10 mai 2011

Le Courrier de l'Or (Westbound) de Budd Boetticher - 1959

  Déception assez nette face à ce Boetticher-Scott-movie qui ne retrouve jamais la saveur des grands westerns passés (ou à venir, d’ailleurs) du duo. La faute à beaucoup de facteurs absents qui font toute la sève ordinaire de Boetticher : personnages secondaires fades, scénario sans intérêt, et pas même une petite pointe de plan décadré dont le gars a le secret quand il s’agit de prouver qu’il sait être autre chose qu’un simple fabricant de divertissement. Pas qu’on s’ennuie non plus complètement, non, mais il manque à... [Lire la suite]
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10 mai 2011

LIVRE : Mademoiselle Chambon d'Eric Holder - 1996

La lecture de ce livre m'aura au moins permis de me rendre compte d'une chose, c'est que tout ce qu'il y a de bien dans le film de Stéphane Brizé n'est en fait... absolument pas dû au bouquin d'Holder... Brizé ne garde de cet ouvrage que la très mince colonne vertébrale (une histoire d'amour, entre un maçon marié et une maîtresse, qui a bien du mal à s'avouer) et a su inventer (ou développer à partir de presque rien) la plupart des idées (la séquence d'ouverture, le cours donné aux élèves par le maçon, la très longue séquence de la... [Lire la suite]
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09 mai 2011

Etrange Mariage (When Strangers marry / Betrayed) (1944) de William Castle

La Monogram des frères King n'a pas toujours des budgets terribles mais elle a des idées... Voilà en tout cas un film sur lequel l'ami Orson Welles ne tarissait point d'éloges, notamment au niveau du jeu des acteurs. Peut-être pas de quoi sauter au plafond, mais une héroïne, Kim Hunter, qui mérite toute notre compassion et notre respect : la pauvre, tout juste mariée avec un type qu'elle connaît à peine (Dean Jagger, le père caché de Bruce Willis : c'est flagrant, surtout quand il sourit), a d'abord toutes les peines du monde pour... [Lire la suite]
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09 mai 2011

Les Ames nues (Dial 1119) (1950) de Gerald Mayer

Un type dangereux qui s'échappe d'un asile, une prise d'otage dans un bar, des coups de flingues qui swinguent... On est en terrain connu mais Mayer nous en donne pour notre argent : rien que la présentation du tueur, Gunther Wyckoff (Marshall Thompson, shooté à la banane) suffit à mettre l'eau à la bouche ; un type enfermé dans son silence, le regard vide, qui marche comme un zombie... rien de bien dangereux au premier abord, ouais, sauf que dès qu'il a un flingue dans la main, vaut mieux pas trop l'offusquer... Pan, le conducteur... [Lire la suite]
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08 mai 2011

Les Liaisons dangereuses (Dangerous Liaisons) (1988) de Stephen Frears

Revoir ces Liaisons quelque vingt ans après sa sortie et se dire que ce film de Frears a quand même dangereusement vieilli, en particulier au niveau de cette mise en scène très "heurtée", j'y reviens (cela n'augure rien de bon pour Valmont que je vais me refaire dans la foulée) ; film d'acteurs comme on dit : on pourra apprécier la sensualité indéniable de la toute jeune et fringante Uma Thurman, l'évidente fragilité de Michele Pfeiffer qui compose une Mme de Tourvel qui ne peut s'empêcher une scène sur deux d'avoir la larme à l’œil... [Lire la suite]
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07 mai 2011

Le Rôdeur (The Prowler) (1951) de Joseph Losey

Van Heflin est une fois de plus parfaitement à la hauteur dans ce polar signé Losey : séducteur, manipulateur, menteur, opportuniste, il incarne ce flic sans foi ni loi avec un naturel qui ferait presque peur. Appelé par une femme esseulée (le mari de celle-ci bossant de nuit à la radio) et fort avenante (Evelyn Keyes, la trentaine et déjà marquée par une certaine lassitude) ayant aperçu un rôdeur dans les parages, notre flic Heflin va tout de suite sentir le bon coup : dès qu'on l'aperçoit de l'autre côté de la fenêtre, à la place... [Lire la suite]
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06 mai 2011

L'Inconsolable de Jean-Marie Straub - 2010

  Oui, bon, ça va, on a compris, à force, que Straub, quand il lit du Pavese, imagine tout de suite une forêt, des acteurs assis sur des souches et de la lumière qui change. Etait-ce nécessaire de refaire une énième fois la même chose, après les 232 films sur le même principe ? Je n’ai pas l’impression. L’Inconsolable a juste l’intérêt supplémentaire de permettre de constater qu’après la mort de son alter-ego Danièle Huillet, Jean-Marie n’a pas changé ses bonnes vieilles habitudes, mais qu’il se dévergonde grandement... [Lire la suite]
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05 mai 2011

LIVRE : Le vaillant petit Tailleur d'Eric Chevillard - 2003

Ne doutant guère des goûts très affûtés du Bibice en littérature (et ailleurs, of course), c'est avec une certaine confiance que je me penchais sur cette version du conte des Grimm, confiance qui ne s'est point démentie. Chevillard ne reprend qu'une sorte de trame minimum de l'histoire, point de départ à autant de délires verbaux et de digressions narratives. L'auteur et le héros se retrouvent souvent côte-à-côte, Chevillard se lançant dans des histoires abracadabrantes qui n'ont souvent pas plus de lien avec le tailleur que moi avec... [Lire la suite]
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05 mai 2011

Carl Th. Dreyer, un Cinéaste de notre temps d'Eric Rohmer - 1965

Intéressant petit essai, assez austère mais en même temps d’une belle simplicité, sur le père Théodore, réalisé par un Rohmer hyper-pointu et technique comme on ne l’attendait pas. S’il y a là-dedans quelques grands thèmes rohmériens qui font surface, à commencer par la première réflexion qui ouvre le film (Dreyer ne filme pas sa ville, Copenhague, crime de lèse-majesté pour Rohmer, mais qu’il pardonne au maître par une pirouette : si la capitale n’apparaît pas dans ses films, on la sent derrière eux, moui admettons), le cinéaste... [Lire la suite]
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05 mai 2011

Ils ne voudront pas me croire (They won’t believe me) (1947) d'Irving Pichel

On continue notre odyssée de films noirs ricains avec cette très bonne petite surprise mettant en scène un véritable tombeur (Robert Young, séducteur malgré lui) autour duquel gravitent trois femmes, sa légitime (Rita Johnson dévouée et friquée... mais cela ne fait po tout), puis, à tour de rôle, deux bien jolies créatures (Jane Greer, grande classe, et la troublante Susan Hayward). Pas facile de quitter la première quand celle-là tient non seulement le cordon de la bourse mais sait aussi se montrer particulièrement inventive... [Lire la suite]
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