02 avril 2008

Steak de Quentin Dupieux - 2007

On passe tranquillement des films pointus visionnés par mon collègue depuis quelques jours (Herzog, Godard, respects) à Eric et Ramzy, ce qui prouve bien notre éclectisme à défaut de notre santé mentale. Lisant partout des critiques affligées de Steak qui soutiennent que le film n'est pas drôle, ou alors des critiques dythirambiques affirmant que c'est la comédie de 2007 (ils ont pas dû voir La Môme), c'est avec sympathie que j'ai appuyé sur "play"... et bien m'en a pris. Dupieux réalise une chose étrange, inclassable, mal... [Lire la suite]
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02 avril 2008

La grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (Die Große Ekstase des Bildschnitzers Steiner) (1974) de Werner Herzog

Toujours plus haut, toujours plus loin; Herzog s'attache cette fois-ci à la trajectoire d'un des tout meilleurs - si ce n'est le meilleur - champion de saut à ski, pardon de vol à ski; sculpteur à ses heures, ce qui lui permet de faire ses skis lui-même, Walter Steiner semble avoir une longueur d'avance dans son domaine. Seulement, loin de vouloir défier coûte que coûte les lois de la pesanteur, il est le premier à vouloir mettre en garde les organisateurs de compétitions sportives à la recherche de l'exploit - autrement dit du record... [Lire la suite]
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02 avril 2008

Meetin' WA (1986) de Jean-Luc Godard

Deux monstres sacrés du cinéma se rencontrent, et une interview qui flirte avec la déception la plus totale... Godard a beau faire son possible, souvent aidé par une traductrice, pour poser ses questions en anglais, mais les propos sont rarement - voire jamais - à la hauteur de la rencontre. Même Woody se tourne généralement vers la traductrice pour répondre, on sent qu'il fait de son mieux, appliqué, mais aucune étincelle ne se crée, aucun échange digne de ces noms... Il y a même plutôt un sentiment de confusion qui règne (ouais... [Lire la suite]
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02 avril 2008

Le Gai Savoir (1969) de Jean-Luc Godard

Il y a au moins le plaisir de retrouver, confiné dans un studio noir, le grand Jean-Pierre Léaud - en descendant direct d'Emile Rousseau - en grande discussion avec Juliet Berto - Patricia, en référence à Patrice Lumumba. Ils se proposent de disséquer, "de dissoudre", les images et les sons, et si dans leurs propos on retrouve un peu trop la rhétorique alambiquée de l'époque (1- La théorie c'est de la pratique qui la conditionne, 2- La forme crée le contenu... à l'avenant), ils reflètent quoiqu'il en soit la réflexion... [Lire la suite]
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02 avril 2008

Certains l'aiment chaud (Some like it hot) (1959) de Billy Wilder

Indémodable, pétillant, un rythme de feu, des dialogues à tomber, un glamour légèrement teinté d'érotisme, une audace totale, du poupoupidoop marylinesque à Jack Lemmon qui joue des maracas, cette comédie de Wilder est un régal. Je me demande bien d'ailleurs ce qu'il est bon d'ajouter tant le charme fulgurant opère tout au long de ces deux heures... Ca commence comme dans un film de gangsters de la grande époque, Chicago, le cercueil qui sert de cache pour l'alcool, une course poursuite menée tambour battant par la police avec... [Lire la suite]
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01 avril 2008

Le Mari de la Femme à Barbe (La Donna scimmia) de Marco Ferreri - 1963

Voilà un cinéaste qui manquait à notre colonne de gauche, scandaleusement il faut l'avouer, Ferreri ayant toujours déclenché chez moi des vagues d'hilarité gênées mais salutaires. Le Mari de la Femme à Barbe est dans la veine malpolie habituelle du compère : il paraît qu'il fit un scandale à Cannes, faut pas pousser, mais c'est vrai qu'il est assez malaisé, d'un mauvais goût total, et qu'il ne caresse aucun poil dans aucun sens. Le grand Tognazzi joue un minable type sans-le-sou qui tombe par hasard sur une "femme-singe"... [Lire la suite]
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01 avril 2008

Le Pays du Silence et des Ténèbres (Land des Schweigens und der Dunkelheit) (1971) de Werner Herzog

Il est clair que c'est pas la fête à neuneu quand on est aveugle et sourd... Déjà se pose forcément le problème du langage, résolu grâce à un ingénieux alphabet situé sur les doigts de la main. C'est souvent l'une des seules façons possibles de communiquer, une ultime manière d'établir un "contact" avec le monde, chez ces personnes dont l'on a du mal, je pense, à deviner l'isolement... Fini Straubinger, elle-même ayant perdu la vue puis l'ouie durant l'adolescence suite à un accident qu'elle a eu à neuf ans - une sale chute... [Lire la suite]
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31 mars 2008

Fantasmes (Gojitmal) de Jang Sun-Woo - 2000

Oshima semble avoir fait un petit en la personne de ce Jang Sun-Woo mystérieux : comme son aîné, le gars tente de faire son Empire des Sens à lui, en racontant quelques rencontres d'un couple à la recherche du plaisir total. Depuis la première entrevue (en 16 minutes de film, toutes les possibilités d'ouvertures de la jeune fille sont explorées, et on se demande ce qu'on va inventer ensuite) jusqu'à la séparation, on assiste au parcours de ces deux êtres ordinaires, qui vont explorer la souffrance, l'humiliation, voire la scatologie... [Lire la suite]
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31 mars 2008

Fata Morgana (1971) de Werner Herzog

Voilà sûrement l'oeuvre la plus hypnotique du Werner - la plus ennuyeuse aussi si on est pas d'humeur mais ce serait dommage - qui, en de longs plans-séquences, en de longs travellings ou panoramiques jusqu'à l'infini, filme le désert du Sahara. Découpé en trois parties (La Création, le Paradis et l'Age d'or), le film fait la part belle à ces décors désertiques, parfois lunaires ou même parfois curieusement féminins (magnifiques plans sur les dunes)... où l'on trouve ici et là des carcasses laissées par la colonisation. La... [Lire la suite]
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30 mars 2008

Dans la Vie de Philippe Faucon - 2008

Ne soyez pas rebutés par l'affiche genre BD ou par la bande-annonce bassement commerçante de Dans la Vie : on est bien dans un film de Faucon, très loin des clichés douteux de La Vérité si je mens. Si comédie il y a, c'est dans le sens d'un film lumineux, positif, non dans le gag ; et si choc des cultures il y a, c'est dans le finesse, non dans les gros traits faussement humanistes des productions françaises grand public. Il y avait de quoi se ramasser méchamment dans cette idée de base : une Algérienne handicapée et juive... [Lire la suite]
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