03 avril 2016

Child of Divorce (1946) de Richard Fleischer

Premier film de Fleischer sur, pas de surprise, une enfant du divorce. La chtite Roberta, dans l'une des premières scènes du film assez marquantes, est avec des amies lorsqu'elle voit sa mère... embrasser un autre homme. C'est une scène pré-truffaldienne et doublement cruelle : non seulement la chtite perd un bras devant l'infidélité de sa mère mais elle perd également l'autre en devant subir les moqueries des autres enfants. C'est la soupe à la grimace à la casa. Lorsque le père revient (il est souvent en voyage), il ne tarde pas... [Lire la suite]
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02 avril 2016

Bone Tomahawk (2015) de S. Craig Zahler

Il faut vraiment être ricain pour trouver une idée pareille : eh les gars, si on faisait un western avec des troglodytes cannibales ? Ah ouais, pas idiot, original. Bon, le pire c'est encore d'avoir la curiosité malsaine de vouloir mater la chose... On essaie bien de se trouver des excuses : comment a bien pu évoluer le western en 2015 ? Mouais ben pas super. Les héroïnes féminines sortent tout juste du coiffeur et n'ont pas plus de pudeur qu'un ver (ça désacralise le bon vieux temps prude…) et l'on se balade toute la sainte journée... [Lire la suite]
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01 avril 2016

Le Matin de la Famille Osone (Ôsone-ke no ashita) (1946) de Keisuke Kinoshita

Juste après la guerre, les cinéastes japonais (avec la bénédiction des forces alliées...) purent se laisser aller à réaliser des films contre l'ancien pouvoir guerrier nippon. Mieux vaut tard que jamais, certes. Il est difficile de savoir si ce genre de film est le résultat d'une sorte de "mea culpa" national un peu forcé (sous influence des pays vainqueurs...)  ou si les cinéastes peuvent enfin exposer le plus naturellement du monde leur pacifisme longtemps censuré. Le débat est ouvert. Il n'en demeure pas moins que ce récit... [Lire la suite]
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31 mars 2016

Paysage dans le brouillard (Τοπίο στην Ομίχλη) de Theo Angelopoulos - 1988

Pas à dire, le cinéma à l'ancienne du père Angelopoulos fonctionne encore diablement bien aujourd'hui. Je n'avais jamais vu Paysage dans le brouillard, et pourtant quelque chose d'immédiatement reconnaissable en émerge : un cinéma des années 80 qu'on appelait intello, où on sent la présence de producteurs lettrés et de techniciens diplômés, une période d'avant les caméras DV, une période de scénarios longuement mûris et retravaillés... sans jouer au vieux con, un cinéma de machine et de mise en scène qui s'est perdu avec les années... [Lire la suite]
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31 mars 2016

Le Déserteur de Fort Alamo (The Man from the Alamo) de Budd Boetticher - 1953

On n'est pas dans les grands Boetticher avec Randolph Scott, non non, mais tout de même : voilà un bien beau western à la patine classique, dans lequel on reconnaît les tendances du bon Budd : mêler la grande Histoire américaine à un portrait tout en intimité, et infuser de la sensibilité au sein d'un genre considéré comme purement viril. Ça commence par de la fresque : on est en plein siège de Fort Alamo, avec les personnages historiques qu'on connaît depuis qu'on a vu l'ample film de John Wayne : Davy Crockett et Jim Bowie sont en... [Lire la suite]
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30 mars 2016

SERIE : The Knick saison 1 de Steven Soderbergh - 2014

Depuis que Soderbergh s'est retiré du cinéma, il n'a jamais été aussi bon. Après le joli téléfilm Behind the Candelabra, il revient avec une de ses meilleures réalisations, une série historique pourtant parfaitement contemporaine, en tout cas passionnante et magnifiquement torchée. La chose suit les aventures d'un groupe de professionnels de la santé dans un hôpital révolutionnaire du début du XXème siècle : avant les rayons X, avant l'anesthésie, avant la morphine, avant tout ce qui fait le quotidien des hôpitaux modernes, comment... [Lire la suite]
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29 mars 2016

LIVRE : Dispersez-vous, ralliez-vous ! de Philippe Djian - 2016

"Epilée ou non n'a pas changé grand-chose en ce qui me concernait. Je me suis laissé faire comme à l'accoutumée, je me suis assez vite sentie détachée, absente, j'ai fixé le plafond l'esprit vide tout en lui caressant la nuque.Je pensais que si ce n'était pas plus dur, le mariage ne constituait pas une épreuve si terrible." * "Les urgences étaient bondées, il y avait un embouteillage de civières à roulettes, une ambiance de soldes." * "J'ai donné les cendres de mon père aux gnous." Le Djian nouveau est arrivé et les premières... [Lire la suite]
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29 mars 2016

Le Bouton de Nacre (El botón de nácar) (2015) de Patricio Guzmán

Guzmán nous plonge une nouvelle fois dans l'histoire tragique du Chili, traçant de subtiles parallèles entre l'histoire d'hier et celle, plus récente et tout aussi barbare, de la dictature. Il nous conte le récit de ces premiers habitants, ce peuple de nomades des mers composé de cinq différentes ethnies. Avec cet art de lier l'infiniment grand (les océans, le cosmos...) et l'infiniment petit (l'histoire de ses êtres dont les dessins qu'ils se peignaient sur le corps ressemblaient à des constellations, l'histoire de cet être acheté... [Lire la suite]
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29 mars 2016

Absentia de Mike Flanagan - 2011

Minuscule film d'horreur un peu frileux, un peu bancal, un peu pas terrible, mais qui comporte au moins deux ou trois bons plans, ce qui est la panacée dans un film d'horreur récent, reconnaissons-le. Absentia repose sur une chouette idée, déjà, c'est-à-dire qu'on sort de l'orphelinat hanté parce qu'on y violait des enfants, ou ce genre de trucs surfaits : un homme a disparu sans laisser de traces il y a 7 ans, et le film commence quand sa femme, toujours un peu en attente de son retour, est contrainte de signer une reconnaissance... [Lire la suite]
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29 mars 2016

Saint Amour de Benoît Delépine & Gustave Kervern - 2016

Le film le plus alcoolisé du duo infernal est aussi son film le plus empli de bons sentiments, je me demande si on y gagne au change. On est un peu emmerdé devant ce film, pour tout dire, conscient de ce que les gars cherchent, désireux qu'ils y parviennent, et en même temps dubitatif devant l'échec de l'entreprise. Ça tient à peu de choses : une louche en trop, une direction d'acteurs un peu fluctuante, une ou deux baisses d'inspiration par-ci par-là, et le cinéma impur et moche que j'affectionne particulièrement chez eux se... [Lire la suite]
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