21 mars 2017

Les Monstres de l'Espace (Quatermass and the Pit) (1967) de Roy Ward Baker

Sacré Bernard Quatermass ! Voilà un film de science-fiction anglais qui vaut son poids en pudding. Ça commence comme une petite journée tranquille dans le métro londonien en pleine extension (tiens un crâne ! Bon...) et ça se termine en véritable guerre déclarée contre le diable lui-même avec... une grue. Autant dire que le gars Roy Ward Baker n'est pas avare en rebondissements dans cette œuvre qui nous fait passer par toutes les couleurs (du vert de gris devant certains effets ultra kitsch et fauchés au rose bonbon joyeux devant... [Lire la suite]
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21 mars 2017

Compartiment Tueurs de Costa-Gavras - 1965

Encore une excellente découverte, décidément ce jeune cinéaste est prometteur. Compartiment Tueurs est le premier long-métrage de Costa-Gavras, et il est déjà éminemment personnel et original. Pas parfait, mais cultivant en tout cas un ton bien à lui, brassant toute une histoire de la tradition française, du polar poisseux à la comédie fine, du films d'acteurs au film noir.  C'est justement ce mélange des genres qui convainc, le scénario polardeux tient le coup, la comédie est bon enfant, les acteurs excellents et les... [Lire la suite]
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19 mars 2017

Good Morning Babilonia (1987) de Paolo Taviani & Vittorio Taviani

Petit retour nostalgique sur des films qui bercèrent mon adolescence, Good Morning Babilonia (tout comme La Nuit américaine... ou L'Hôtel de la Plage - oui, on n'est pas dans la même catégorie, mais il faut bien que le goût se forme...) faisant partie de ces cassettes VHS que nous usâmes jusqu'à la trame avec mes brothers... Trente ans plus tard, j'ai toujours beaucoup d'attachement pour ce film "calibré" pour la quarantième édition du festival de Cannes où plusieurs cinéastes déclarèrent leur amour au septième art. Les frères... [Lire la suite]
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19 mars 2017

Terreur aveugle (See No Evil / Blind Terror) (1971) de Richard Fleischer

Mia Farrow n'est pas à la fête dans ce petit thriller signé Fleischer qui reste avant tout une histoire de cadre et de hors-champs : Mia Farrow étant aveugle, on reste souvent scotché à son regard sans en savoir beaucoup plus qu'elle sur ce qui l'entoure. Fleischer, après avoir joué la carte insoutenable de l’attente (on présume qu’il y a des morts mais où sont-ils ?), nous fait découvrir ce qu'elle verrait si elle n'était pas aveugle. Enfin, grâce aux "palpages", aux tâtonnements, elle découvre elle-même les différents... [Lire la suite]
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19 mars 2017

La Piste fatale (Inferno) (1953) de Roy Ward Baker

Bien bonne idée que celle de se pencher sur le second couteau Roy Ward Baker réalisateur de deux petits films noirs (Don't bother to knock, Night without Sleep) bien serrés. Comme il y a ici le gars Robert Ryan au casting, on sait dès le départ que le film ne peut être raté - Ryan, un gage de qualité, on n’y reviendra pas. La trame est ici fine comme du papier à cigarette : deux amants laissent le mari de la donzelle avec une jambe cassé dans le désert. Celui-ci devrait crever sans que les deux amants perfides soient soupçonnés,... [Lire la suite]
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18 mars 2017

LIVRE : Fairy Tale d'Hélène Zimmer - 2017

La jeune Hélène Zimmer, scénariste de son état, nous offre ici un premier roman qui se plait à vous asséner de grands coups de poing dans le bide. Une occupation comme une autre, et qui donne ma foi un bouquin sans concession. Nous voici devant une femme d'aujourd'hui, Coralie, enfants à charge, mari chômeur, patron tyrannique, amis vagues, vie de merde. Elle va inscrire son mari à une émission de télé-réalité qui se propose de donner du travail aux chômeurs, et faire par la même occasion la preuve que l'existence est une chienne qui... [Lire la suite]
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17 mars 2017

Un Homme de trop de Costa-Gavras - 1967

Je dis ça comme ça, mais je trouve que l'honnête Costa-Gavras n'est pas assez présent dans ce blog. Erreur en partie réparée, donc, avec ce film méconnu et pourtant impeccable. Dès ce deuxième long, Costa lorgne du côté des Américains, et plus particulièrement des artisans capables de vous imposer en deux heures de temps un tourbillon d'aventures, de prises de risques et de personnages forts ; quelque part du côté de John Sturges ou de Robert Aldrich en gros. Il réussit ici un film ébouriffant, plein comme un oeuf, autour d'un... [Lire la suite]
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16 mars 2017

Paris n'existe pas de Robert Benayoun - 1969

Robert Benayoun, renseignements pris, vient du surréalisme, et au vu de son film, on ne saurait en douter. Après avoir fumé une cigarette qui fait rire dans une soirée de dandy, Simon, un artiste-peintre en manque d'inspiration, se met à développer un don étrange : il parvient à voir dans le passé. Quand il se trouve dans une pièce, il voit les gens et les événements qui se sont succédé dans cette pièce, simultanément. Ces visions, de plus en plus précises, finissent par avoir une influence sur sa vie de couple (baiser avec des... [Lire la suite]
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15 mars 2017

LIVRE : Divertissement de Thomas Coppey - 2017

Shangols fait feu de tout bois, et s'attaque aujourd'hui à Britney Spears. C'est du moins à ce personnage plus mystérieux qu'il n'y paraît que s'attaque Coppey, qui prend soin pourtant de changer les noms histoire d'éviter les procès. On reconnaît pourtant aisément la starlette dans ce portrait distopique, qui, à travers elle, s'intéresse à la texture de la célébrité, de l'idôlatrie, et inversement de la déchéance du monde du spectacle. Deux personnages, qu'on suit aletrnativement, nous sont proposés : Mike Chevreuil anime un show... [Lire la suite]
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14 mars 2017

Elle s'appelait Scorpion (Joshû sasori: Dai-41 zakkyo-bô) (1972) de Shunya Itô

Un peu de cinéma intello tout en finesse, cela ne peut pas faire de mal en ces périodes de vaches maigres. La série Scorpion, outre qu'elle a inspiré Tarantino, ne devrait pas déplaire à la Virginie Despentes de Baise-moi tant ici les femmes... sont aussi, comment dire, jusqu’au-boutistes que les hommes. D'une côté, nos amies les prisonnières menées par une femme entre deux âges pour être poli : enfermée pour avoir notamment tué ses enfants (son mari la trompait, ceci explique cela), elle met elle-même un point d'honneur à dire ce... [Lire la suite]
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