24 janvier 2009

Don Quintin l’Amer (La Hija del engaño) (1951) de Luis Buñuel

La Hija del engaño est considéré par Buñuel himself comme son plus mauvais film, même s'il n'y a pas forcément à rougir de cette sympathique comédie. Fernando Soler endosse avec un certain panache le rôle du parfait misanthrope et ses deux acolytes, bras cassés par excellence, se livrent à quelques pitreries plutôt bien rythmées. Il est aussi question, en filigrane, de violence au sein de la famille (le Fernando prêt à détruire au début sa femme; sa fille, Marta, qu'il a abandonnée, battue par son père adoptif, alcoolo) mais également... [Lire la suite]
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23 janvier 2009

Les Paupières bleues (Párpados azules) (2007) d'Ernesto Contreras

Vous voyez Spiderman et Catwoman ? Bon ben prenez l'inverse. Contreras signe l'histoire d'amour mexicaine la plus pathétique of the world et, à défaut d'émerveiller, ses personnages de total "loser" finiraient presque par être touchants. Je dis loser et je suis rude tant l'on a plus tant l'habitude de voir des gens aussi banals, voire normaux au cinoche. C'est tout de même ici assez gratiné dans la normalité, si vous me passez l'expression. La femme aux paupières bleues, c'est Marina : elle vient de gagner un voyage à deux... [Lire la suite]
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23 janvier 2009

Susana la Perverse (Susana demonio y carne) (1951) de Luis Buñuel

Comme Terrence Stamp dans Teorema de Pasolini, la chtite Susana par la seule présence de son corps va foutre la pagaille à tous les étages dans cette hacienda. Doucettement érotique, le film vaut surtout pour le désarmement des hommes devant cette femme : ils tueraient littéralement père et mère pour pouvoir coucher avec elle. On ne sait pas trop ce qu'a fait la Pimprenelle avant de se retrouver dans un centre pénitencier pour gonzesses mais c'est quasiment en faisant un pacte avec le Diable qu'elle se retrouve libérée (l'évasion... [Lire la suite]
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22 janvier 2009

Bug de William Friedkin - 2007

Pour moi qui ne mise pas grand chose sur William Friedkin, Bug est une énorme surprise : c'est le meilleur film de son auteur, et de loin, le gars prouvant enfin à 70 berges quel grand metteur en scène il aurait pu être. Tout satisfait dans Bug : délicieusement anxyogène, travaillant sur une tension tenue avec une finesse remarquable, faisant appel à une paranoia collective que Friedkin vient traquer au fond du coeur de son spectateur, il fait deux fois plus peur que la plupart des films d'horreur. L'angoisse monte très lentement,... [Lire la suite]
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22 janvier 2009

La Mort en ce Jardin (1956) de Luis Buñuel

Voilà un Buñuel assez particulier qui commence par une révolution, ou plus précisément par une émeute, et qui se termine dans un troublant jardin d'Eden... sans Dieu. Si la première partie prend le temps de poser les personnages, la seconde les convie à un trip des plus particuliers dans une sorte de seconde dimension. L'histoire en quelques mots : alors que des étrangers tentent de faire fortune dans les mines de diamants, le gouvernement réquisitionne tout d'un coup les terres. Forcément la colère gronde. Il y a parmi cette clique... [Lire la suite]
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21 janvier 2009

The Mist de Frank Darabont - 2008

Bon, là, faisons simple : The Mist est le meilleur film d'horreur depuis The Descent, un film irrémédiablement voué à faire référence dans le genre. Le plus surprenant est qu'il nous vient d'un cinéaste pour l'instant sans intérêt. Avec ce film, il acquiert immédiatement mon respect le plus profond pour les siècles des siècles. L'histoire est minimale : après une tempête, une mystérieuse brume envahit une petite ville. Une trentaine de citoyens se réfugient dans un supermarché, et découvre que ce brouillard renferme des créatures... [Lire la suite]
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21 janvier 2009

Californication - Saison 2 - 2008

On retrouve le héros le plus rock'n'roll de ce troisième millénaire avec toujours un peu plus de drogue et de multiples apparitions de déesses féminines (la journaliste des Rolling Stones ou la barmaid peuvent me contacter directement sur mon mail). Ah ben sinon, c'est d'un fun à tout casser et on frôle souvent le vide existentiel absolu, mais le personnage joué par Duchovny, le fameux Hank Moody, a toujours le mérite d'attirer une certaine sympathie... On voit bien, dès le début, que l'idée de se remettre avec son ex-femme, la mimi... [Lire la suite]
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21 janvier 2009

On a volé un Tram (La Ilusión viaja en tranvía) (1954) de Luis Buñuel

Sympathique petite comédie mexicaine sur fond social; Buñuel se focalise sur une petite tranche de vie, une anecdote comme le dit la voix-off, pour montrer la vie quotidienne dans la capitale au naturel. Il jette son dévolu sur deux potes qui bossent dans les trams; après avoir réparé le tram 133, ils apprennent que ce dernier doit aller à la casse. Le soir même, imbibés de bière, ils décident de se payer une ultime promenade nocturne, comme une dernière fiesta pour leur cher tram. Au petit matin, la gueule de bois faisant son... [Lire la suite]
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20 janvier 2009

Blanche-Neige et les Sept Nains (Snow White and the Seven Dwarfs) de David Hand - 1937

Décidément Shangols fait feu de tout bois, et c'est non sans fierté que je viens de me retaper ce classique que je n'avais pas vu depuis 1973 environ. D'autant que le ciné-club du bled à côté le passait en v.o. (une erreur, très drôle), ce qui justifie l'aspect pointu de ce blog. D'abord rendons à Cesar : Snow White and the Seven Dwarfs est un film de David Hand, et non du père Walt qui en a pourtant tiré toute la gloire. Ceci posé, qu'est-ce qui reste de nos émerveillements enfantins aujourd'hui que le poids des ans bla bla ? Eh... [Lire la suite]
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20 janvier 2009

L'Argent (1928) de Marcel L'Herbier

Entrée en force de Marcel L'Herbier dans ce blog - les esprits cinéphiles se rencontrent. L'Argent est donc un des must de l'époque du muet, aussi bien au niveau du budget, d'ailleurs, que de la forme. Inspirée du bouquin de Zola, on sent bien que la trame initiale - l'argent qui bouffe les êtres comme la flamme la péloche - n'est pas forcément ce qui intéresse le plus L'Herbier. A l'aide d'immenses décors relativement dépouillés, de séquences filmées à la Bourse ou sur la place de l'Opéra avec plusieurs centaines de figurants, de... [Lire la suite]
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