17 juin 2011

So dark the Night (1946) de Joseph H. Lewis

Ah ben oui, on ne peut pas toujours tomber sur de petits chefs-d’œuvre inconnus quand on décide de se pencher sur de "sombres" œuvres estampillées "films noirs". Je n'irais pas jusqu'à dire que So dark the Night est une bouse, mais en tout cas même le terme de simple "série B" serait par trop laudateur... Bon déjà, l'intrigue se passe à Paris puis dans un petit village (Sainte Margot...) et tous les acteurs ont décidé de parler anglais avec a terrrrribeule Frrrrrench accent. C'est drôle les cinq premières minutes (pas besoin de... [Lire la suite]
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16 juin 2011

Insidious de James Wan - 2011

Un travail propret de la part du réalisateur du premier Saw, qui ne restera probablement pas dans les annales des grands films d'horreur (il fait pas peur, par exemple, c'est un petit handicap), mais qui reste suffisamment modeste et bien fait pour qu'on passe un moment sympa. Délaissant son gore facile et ses situations à la con, Wan revient à l'épouvante du samedi soir, avec le scénario le plus simple qui soit : une maison hantée, une chtite famille qui vient y vivre, et c'est parti pour des grincements inquitants, des... [Lire la suite]
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15 juin 2011

Araya (1959) de Margot Benacerraf

"Salarié : homme qui par son travail gagne son sel" : la sentence a du poids si l'on considère la vie de ces saliniers à Araya, un coin proprement désert au bord de la mer situé au Vénézuela. Une vie qui semble ne pas avoir bougé d'une once depuis des centaines d'années (quatre-cent-cinquante au bas mot) avec ces types qui passent leur temps, nuit et jour, à se coltiner ou se trimballer du sel - il y a ceux qui le ramassent en mer, ceux qui le réduisent en fragments sur terre et ceux qui le transportent jusqu'à former de véritables... [Lire la suite]
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15 juin 2011

The Brasher Doubloon (1947) de John Brahm

On est sûrement un ton en-dessous, par rapport à The Lodger, Hangover Square ou The Locket (qui ressort aujourd'hui en France), mais cette version des aventures de Phillip Marlowe (adaptée de The High Window de Chandler - pas vu encore l'adaptation de Leeds, Time to Kill, qui date de 1942) demeure totalement "réjouissante". Robert Montgomery incarne le célèbre privé, et même s'il n'a pas un charisme de folaille (on a un peu peur qu'il vole en l'air en cas de fight), ses petits airs finauds et son petit sourire de dragueur rusé... [Lire la suite]
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14 juin 2011

Johnny Angel (1945) d'Edwin L. Marin

Qui se rappelle d'Edwin L. Marin ? Personne ? Eh ben cela n'est pas non plus très étonnant. Sa petite contribution au film noir (film noir, mouais, disons plus exactement une œuvre qui flirte avec le genre : il y a bien un crime, des pépètes (la blonde fatale et la tendre brune), de la sale trahison dans l'air, mais sinon l'enquête sur ce "bateau-fantôme" le rattacherait plus au film de... port) demeure bien modeste et ce malgré la présence de George Raft en proue ; l'histoire ? j'y viens : son père a disparu en mer avec une... [Lire la suite]
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14 juin 2011

Impitoyable (Unforgiven) de Clint Eastwood - 1992

Clint fait un dernier tour dans le western avant d'entamer l'ultime tournant de sa carrière. Et ça a la classe totale, le classicisme du gars faisant merveille dans cet opus désabusé, sombre, mélancolique et violent. Le sujet n'est pas tout neuf, puisqu'il s'agit d'une énième variation autour de la violence et de l'impossibilité d'échapper à son passé : Clint joue un ancien bandit rangé des balais, qui va s'engager dans un ultime contrat de tueur. Beaucoup d'autres ont exploré la chose avant lui, mais Unforgiven a ce charme... [Lire la suite]
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14 juin 2011

Sans Lendemain (1940) de Max Ophüls

Juste avant De Mayerling à Sarajevo, Max Ophüls avait déjà croisé Edwige Feuillère dans ce récit d'une femme sans guère d'illusion... L'Edwige, depuis la mort de son mari (un vrai truand), est sans le sou ; pour survivre, elle doit bosser dans un cabaret où elle s'effeuille (forcément) et tient compagnie aux clients de passage, un taff d'entraîneuse terriblement dégradant à ses yeux. Un soir, elle croise par hasard, un amour de jeunesse (George Rigaud) auquel elle a honte d'avouer sa déchéance... Elle va se résoudre à passer un deal... [Lire la suite]
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13 juin 2011

Escape (1948) de Joseph L. Mankiewicz

"There's nothing more tragic in life than the utter impossibility of changing what you have done" Galsworthy Bien inspiré de me pencher dans la foulée de House of Strangers sur l'une des œuvres les moins connues de Mankiewicz. L'histoire d'un homme qui, à la suite d'un petit accrochage et la mort accidentelle d'un flic, est condamné à trois ans de prison. Estimant cette condamnation totalement injuste, notre homme va se faire un devoir de se faire la belle et croisera dans sa cavale une poignée d'individus plus ou moins... [Lire la suite]
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13 juin 2011

Street of Chance (1942) de Jack Hively

Voilà encore un petit noir qui partait intelligemment au niveau du scénario mais qui malheureusement patine grave dans la seconde partie. Belle idée que celle de cet homme à deux doigts de se prendre un échafaudage sur la tête et qui devient amnésique : vous allez me dire, c'est po vraiment original en soi, ben si parce que le gars a oublié uniquement la dernière année écoulée ; quand il pense retrouver son petit train-train quotidien (femme, taff...), il se rend compte qu'en un an pas mal de choses ont changé. Non seulement il... [Lire la suite]
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12 juin 2011

La Maison des Etrangers (House of Strangers) (1949) de Joseph L. Mankiewicz

Pas de doute, dans les films noirs comme dans tout, il y a les honnêtes tâcherons, les très bons artisans et puis les grands cinéastes. House of Strangers n'est peut-être pas considéré comme le chef-d’œuvre de Mankiewicz, mais Dieu sait qu'il s'agit d'un grand film. J'ai pris un pied terrible avec le récit de cette famille de banquiers ritals dans les années 30, avec un extraordinaire Edward G. Robinson en pater familias qui mène son monde à la baguette, et ses quatre fils dont Max, le chouchou (Richard Conte, que je trouve... [Lire la suite]
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