04 mai 2017

Mon Nom est Personne (Il mio nome è Nessuno) de Tonino Valerii - 1973

Une très grande idée gâchée par une mise en scène piteuse et un acteur en-dessous de tout, voilà ce à quoi vous aurez droit en matant ce western italien, qui marche pourtant sur les traces de ses modèles hollywoodiens. C'est normal : l'idée est de Sergio Leone, qui a fait la seule erreur de confier la réalisation à Tonino Valerii, qui a mis son point d'honneur à en piétiner la beauté. L'idée de base donc : un jeune mec, abreuvé dès son plus jeune âge aux récits des aventures du légendaire Jack Beauregard, décide de faire rentrer... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 mai 2017

Le premier Rebelle (Allegheny Uprising) (1939) de William A. Seiter

Voilà un John Wayne bien terne, presque aussi bas du front qu'un certain débat : à ma droite, les locaux, de fiers pennsylvaniens qui combattent les Indiens et qui ne veulent point que certaines personnes influentes fassent du commerce (alcool, mais aussi armes en tout genre) avec eux ; à ma gauche, l'Armée menée par un George Sanders aussi ouvert qu'une huître morte, qui voudrait bien mâter ses locaux qui imposent à chacun leur règle ; au centre, des salopiots de commerçants qui au sein de l'armée font leur petit business. John... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 00:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 mai 2017

LIVRE : Dans une Coque de Noix (Nutshell) de Ian McEwan - 2016

Sur le papier, on tique : le roman est une sorte de polar vaudevillesque très classique, genre la femme et l'amant qui complotent pour tuer le mari gênant, sauf que l'intrigue est suivie... depuis le ventre de la femme par le foetus. C'est très discutable, et on imagine les agents effarés supplier McEwan de revoir son script. Mais le résultat est là : le livre fonctionne très bien, et ce concept douteux marque même des points tant il rajoute de l'humour et de la poésie à cette trame hyper-surfaite. Enfermé dans sa "coque de noix", le... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 15:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
03 mai 2017

Norma Rae de Martin Ritt - 1979

Martin Ritt est définitivement un cinéaste plein de dignité. Il réalise avec Norma Rae un film noble et honnête, et s'il est un poil anonyme au niveau de la mise en scène, il est tout à fait juste au niveau des faits, de la manière de raconter, des acteurs, de l'indignation. Ce qui frappe le plus là-dedans, c'est qu'il évite soigneusement les passages obligés de l'exercice, et cherche à être le plus près possible de ce qui s'est passé, sans faire un spectacle tonitruant ou un mélo facile. Le film raconte la naissance du syndicalisme... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mai 2017

LIVRE : I Remember de Joe Brainard - 1975

Voilà, messieurs-dames, le livre qui a inspiré Pérec pour écrire son fameux Je me souviens, ainsi que quelques disciples bien inspirés. On est donc dans une forme désormais connue, celle de la liste de souvenirs livrés pêle-mêle, certains anodins, d'autres fondateurs, certains récents, d'autres remontant à la petite enfance, certains honteux, d'autres glorieux. Le principe fonctionne en plein, comme chez ses successeurs : on lit ces faits très personnels, et notre imagination écrit en quelque sorte un livre parallèle, composé de nos... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 18:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mai 2017

J'ai rencontré le Diable (Akmareul boatda) de Kim Jee-Woon - 2010

Kim Jee-Woon aime la violence pure et dure, à l'instar d'un Tarantino ou de nombre de ses collègues coréens. Si ce goût a pu donner des films funs comme Le Bon, la brute et le cinglé, on ne peut pas dire la même chose de ce J'ai rencontré le Diable, qui pratique le gore et la surenchère avec un raffinement douteux. Le véritable problème du film est qu'il est complaisant. Quand un film n'est absolument pas porté par un fond (et ici, si fond il y a, il est limite discutable), on se met à douter un peu de la viabilité de la chose, je... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 mai 2017

I am not your Negro (2017) de Raoul Peck

Voilà encore une oeuvre qui tombe à pic dans cette semaine où on a le choix entre la peste bubonique et une bonne tourista (sur cinq ans, ça fait long, mais ça passe). Quant à ceux qui prônent l'abstention, je leur conseille juste d'avaler un suppo pour avoir une idée de l'intérêt de la chose. Bref, Peck, en reprenant les mots de James Baldwin (qui s'intéressa dans un ouvrage à trois grandes figures de l'activisme black : Luther King, Malcolm X et Medgar Evers... tous trois assassinés), livre un documentaire, à mes yeux, d'une belle... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 08:24 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
01 mai 2017

Les Frontières de la Vie (The Glass Wall) (1953) de Maxwell Shane

On est sûrement plus dans le film dramatique que dans le film noir pur et dur, mais ne boudons point notre plaisir devant cette œuvre de Shane qui dans l'Amérique ou la France rances d'aujourd'hui garde encore, malheureusement, toute son actualité (soixante-quatre ans plus tard, on aurait même l'impression parfois que les mentalités ont régressé). Soit donc un réfugié de la seconde guerre mondiale, le Hongrois Vittorio Gassman (ouais, on va pas chipoter, hein, ce sont des pays proches...) ; notre homme a vécu 10 ans en camp de... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 20:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 mai 2017

Phobia (1980) de John Huston

Tout le monde se plaît à dire que Phobia est un navet, alors que c'est à peine un radis. Paul Michael Glaser, tout juste sorti de Starsky et Hutch, a repeint sa bagnole en bleu mais il ne fait pas illusion longtemps ; Phobia s'élève à peine au niveau d'un piètre téléfilm aux images vintage déjà vieillottes pour l'époque et au scénario risible. Soit donc le Dr Ross (Starsky), un type spécialisé dans des méthodes psy plutôt radicales : pour soigner un patient, le type a un raisonnement basique ; il faut confronter le patient au... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 08:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 avril 2017

Le Gang des Tueurs (Brighton Rock) (1947) de John Boulting

Excellent conseil de l'un de nos commentateurs que ce film noir... anglais (oui, c'était la journée english après le Baker). Sur un scènar de Graham Greene et des images (lumineuses au besoin, joliment noires sur la fin) de Harry Waxman, Boulting réalise un film noir qui fait date : porté par le visage angélique et le regard ultra-mauvais de Richard Attenborough as Pinkie Brown - tout l'art de l'onomastique (notre jeune homme n'est d'ailleurs pas sans faire penser à un certain Orson Welles à ses débuts), le film n'est pas avare en... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 21:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]