27 décembre 2009

Plus Fort que le Diable (Beat the Devil) de John Huston - 1953

Un Huston boudé par la critique et le public, ce qui prouve que parfois la critique et le public sont sensés... On ne sait pas trop ce que le John a voulu réaliser avec Beat the Devil : à cheval entre film noir, comédie et polar, il valse sans cesse entre tous les styles sans en trouver aucun, livrant au bout du compte un film étrangement mort malgré le générique impressionnant. La fine fleur des acteurs mythiques (Boggart, Lolobrigida, Jennifer Jones, Peter Lorre), Capote à l'écriture, un noir et blanc purement hollywoodien réhaussé... [Lire la suite]
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27 décembre 2009

Docteur Bull (1933) de John Ford

Avant d'endosser les tenues de juge (Judge Priest) et de capitaine de bateau (Steamboat round the Bend), Will Rogers avait joué au docteur pour John Ford. Peut-être point l'un des summums de la carrière du John mais un petit film sympathique qui montre notre Docteur quasiment seul contre tous dans cette micro communauté basse du front. La foule, chez Ford, est souvent bêtasse et les vieilles peaux de la ville et autres bourgeois confortablement installés qui tentent de forger l'opinion morale en prennent pour leur grade. Le... [Lire la suite]
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26 décembre 2009

Volt, Star malgré lui (Bolt) (2008) de Byron Howard et Chris Williams

La première idée de Bolt repose sur un postulat qui va à l'encontre de toutes les théories B*sti*ennistes sur le sujet : l'animal est capable d'éprouver tout un panel d'émotions et pour le rendre le plus vrai possible à l'écran, il suffit de lui faire croire que la situation dans laquelle il joue est réelle. Notre Bolt se retrouve du coup dans une sorte de Truman Show canin, enfermé constamment dans sa loge pour lui faire croire qu'il a vraiment de super-pouvoirs pour pouvoir sauver sa jeune maîtresse - cela oblige à tourner en... [Lire la suite]
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26 décembre 2009

No puedo vivir sin ti (2009) de Leon Dai

Raflant presque tout aux derniers Golden Horse Awards, devant représenter Taiwan (le titre est trompeur, definitly) pour les Oscar 2010, No puedo vivir sin ti est un mélodrame de base, adapté qui plus est d'un fait divers : un homme s'est suspendu en haut d'un pont avec sa fille pour protester contre le gouvernement qui voulait la lui prendre (bien qu'il en ait eu toujours la garde et qu'il soit le vrai père, sa femme, étant mariée avant de le rencontrer, est la seule parente légale - quel pastis!). Leon Dai retrace les quinze... [Lire la suite]
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25 décembre 2009

Quand se lève la Lune (The Rising of the Moon) (1957) de John Ford

On ne peut pas toujours être en totale admiration devant le gars Ford, et ce Rising of the Moon ne fait indéniablement pas partie des grandes réussites du sieur. Divisé en trois parties, le film nous présente trois vignettes irlandaises "tournées" en décors naturels comme nous l'annonce de façon bien didactique Tyrone Power qui fait trois apparitions po vraiment utiles en présentateur de renom made in Ireland (ce fameux sang irlandais qui coule en ses veines comme une petite rivière de whisky qui... (ben ça va po la... [Lire la suite]
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25 décembre 2009

L'Éclair (Inazuma) (1952) de Mikio Naruse

Petit film sympathique reposant sur les frêles épaules d'Hideko Takamine qui tente de s'extraire tant bien que mal de cette famille où chacun pense un peu à sa gueule. Sans qu'il y ait vraiment d'intrigues, Naruse nous propose de petites tranches de vie de cette famille où chacun fait montre de plus ou moins de volonté, de sincérité... Trois soeurs et un frères issus de quatre pères différents composent cette famille résolument disparate sous l'oeil constamment inquiet d'une mère un peu pâte molle. On suit donc les turbulences qui... [Lire la suite]
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25 décembre 2009

[Rec] 2 de Jaume Balaguerò et Paco Plaza - 2008

J'avoue qu'avec le recul, le premier Rec me reste comme un plutôt bon souvenir. Mélange donc d'impatience et de forts doutes concernant cette suite. Résultat : c'est franchement pas mal. Bon, attention, hein, n'allez pas croire que, et ne me faites pas dire : Rec 2 est encore plus con que son prédecesseur, encore plus mal joué si c'est possible, et ne donne pas les frissons brutaux du premier opus. On s'ennuie une grande partie du temps, et ce ne sont pas les piètres tentatives des scénaristes pour tenter de mettre de la logique... [Lire la suite]
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24 décembre 2009

Marie-Jo et ses deux Amours de Robert Guédiguian - 2001

Ce qui est bien avec Guédiguian, c'est qu'il assume complètement ses goûts communs. Le gars vient de la balle, du peuple, et brandit sa culture populaire avec fierté. C'est particulièrement visible dans Marie-Jo et ses deux Amours : que ce soit au niveau du scénario ou de la mise en scène, tout ce qu'on nous donne à voir est commun : personnages ordinaires, situations banales, avec juste ce petit supplément d'âme souvent indicible qu'y ajoute le père Guédiguian pour passer la barre de la transparence pure. Commune, la musique : France... [Lire la suite]
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24 décembre 2009

Steamboat round the Bend (1935) de John Ford

Si l'homme semble être doué pour perpétrer des injustices, dans les films du père Ford, la Justice parvient toujours, sur le fil, à sauver la face - c'est tout du moins ce qu'on peut être amené à penser après la vision de ce film rondement et aquatiquement mené. Will Rogers dans le rôle phare, capitaine à bord de son bateau à vapeur, va prendre en main la destinée de son neveu Duke - beau gosse hiératique injustement condamné à mort -, de sa compagne - la chtite Fleety Belle (mignonnette Anne Shirley, for the record) à laquelle il va... [Lire la suite]
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24 décembre 2009

Ingeborg Holm (1913) de Victor Sjöström

Un film où l'héroïne s'évanouit au moins trois fois en 1h12 peut honnêtement prétendre à l'appellation de drame. On est en 1913, et il ferait bon d'être indulgent envers ce bon Victor qui bénéficie sensiblement de moins de moyen que James Cameron. On plante une caméra qu'on enfonce bien dans le sol (un vrai sens du cadre, cela dit, au passage), allez hop ça tourne, si la gamine de 1 an trois-quarts regarde constamment la caméra ben on ne va pas non plus se rendre malade, roulez jeunesse... L'histoire est sérieusement construite,... [Lire la suite]
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