29 juillet 2017

Dunkerque (Dunkirk) de Christopher Nolan - 2017

Étrange film qui ne se laisse pas forcément attraper facilement. Ce n'est que plusieurs jours après que j'ai finalement fini par reconnaître que Nolan a réussi un bel objet formel, à défaut d'un film profond. En tout cas il a trafiqué un petit truc assez abstrait, assez étrange, qui joue avec des impressions visuelles qui marquent bien la rétine. Qui l'eût cru ? C'est avec un film de guerre assez basique qu'il réussit sûrement son film le plus épuré et le plus beau, comme quoi le talent peut s'épanouir dans le plus balisé des... [Lire la suite]
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26 juillet 2017

LIVRE : Le Vin de la Jeunesse (The Wine of Youth) de John Fante - 1940

Popopo. Voilà longtemps, bien trop longtemps, que je ne m'étais pas fait un petit Fante, et je suis sur le cul, comme quand on vient de retrouver un vieil ami et qu'on s'aperçoit que rien n'a changé. John Fante, c'est de l'écriture comme on n'en fait plus, une école de la sobriété et de la subtilité, une manière en dentelle de décrire les plus grandes peines, la plus grande misère, les plus grands chagrins, avec la politesse de l'humour. Le Vin de la Jeunesse rassemble une trentaine de nouvelles ayant toutes en commun les souvenirs... [Lire la suite]
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26 juillet 2017

Live by Night de Ben Affleck - 2017

Ce brave Ben Affleck n'est pas un méchant gars : il tire bien fort la langue pour ne pas dépasser du trait et faire un Scorsese-movie avec ce qu'il faut de mafieux patibulaires et de vamps fatales. Mais il aura toujours une gueule de maître-nageur propre sur lui, et il sera toujours beaucoup trop dépendant de ses conseillers en image pour atteindre ne serait-ce que le début de la semelle de son maître. Live by Night n'est même pas nul, il est juste inconsistant. La faute d'abord à un scénario archi-usé, déjà vu mille fois ailleurs,... [Lire la suite]
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22 juillet 2017

Le Vent nous emportera (باد ما را خواهد برد) d'Abbas Kiarostami - 1999

Quand on aime le cinéma, on en arrive toujours à Abbas Kiarostami, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? A une époque, le gars a enchaîné les chefs-d'oeuvre, et Le Vent nous emportera en est un autre, toujours aussi beau, bouleversant et intrépide à la fois. Kiarostami réussit à relier le cinéma le plus expérimental et radical avec un poème émouvant à mort, trouve des ponts entre le cinéma populaire et intello, et ce film en est peut-être le plus bel exemple. Dès les premiers plans, on est en terrain reconnaissable : le gars... [Lire la suite]
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21 juillet 2017

France Société anonyme d'Alain Corneau - 1974

On n'a pas vu de films d'Alain Corneau depuis plus de 11 ans, au vu du sommaire shangolien, il était temps. Ou pas, certes. En tout cas, avec ce premier film, on est gâtés... Pour tout dire, on est même exsangue à la suite de la vision de cet OVNI proprement aberrant. On ne sait pas trop si Corneau, affublé de Jean-Claude Carrière à l'écriture, a voulu réaliser une sorte de Buñuel français, et dans ce cas-là on prend le film comme un manifeste surréaliste (tout boiteux) ; ou s'il se prend au sérieux, et dans ce cas-là on est... [Lire la suite]
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20 juillet 2017

Harry, Un Ami qui vous veut du bien de Dominik Moll - 2000

J'ai voulu vérifier que mon peu de goût pour ce film à sa sortie se confirmait bien 17 années plus tard ; c'est fait. Dominik Moll, c'est vrai, a au moins eu le mérite de relancer, aux temps où la mode n'y était pas du tout, le genre du thriller en France. On lui en sait gré. A sa suite, des tas de gens se sont engouffrés dans la brèche, et notamment Gilles Marchand, auteur du scénario. Cette partie historique terminée (admirez la construction de ce texte), passons maintenant à la partie critique. Les deux bougres se donnent du mal... [Lire la suite]
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19 juillet 2017

Qu'est-ce que la Dame a oublié ? (Shukujo wa nani o wasureta ka) (1937) de Yasujiro Ozu

Une comédie légère du père Ozu qui fonctionne parfaitement grâce à la parfaite alchimie entre un oncle, Komiya, (Tatsuo Saito dont la finesse du jeu n'a d'égale que celle de sa moustache) et sa nièce Setsuko (la pimpante Kayoko Kuwano). Cette dernière apporte toute sa jeunesse et sa modernité au sein du couple que forme l'oncle avec sa femme un peu coincée et stricte. Les quelques séquences, également, entre nippones qui jouent à la Desperate Housewives - en avance sur son temps Ozu, bien sûr...-, ainsi que celles qui mettent en scène... [Lire la suite]
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19 juillet 2017

Big Little Lies de David E. Kelley - 2017

Jean-Marc Vallée n'est pas un cinéaste qui nous a franchement enthousiasmés sur Shangols, mais il regagne indéniablement des points avec cette série finaude. Le voilà en effet qui revient par la petite porte et convainc beaucoup plus que quand il s'attaque au cinéma. Certes, ce n'est pas la mise en scène qui épate le plus dans Big Little Lies, mais tout de même : Vallée parvient à dynamiser cette histoire, et, si on ferme les yeux sur quelques chichis de réalisation (des flash-backs merdiques et des rêves à la con), on peut même... [Lire la suite]
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16 juillet 2017

Les Carrefours de la Ville (City Streets) (1931) de Rouben Mamoulian

C'est avec un plaisir non dissimulé que l'on retrouve un Gary Cooper dans sa trentaine, beau comme un camion de pompier, et la jeunette Sylvia Sidney alors toute jeune débutante à Hollywood : ils sont à l'affiche d'un film de gangsters de fort bonne facture, le gars Mamoulian cherchant ici ou là à apporter une jolie petite touche artistique à la chose. Alors oui, certes, le déroulé est un brin convenu (Gary et Sylvia s'aiment : elle est la fille d'un gars du milieu qui traficote et se retrouve injustement en prison à cause du... [Lire la suite]
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14 juillet 2017

Moby Dick de John Huston - 1956

Huston ne manque pas d'ambition en adaptant le roman le plus complet, le plus beau et le plus profond de son pays. Parvenir à restituer tout ce qui fait le Moby Dick de Melville au cinéma semble totalement infaisable : c'est à la fois un grand roman d'aventures à suspense, un documentaire très précis sur les baleines et une métaphore sur notre rapport à Dieu, allez boucler ça en deux heures de temps. Mais mine de rien, si Huston est très loin derrière la richesse du livre, il parvient toutefois, avec l'aide précieuse et... [Lire la suite]
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