystérieux jardin avec un Qasimodo chinois en guide, des toiles... [Lire la suite]
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06 avril 2006

Chocolat (1988) de Claire Denis

Il faut tout d'abord saluer la superbe photo de Robert Alazraki (Le Père Noël est une Ordure... eh oui aussi) et surtout le sens du rythme lancinant mais jamais emmerdant de Claire Denis qui sait filmer l'Afrique comme rarement un Européen a su le faire.  Ceci dit, on assiste à une histoire d'amour faite de non-dit entre la sublime Aimée (Giula Boschi) et son boy, Protée, (quel bel homme cet Isaach de Bankolé...) ainsi qu'à la complicité entre une petite fille, France (il y a un symbole?), et ce même Protée. Claire Denis... [Lire la suite]
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05 avril 2006

Courts-Métrages 1957 d'Alfred Hitchcock

Par bien des côtés, One more Mile to go annonce Psycho : mêmes plans sur un conducteur de voiture, et sur le flic qui l’arrête, même méticulosité pour décrire « l’après-meurtre » (comment nettoyer ? quel sac choisir ? comment le cadavre va-t-il couler ? et autres questions sympathiques auxquelles on ne pense pas toujours), et puis surtout même goût pour le silence. Le film commence par 10 bonnes minutes de silence, et sur 22 minutes, c’est pas rien. Moment audacieux malheureusement gâché par une musique impossible. C’est astucieux et... [Lire la suite]
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05 avril 2006

Les Yeux Clairs (2005) de Jérôme Bonnell

Après le gentillet Le Chignon d'Olga, voici Les yeux Clairs qui repose sur les épaules de la très convaincante Nathalie Boutefeu: personnage un peu foldingue qui raconte des histoires d'ogre aux enfants, n'a pas son pareil pour raconter un documentaire sur les dromadaires et qui est limite emmerdante avec son frère et sa belle soeur (se cacher dans l'armoire pour les surprendre, pourquoi pas). Une première partie dans une petite ville de province qui donne pas vraiment envie d'y retourner. Faisant des crises de plus en plus violentes... [Lire la suite]
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