30 mars 2017

Voyage sans Retour (One Way Passage) (1932) de Tay Garnett

  Si l'amour n'existait pas Tay Garnett l'aurait inventé pour réaliser cette œuvre délicieusement romantique (les années 30, hein, tout de même, fi !). La divine Kay Francis au regard si doux est associée au raffiné William Powell au sourire si chou. L'histoire tiendrait sur un ruban qu'on met dans les cheveux : Kay bouscule Powell au comptoir d'un bar. Regard électrique for ever. Ils se retrouvent sur un bateau les menant de Hong-Kong à San-Francisco. Leur amour est plus évident qu'une défaite de Fillon. Seule petite... [Lire la suite]
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30 mars 2017

LIVRE : Mes Petits Chéris de Rudyard Kipling - 1906-1908

Une petite édition qui ne mange pas de pain de la correspondance du bon Rudyard adressée à ses enfants. La tendresse est le maître-mot de cette poignée de lettres adorables, qui rendent parfaitement compte de l'état d'esprit taquin de son auteur, grand écrivain de l'aventure pour moi, et auteur pour enfants d'après l'introduction limitée du livre. Dans ses voyages, notamment à Stockholm où il va recevoir le Prix Nobel, Kipling adresse des mots à la fois attendris et amusants à ses chers petits, leur narrant par le menu et souvent avec... [Lire la suite]
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30 mars 2017

La Mort de Louis XIV d'Albert Serra - 2016

Faire un fim en costumes et en reconstitution d'époque n'est après tout pas si difficile ni coûteux : il suffit de rester dans une seule pièce et de filmer trois acteurs portant plus ou moins perruques et brodequins, et le tour est joué. Albert Serra choisit donc l'option minimaliste, et réussit haut la main le plus beau film historique de l'année. Il filme la mort d'un roi mythique, certes, mais pour ce faire, plante sa caméra au milieu d'une minuscule chambre. Le sujet : l'affaissement d'un corps légendaire, la lente agonie d'un... [Lire la suite]
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29 mars 2017

Les Hommes sans Ailes (Muzi bez krídel) (1946) de Frantisek Cáp

Juste à la sortie de la guerre, Cáp livre une œuvre à la gloire de la Résistance tout en montrant le côté sombre de ces fumiers de collabos. Deux femmes à l'allure angélique incarnent parfaitement l'idée que l'habit ne fait pas le moine tchèque. L'une bosse pour les nazis, l'autre se fait douce comme un lait aux amandes et pourtant... méfiance, méfiance, les femmes peuvent se révéler parfois aussi perfides que ce petit collabo avec la tronche et la petite moustache de l'emploi ; un petit homme engoncé dans ses habits nazis... [Lire la suite]
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29 mars 2017

La Danse du Lion (Kagamijishi) (1936) de Yasujiro Ozu

Peut pas dire qu'on fasse pas un effort pour voir tout Ozu (je désespère pas de trouver un jour en dvd l'un de ces films perdus cela dit...). C'est dans cet esprit gaillard que je m'apprêtais à regarder cette fameuse danse du lion, célèbre dans le théâtre Kabuki. Autant vous le dire tout de suite, ça me parle pas plus que le type d'en bas qui vient de mettre une rustine sur la roue arrière de mon vélo (sale semaine, j'ai cassé une roue il y a deux jours) mais bon pour 2 kwai ou 24 minutes, ça mérite l'effort. Après une introduction... [Lire la suite]
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29 mars 2017

LIVRE : Autoportrait [remake] de Gaspard Delanoë - 2017

Delanoë est un performeur, squateur artistique et diablotin expérimentateur, et il s'essaie ici à un exercice en passe de devenir une forme littéraire complète : l'autoportrait, hérité au départ du I remember de Joe Brainard, transmis avec génie à Georges Pérec qui en a fait Je me souviens, puis à Edouard Levé avec Autoportrait. Soit, avec une succession de phrases fonctionnelles disposées dans un ordre aléatoire, enchaînant les choses importantes et les détails, les anecdotes et les petits faits et gestes de la vie courante, une... [Lire la suite]
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28 mars 2017

Le Tour de France par deux Enfants (1924) de Louis de Carbonnat

  Shangols puise dans ses tiroirs en commentant cette œuvre du gars de Carbonnat qui adapte un célèbre bouquin de lecture pour le cours moyen datant de 1877 (oh putain !). Au programme de ce tour de France (qui passe par Moulins, pas rien), des paysages meuh-meuh, des monuments historiques historiques, de l'artisanat, bref, le parfait cadeau de Noël pour Jean-Pierre Pernaut. L'histoire (passionnante... mouais) de deux petits gars alsaciens qui, à la mort de leur père, quittent l'Alsace alors allemande (l'action est censée... [Lire la suite]
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28 mars 2017

Brimstone de Martin Koolhoven - 2017

Voilà ce que j'appelle un film prétentieux, les enfants, ou je m'y connais pas. Koolhoven aurait pu réaliser un petit western coolos, gentiment féministe, doucement gore, et on aurait pu s'amuser 1h30 sans frais. Mais le gars a d'autres ambitions, dame, et nous sert un long, très long, très très long film boursouflé, qui se prend au sérieux et cause s'il vous plaît des conditions de vie des femmes dans l'Amérique puritaine de la fin du XIXème. Sur les traces de La Nuit du Chasseur, duquel il n'atteint pas la semelle pour ce qui est... [Lire la suite]
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28 mars 2017

Crisis in six Scenes de Woody Allen - 2016

On a lu un peu partout, et Woody lui-même l'a dit, que ce Crisis in six Scenes était une catastrophe, que le gars n'avait rien compris aux recettes d'une série, qu'il fallait oublier ce truc, etc. Heureusement que Shangols est là pour rétablir quelques vérités : voilà un excellent Woody Allen. Franchement, où peut-on trouver un tel humour, une telle fantaisie, attachés à une telle modestie, dans le cinéma et dans la série actuels ? Nulle part, je ne vous le fais pas dire. Woody nous pond un de ces petits trucs sans façon qu'il nous... [Lire la suite]
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26 mars 2017

L'Evadé du Camp 1 (The One that got away) (1957) de Roy Ward Baker

Faire un film sur un prisonnier Allemand qui est parvenu à s'échapper pendant la guerre (apparemment LE seul (!)) quand on est anglais, c'est un sujet déjà ultra fair-play. Faire interpréter le rôle par le Steve McQueen germanique, Hardy Krüger (hâbleur, sportif, tchatcheur... et fier comme un aigle - bon, il est allemand), est tout aussi louable car, même si le gars se la pète grave, il ne représente en rien la caricature de l'Aryen con comme son casque en bol et sanguinaire - il devient même rapidement sympathique tant il est... [Lire la suite]
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