01 juillet 2008

Diary of the Dead - Chronique des morts vivants (Diary of The Dead) (2007) de George A. Romero

Grosse promo sur le film "pseudo amateur" tourné avec sa "petite caméra" DV ultra haute définition; on n'attend plus que le dernier film de vacances de Lelouch en 16 mm avec Line Renaud et Annie Girardot en monstres (on va encore se faire insulter, gratuitement, désolé camarade). Bref, là c'est tout de même Romero qui s'y colle sur une sempiternelle variation sur le retour des morts-vivants. On pense, au départ, dans la lignée du précédent, que ce sont les laissés-pour-compte de la société, les émigrants... [Lire la suite]
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01 juillet 2008

La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai) (1947) d'Orson Welles

Orson Welles à la baguette, Rita Hayworth belle à se dammmmmmner, un imbroglio policier incompréhensible comme on les aime, et surtout une atmosphère de film noir qui rend la peau toute moite. Le personnage de Welles a beau savoir depuis le début que cette jeune femme blonde sent la poudre, il embarque fatalement avec elle, ne sachant au final qui a le plus de chance de rester sur le carreau. "A Shanghai, la chance ne suffit pas" - dès cette phrase, en introduction, comment ne pas être conquis, alors même qu'après 58... [Lire la suite]
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01 juillet 2008

Le Cimetière de la Morale (Jingi no hakaba) (1975) de Kinji Fukasaku

Ishikawa est un fouteur de merde qui dépasse l'entendement. Fukasaku, décidément un réalisateur sans concession, revient sur le Japon d'après-guerre en nous dressant le portrait d'un homme sans foi ni loi, ni toit d'ailleurs, mais c'est moins grave. Du point de vue de la mise en scène, on a droit à une explosion d'images, un peu comme si la caméra était parfois lancée en l'air ou accrochée derrière une sauterelle (une grosse). On en ressort presque lessivé et on se dit que ce n'était pas l'époque la plus brillante du Japon. ... [Lire la suite]
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30 juin 2008

La Pointe-courte (1954) d'Agnès Varda

Tout premier film réalisé à l'âge de 25 ans par Agnès Varda (qui deviendra à tout juste 30 ans une très jeune grand-mère de La Nouvelle Vague) et déjà un ton très attentif "aux petites choses de la vie". Elle avoue s'inspirer pour la structure de son film d'un livre de... Faulkner, Wild Palms, où deux histoires sont "montées" en parallèle. Dans La Pointe-courte, elle alterne la vie intimiste d'un jeune couple, marié depuis quatre ans, et la vie sociale de ces pêcheurs de ce petit village du sud de la France situé... [Lire la suite]
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30 juin 2008

Les Furies (The Furies) (1950) d'Anthony Mann

Anthony Mann signe un western au noir et blanc joliment "sombre" (à l'image du léger contraste de la première séquence à la tombée de la nuit avec l'arrivé tonitruante de ce cavalier venu de nulle part au domaine des Furies) qui repose en grande partie sur les relations entre un père et sa fille. Il s'agit autant d'un drame familial que d'une ode à ces immenses territoires de la "Frontière" sur lesquels régnaient en maîtres des individus, prêts à tout pour conserver leur bien. T.C. (excellent Walter Huston... [Lire la suite]
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29 juin 2008

Le Reptile (There was a Crooked Man) de Joseph L. Mankiewicz - 1970

Pur plaisir enfantin teinté d'une cruauté bienvenue, There was a Crooked Man est un film à l'ancienne qui ravit à tous les étages. Mankiewicz se fait visiblement plaisir, et a la politesse de nous entraîner avec lui dans cette aventure sans profondeur mais mignonne comme tout. C'est le bonheur de voir un de ces vieux films d'évasion, avec des plans pas poss montés dans l'ombre d'une cellule cradouille ; c'est les numéros d'acteurs au taquet ; c'est les paysages immenses pris en cinemascope et en Technicolor ; c'est une trame... [Lire la suite]
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29 juin 2008

Maris et Femmes (Husbands and Wives) de Woody Allen - 1992

Un grand grand Woody que je ne me lasse jamais de voir et de revoir. Avec Husbands and Wives, le gars réussit un miraculeux équilibre entre comédie psychologique et drame bourgeois, et trouve enfin cette mystérieuse alchimie qu'il semble chercher depuis toujours : c'est drôle et pourtant étrangement poignant, léger et pourtant ravageur, enlevé et pourtant d'une belle sérénité. A priori on est dans le sujet habituel chez Woody : couples vieillissants qui se délitent, conversations freudiennes au fond des appartements new-yorkais,... [Lire la suite]
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28 juin 2008

Seuls Two d'Eric Judor et Ramzy Bedia - 2008

Je ne comprends franchement pas les critiques bienveillantes à l'égard de Seuls Two. Pour moi, c'est un solide plantage, et après l'intriguant Steak on dirait bien qu'Eric et Ramzy retombent dans l'indigence formelle la plus totale. Ils creusent pourtant la veine absurde du film de Dupieux, en choisissant de vider Paris de tous ses habitants afin de laisser libre cours à leur humour surréaliste. Mais ils ne semblent pas avoir compris que la (relative) réussite de Steak était justement dans la retenue, dans une forme très étrange qui... [Lire la suite]
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28 juin 2008

Excalibur de John Boorman - 1981

Dans Excalibur, l'important, c'est le "ex". Ben oui, parce que, il faut bien reconnaître que 27 ans plus tard, cette histoire de chevalerie a pris pas mal de rides, et qu'on a aujourd'hui plus tendance à afficher un sourire ironique qu'à trembler pour les mésaventures d'Arthur et de ses potes. Finalement, les créateurs de Sacré Graal ou de Kaamelot, on s'en rend compte, ont à peine forcé le trait pour se moquer de ce genre de productions : difficile d'éviter le ridicule achevé en montrant des gusses engoncés dans des armures... [Lire la suite]
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28 juin 2008

Rites d'Amour et de Mort (Yûkoku) (1966) de Yukio Mishima

Unique film de l'écrivain, dans lequel il faut reconnaître un goût certain pour la stylisation : représenté sur une scène du théâtre Nô, en noir et blanc, muet, avec pour seul accompagnement la sublime musique de Tristan und Isolde de Wagner, Yûkoku est à déconseiller aux âmes sensibles malgré l'extrême sérénité qui se dégage de ces quelques 30 minutes somptueuses. Mishima, en quelques rouleaux, décrit le contexte : après un coup d'Etat manqué, un lieutenant décide de se donner la mort aux côtés de sa femme. Découpé en quatre... [Lire la suite]
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