21 février 2009

Hôtel des Amériques (1981) d'André Téchiné

Je ne gardais qu'un souvenir très flou de ce film de Téchiné que j'ai soudainement eu envie de revoir (un besoin de Patrick Dewaere, on va dire) et ce n'est point étonnant vu qu'il s'agit tout de même d'une histoire d'amour toute aussi floue. On a l'impression que ce film appartient à un genre de cinéma qui n'existe plus; difficile de dire si cela est typique de la fin des années 70 et du début des années 80, mais on oscille constamment entre un romantisme fébrile, une sorte de passion en pointillé, et la peur de vraiment... [Lire la suite]
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21 février 2009

Les Cendres du Temps (Dung che sai duk) de Wong Kar-Wai - 1994/2008 version Redux

Immense déception à la vision de ce film que j'ai attendu des années avant de voir, fébrilement je dois le dire. Les Cendres du Temps est pourvu non seulement d'un scénario très confus, bien qu'ambitieux, mais il est aussi mis en scène de façon très vaine et crâneuse. Le projet ne manquait pourtant pas d'envergure : méler en une seule histoire les temps, les rythmes, les personnages, les époques, les histoires, pour créer une sorte de fresque intime centrée sur le seul personnage d'un "agent de tueurs". Mais ce projet est... [Lire la suite]
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20 février 2009

Miracle en Alabama (The Miracle Worker) d'Arthur Penn - 1962

Grand grand film que The Miracle Worker, qui met son point d'honneur à déjouer toutes les attentes de ce type de projet. Imaginez les écueils dans lesquels on peut se fracasser avec un sujet pareil : une fillette, suite à une maladie, se retrouve sourde et aveugle. Tout le monde la considère comme une débile mentale. Une professeur, elle-même mal-voyante, va se mettre en tête de lui apprendre à communiquer, convaincue de son intelligence. Le mélodrame larmoyant guette méchamment, on soupire à l'avance devant les scènes obligées... [Lire la suite]
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20 février 2009

LIVRE : Jérôme de Jean-Pierre Martinet - 1978

Jérôme est un livre monstrueux dans tous les sens du terme : une énorme pavasse sans paragraphe écrit en police 6, déjà ça impressionne ; mais quand en plus il est question de parler là-dedans de la folie, de l'horreur d'être en vie, de l'échec du langage et de la déviance sexuello-psychologique, on se rend compte qu'on a affaire à du costaud. En gros, on prend une bonne respiration au début, et on ne la relâchera qu'à la toute fin, avec l'impression d'avoir été immergé dans un flot intarissable de mots heurtés, de violence et de... [Lire la suite]
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20 février 2009

Bonjour l'Angoisse (Der Alte Affe Angst) (2003) d'Oskar Roehler

Si nos trois-quatre amis lecteurs commencent en plus à nous envoyer des films (merci aux gars Patience), c'est clair qu'on va plus s'en sortir - parce qu'en plus on est assez malades pour les regarder TOUS!!! Bon, refermons cette rapide intro. Le titre français est en effet pas franchement du meilleur effet, le film valant tout de même mieux que la panouille de Pierre Tchernia. On retrouve bizarrement cette même image un peu froide des films allemands récents, un peu grisée et sans guère de relief qui semble enfoncer encore et... [Lire la suite]
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20 février 2009

Mensonges d'Etat (Body of Lies) de Ridley Scott - 2008

Décidément pas passionné par Ridley Scott, un des cinéastes les plus surestimés selon moi. Même pas vraiment bon faiseur, même pas vraiment metteur en scène, il sait toujours servir les films formatés qui collent à son époque, mais sans discours, sans motivation : son cinéma est fade et faussement politique. Body of Lies est à cette image : s'il est engagé, c'est malgré son auteur, juste parce qu'on s'accroche à un sens. Peu intelligent, Scott ne situe son film dans l'Irak contemporain que parce qu'il sent bien que c'est là que ça se... [Lire la suite]
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19 février 2009

The Brown Bunny de Vincent Gallo - 2003

Il est toujours bon de vérifier qu'il reste des cinéastes qui ne lâcheront jamais rien, qui camperont ferme sur leurs partis pris artistiques et continueront de tracer leur voie singulière au milieu du marasme. Gallo est de ceux-là, et avec The Brown Bunny, il livre un film d'une sincérité désarmante, sans aucune concession et ravageur. Après le splendide Buffalo 66, il prouve qu'il peut se mesurer aux plus grands "contemplatifs" du cinéma, de Monte Hellman à Gus Van Sant, de Wim Wenders à Michelangelo Antonioni. Pas moins. ... [Lire la suite]
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19 février 2009

Le Voyeur (Peeping Tom) (1960) de Michael Powell

Très grand film de Powell, chahuté et abattu à sa sortie avant que des gars comme Tavernier en France et Scorsese, Coppola et Lucas l'aient amené sur le chemin de la rédemption. Powell - sur un scénario de Leo Marks, un type qui passait par là - remplace le concept de caméra-stylo par celui de caméra-stylet (ouais j'ai passé un super Noël...) et nous livre un film puissant sur l'imaginaire, la peur, la frustration sexuelle et le pouvoir... des images. Traumatisé dès l'enfance par un père (joué furtivement par Powell himself...)... [Lire la suite]
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19 février 2009

Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy - 1964

Incontestablement un de mes cinq ou six films préférés de tous les temps, Les Parapluies de Cherbourg déclenche à chaque vision (et je dois en être au moins à une douzaine) des torrents de larmes. Phénomène qui se déclenche chez moi, puisque j’en suis aux confidences intimes, à chaque fois que la note juste est là, à chaque fois que la Beauté apparaît toute nue (même effet par exemple, quand je lis Andromaque de Racine ou que j’écoute le concert à Köln de Keith Jarrett). Depuis la première jusqu’à la dernière image, le film... [Lire la suite]
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19 février 2009

Doux Oiseau de la Jeunesse (Sweet Bird of Youth) (1962) de Richard Brooks

On reconnaît la patte du Tennessee Williams dans ces personnages qui se battent avec leurs tares mais tentent toujours d'y croire : Paul Newman, tout d'abord, en gigolo qui rêve de gloire et tente de recoller les morceaux du passé, Geraldine Page, ensuite, une star qui a tenté un come-back et qui noie son chagrin dans l'alcool et la drogue (un excellent cocktail) ou encore Ed Begley, gros politicien véreux qui laisse à son fils le soin de faire le travail de sape. On a forcément droit à de longs dialogues, de terribles duels de mots,... [Lire la suite]
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