26 avril 2013

LIVRE : Les Chiens de Riga (Hundarna i Riga) de Henning Mankell - 1991

Il est toujours bon d'attraper un Mankell quand l'été se fait attendre, et dans tous les autres cas aussi. On a droit ici encore à du solide et à de l'ouvragé avec cette enquête trépidante menée par le toujours valeureux Wallander. Cette fois, l'intrigue va l'emmener direct en Lettonie, pour une confrontation avec la dure loi politique de l'après Mur de Berlin ; l'occasion pour Mankell d'affiner son personnage encore récent à cette époque, et de lui donner ce caractère qu'on aimera particulièrement par la suite :  Wallander est... [Lire la suite]
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26 avril 2013

Télé gaucho (2012) de Michel Leclerc

Michel Leclerc signe un nouveau film très gentillet qui oscille, au pire, entre Amélie Poulain (Clara, ce qu'elle aime, c'est jouer avec les jets d'eau...) et au mieux un discours ultra bien pensant de gauche molle. Ce qui surprend peut-être finalement le plus, dans cette histoire romantisée de Télé Bocal, c'est de voir dès le générique la présence de TF1 en tant que producteur. Alors que cette télé libre se doit d'être à l'extrème opposé de cette chaîne polissée et putassière, on se doute déjà que les attaques contre cet empire... [Lire la suite]
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25 avril 2013

Les Révoltés de la Claire-Louise (Appointment in Honduras) (1953) de Jacques Tourneur

Oui décidément une ptite pioche parmi les cinéastes que l'on aime en ce jeudi comorien pluvieux post coup d'état (qui a fait pschitt, un peu comme ces deux oeuvres). Tourneur nous emmène au coeur de la jongle sud-américaine (le jardin de mon voisin) sur les traces d'un Glenn Ford qui joue les durs mais oeuvre pour la bonne cause (il doit apporter de la thune au président qui vient d'être destitué par un dictateur... maigre pitch). Le Glenn est accompagné de 4 petites frappes sud-américaines à moustache qui ne servent à rien si ce... [Lire la suite]
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25 avril 2013

Strategic Air Command (1955) d'Anthony Mann

N'y allons pas par quatre chemins, Strategic Air Command, malgré la présence de James Stewart et de sa femme à la voix cassée June Allyson, ne présente aucun intérêt. Sauf si vous êtes un gros fan de B42 mais il y a tout de même peu de chance. Le gars Stewart - justement nommé Holland : décidément, rien ne lui réussit dernièrement... - rempile dans l'armée de l'air pour 21 mois. Il quitte son club de base-ball mais peut toujours compter sur le soutien de sa femme - cool. Son taff : piloter. Le danger : se poser en catastrophe. Il... [Lire la suite]
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24 avril 2013

La Maison rouge (The red House) (1947) de Delmer Daves

Même si ma copie n'était pas au top, cela ne m'a pas empêché de vibrer à cet excellent petit film noir teinté de mystère de l'ami Daves. Edward G. Robinson, avec sa jambe de bois et son allure d'éternel lamentin, trouve là l'un de ses rôles les plus inquiétants (et Dieu sait que je commence à la connaître, sa filmo) : il vit dans une ferme, à l'écart, avec sa soeur (ah oui, c'est jamais bon signe ça...) et une jeune fille qu'ils ont adoptée (des parents morts... dans des circonstances troubles devine-t-on dès le départ... hum... [Lire la suite]
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24 avril 2013

LIVRE : Souterrain-Blues (Untertagblues) de Peter Handke - 2003

On pensait Peter Handke depuis longtemps perdu dans ses contradictions politiques douteuses ; c'était mal connaître les ressources de ce maître de la susprise et de l'expérience théâtrale, qui arrive toujours à nous rebalancer à intervalles réguliers un obus formel de derrière ses fagots. Souterrain-Blues, qui vient de paraître en traduction, est une merveille d'insolence, les deux pieds bien enfoncés dans le monde d'aujourd'hui, et qui en dit beaucoup plus long sur la colère sourde de son auteur que tous les pamphlets du monde. Un... [Lire la suite]
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23 avril 2013

La Rivière d'argent (Silver River) (1948) de Raoul Walsh

Pourquoi dans certains films on est prêts à fermer les yeux devant le moindre petit défaut et pourquoi devant d’autres on a du mal à mettre en avant les qualités ? Ne vous attendez pas à ce que je vous réponde ; le fait est, simplement, que Silver River ne m’a guère emballé. Ça commence pourtant sur les chapeaux de roué avec un Errol Flynn, yankee, qui fait la nique à l’armée sudiste en brûlant sous ses yeux un million de dollars : poursuivi par la dite armée, il mène à fond de train une carriole à laquelle il finit par mettre le... [Lire la suite]
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23 avril 2013

Gummo d'Harmony Korine - 1997

S'il est bien un compère qu'on puisse qualifier de torve, c'est Harmony Korine, qui n'a décidément d'harmonieux que son prénom. Avec ce premier long métrage hallucinant, il prouve déjà son ancrage à deux pieds dans le surréalisme trash, dans le punk freak et dans le morbido-farcesque le plus pur. Description d'un quartier, dévasté par une tornade, mais avant tout description d'une mentalité, d'un univers intérieur, celui de son créateur, le film pourrait se rapprocher de quelques autres grands essais hallucinés, Eraserhead ou... [Lire la suite]
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22 avril 2013

Les Implacables (The tall Men) (1955) de Raoul Walsh

Quelle grande idée que cette odyssée du gars Raoul, à tel point que je me demande si ce n'est pas la mienne. Un western taillé dans le roc avec en tête d'affiche un trio trié sur le volet : Clark Gable avec le visage déjà aussi buriné que celui de ma grand-mère, le couillu Robert Ryan qui se la joue grande classe dans ses costumes de cador et une craquante Jane Russell - je n'évoquerais point pour une fois, étonnamment, le tour de poitrine (j'ai eu ma dose de seins pour un mois avec Russ Meyer, thanks). Une femme entre deux... [Lire la suite]
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22 avril 2013

Ils n'ont que vingt Ans (A Summer Place) (1959) de Delmer Daves

Certains lecteurs m'avaient prévenu : attention, A Summer Place n'est pas pour vous, vous allez encore trouver cela gnangnan... C'est mal connaître mon esprit de contradiction, les ptits gars. Même si le film tire un peu en longueur - 130 minutes, c'est bien 30 de trop -, même si certains acteurs (notamment le couple de jeunots, Troy Donahue et Sandra Dee, ont un jeu aussi figé que leur permanente) sont loin de nous faire vibrer, il y a dans cette oeuvre de Daves à la fois un soupçon de Sirk (dans l'histoire d'amour mise de côté... [Lire la suite]
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