16 avril 2009

LIVRE : Une Odyssée américaine (The English Major) de Jim Harrison - 2008

Si on admet que Harrison a fait son temps, et donc que ses grands livres appartiennent au passé, on ne peut qu'apprécier cette cuvée 2008 : c'est un petit Jim légèrement feignasse, qui ne se prend pas trop la tête à se relire et se laisse vagabonder au fil de la plume, et c'est ma foi plus que plaisant. Oublions le titre français qui laisse augurer d'une vaste entreprise, et oublions aussi le projet premier : suivre la trace d'un sexagénaire à travers l'ensemble des Etats-Unis, comme un journal de bord hyper-ample. Ca ne sera ni une... [Lire la suite]
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16 avril 2009

Le Liseur (The Reader) (2008) de Stephen Daldry

Un cinéma qui n'y va pas avec le dos de la louche, c'est un peu la spécialité du Daldry qui s'adresse surtout en priorité à tout bon coeur d'artichaut qui se respecte - dans une catégorie trente fois inférieure à Douglas Sirk pour donner une référence. Mais c'est po tout... Cette fois-ci, il tente d'épicer un peu son récit en nous contant pendant une heure les rapports sexuels et littéraires entre un jeunôt et une Kate Winslet plus expérimentée : si cette dernière le déniaise, il lui fait "en échange" la lecture et tous... [Lire la suite]
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15 avril 2009

Trois Femmes (Three Women) (1977) de Robert Altman

Suite à un réveil forcé, à l'aube, en raison de la présence, juste sous ma fenêtre, d'un gang de grand-mères sourdes, qui font leur tai-shi avec la musique à donf (la vente d'armes est interdite en Chine et c'est une bonne idée), c'est dans un état quasi léthargique que j'ai pu assister à ce film d'Altman; cela tombe finalement plutôt bien car l'ambiance de ce film hors-norme est relativement méditative... On suit le destin croisé de trois femmes, en marge de la société ricaine, malgré leur effort relatif pour s'y intégrer. Trois... [Lire la suite]
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14 avril 2009

L'Innocent (L'Innocente) (1976) de Luchino Visconti

On aura beau dire ce qu'on veut mais rares sont les cinéastes qui arrivent à la cheville de Visconti lorsqu'il s'agit de filmer des personnages dans un appartement luxueux ou une allée ombragée, le profil, le visage d'une femme fragile derrière un voile ou le regard noir d'une femme conquérante ou encore les ébats enfiévrés d'un couple. Dans le domaine des images, rares sont les cadres aussi fournis dans lesquels on puisse apprécier un tel soin dans le mariage des couleurs et des tons. Pour ce qui est de la peinture sentimentale... [Lire la suite]
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14 avril 2009

Danses espagnoles (1928) de Germaine Dulac

La célèbre danseuse (ah si, c'est écrit) Carmencita Garcia se donne en spectacle rien que pour vous. La première partie s'intitule Cordoba d'Albeniz et notre amie, avec 28 peignes dans les cheveux (à Madagascar, en brousse, dans le Menabe tout du moins, cela signifie qu'on est célibataire... Aucun rapport? Je me disais bien aussi) danse sous les yeux de spectateurs avides; pour preuve l'un mange goulûment une pastèque et un autre finit par lancer sa casquette, c'est dire. Plan décadré légèrement en contre-plongée sur la figure... [Lire la suite]
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14 avril 2009

Celles qui s'en font (1928) de Germaine Dulac

Deux petits clips musicaux - Germaine appelle cela des impressions cinégraphiques, elle a le droit - l'un ayant pour titre Toute Seule et l'autre A la Dérive : dans le premier Lilian Costantini, édentée, broie du noir à la terrasse d'un café. Le monde s'agite autour d'elle, des enfants traversent la rue, une jeune femme se pavane à la table à côté mais elle, elle a que dalle. Elle erre dans les rues, marmonne toute seule et le dernier plan nous la montre de dos disparaissant au loin. Alternant des plans légèrement décadrés et de gros... [Lire la suite]
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14 avril 2009

La Marche de Tokyo (Tokyo koshin-kyoku) (1929) de Kenji Mizoguchi

Ces 27 minutes restantes - mais qui constituent tout de même une unité - de ce film muet de Mizoguchi valent tout à fait le détour. Il est déjà question du monde des Geishas et d'un imbroglio sentimentalo-parental qui fait couler plus d'une larme. C'est bêta de tomber amoureux d'une geisha quand on se rend compte finalement qu'il s'agit de sa fille - pour le pater - et de sa demi-soeur - pour le fils. Même si c'est parfois coupé un peu à la hache, il demeure quelques jolis mouvements de caméra (des panoramiques sur le port ou sur le... [Lire la suite]
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14 avril 2009

Londres après Minuit (London after Midnight) (1927) de Tod Browning

Ne me regardez pas de travers comme ça, je sais que ce film a été définitivement perdu lors d'un incendie de la péloche dans les années 1960. Tout ce qu'il en reste aujourd'hui consiste en un montage de photos de 47 minutes réalisé en 2002, avec une partie des intertitres et une nouvelle bande originale assez tonitruante - faut bien essayer de doper les effets. Il faut reconnaître que ce n'est d'ailleurs pas toujours clair comme de l'eau de roche au niveau du scénar - pas facile en plus de se lier avec les personnages à partir de... [Lire la suite]
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14 avril 2009

Uniformes et Jupon court (The Major and the Minor) (1942) de Billy Wilder

L'idée de départ a beau être mince comme un élastique de bretelle - Ginger Rogers se fait passer pour une petite fille de douze ans pour payer son billet de train demi-tarif -, Billy Wilder parvient malgré tout à réaliser un film mignon comme tout. Il faut reconnaître qu'une grande partie du mérite en revient à la Ginger qui change constamment de peau tout en étant crédible dans tous ses rôles : elle commence en shampooineuse excédée, véritable femme fatale, qui t'explose des oeufs sur la tête comme pour faire une omelette,... [Lire la suite]
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13 avril 2009

Inju, la Bête dans l'Ombre (2008) de Barbet Schroeder

Je dois bien reconnaître que j'ai eu toutes les peines du monde à entrer dans cette intrigue policière nippone. Que Schroeder tente de mêler les thématiques d'amour et de mort, de sadisme et de plaisir, de faux-semblants et de manipulation, c'est une chose, qu'il parvienne vraiment à nous bluffer et à nous convaincre, c'en est une autre. Deux génies de la littérature policière, l'un français, l'autre japonais, sont censés jouer au jeu du chat et de la souris en dehors du terrain de la fiction, mais franchement leur pseudo... [Lire la suite]
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