24 avril 2016

L'étrange Obsession (Kagi) (1959) de Kon Ichikawa

Ambiance morbide pour ne pas dire mortifère dans ce film "d'amour" très noir pour ne pas dire ultra caustique de l'ami Ichikawa adapté d'un bouquin de Tanizaki (non lu). Soit donc quatre personnages en quête d'amour : Kenji (Ganjirô Nakamura), qui commence à ressentir les effets de la vieillesse malgré les piquouses de vitamines qu'il s'injecte, n'arrive plus à lever popaul en présence d'Ikuko, sa femme un brin plus jeune que lui (Machiko Kyô et ses sourcils qui foutent les boules). Il se permet d'inviter chez lui le jeune aspirant... [Lire la suite]
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24 avril 2016

Voyage à deux (Two for the Road) (1967) de Stanley Donen

C'était l'époque où Hollywood savait encore faire des films matures (ne restent maintenant que des films d'adolescents très attardés (Apatow, au secours !) ou des films de super-héros à la con (Spider-man, au secours ! Ok j'arrive)). Il faudrait être aveugle pour ne pas tomber sous le charme de ce couple qui s'aime presque "malgré lui", qui essaie ensuite de s'aimer, puis ne s'aime plus guère et se sépare - ou pas. Si ce n'est l'évidente réserve relative aux différentes coiffures de l'Hepburn (une choucroute avec deux ou trois... [Lire la suite]
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24 avril 2016

LIVRE : L'Agrume de Valérie Mréjen - 2001

Mélange de grande simplicité et de sophistication, encore une fois, pour Valérie Mréjen qui signe, avec ce deuxième volet de sa "trilogie intime" un portrait tout en finesse. Après le grand-père, c'est l'amant qui a cette fois les faveurs d'un livre : le texte revient en détails sur les mille et unes anecdotes qui ont constitué l'aventure de l'auteur avec "l'agrume", homme piquant et acide comme son surnom. Par minuscules paragraphes, on avance dans ce récit par petits traits impressionnistes, par le petit bout de la lorgnette, et on... [Lire la suite]
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24 avril 2016

Ne tirez pas sur le Dentiste (The In-Laws) (1979) d'Arthur Hiller

Voilà un genre d'ovni comique qui nous vient de la fin des années 70 et qui associe avec brio un dentiste (Alan Arkin, effaré tout du long) et un agent de la CIA aux méthodes pour le moins particulières (Peter Falk en gaffeur perpétuel). Une association pour le moins surprenante entre ces deux hommes que tout oppose (l'un ultra plan-plan, l'autre totalement azimuté) liés simplement au départ par le mariage de leurs enfants. Falk entraîne Arkin malgré lui jusqu'en Amérique du Sud pour une sombre histoire de plaques volés qui... [Lire la suite]
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22 avril 2016

Midnight Special (2016) de Jeff Nichols

Je sentais qu'un jour ce gars Nichols, qui m'a toujours laissé un peu figue, allait nous pondre un scénario à la Shyamalan. Ben c'est fait avec en plus des emprunts plus ou moins bienvenus à Spielberg (genre, en mash-up, "I see E.T." - le mioche aura même droit au coup du drap sur la tête, bouh !), voire à Lucas, avec cette fameuse salle toute blanche qui lorgne du côté de THX 1138. On suit donc les mésaventures d'un gamin tout lumineux de l'intérieur kidnappé par son propre père (l'incontournable Shannon et son regard torve) : le... [Lire la suite]
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22 avril 2016

Le Grand Jeu (2015) de Nicolas Pariser

On est rapidement plongé dans l'ambiance dans ce thriller politique à la française : Dussolier (royal) en homme politique de l'ombre parvient rapidement à convaincre un écrivain à la dérive, Poupaud (princier), d'écrire un bouquin pour servir ses "intérêts" ; on est dans le petit monde des guillemets, dans le petit monde où l'on se parle, l'on s'entend à demi-mot : on comprend grosso-modo qu'il va s'agir de se servir de groupuscules d'extrêmes-gauches (faut bien qu’ils finissent par servir à quelque chose, de nos jours) pour venir... [Lire la suite]
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20 avril 2016

Permission sur Parole (Urlaub auf Ehrenwort) (1938) de Karl Ritter

On connaît mal en France le cinéma allemand de 1938 - comme s'il y avait une petite reluctance à cet endroit. C'est bien dommage parce que cette Urlaub auf Ehrenwort signé Ritter (un remake sera fait en 1955 par Wolfgang Leibeneiner - promis, vous n'y aurez pas droit cette fois) est un film assez virevoltant qui n'est pas dénué de qualité. Certes, j'en vois d'ici qui font la fine bouche en soulignant le "petit" côté propagandiste de la chose (l'action se passe en automne 1918 mais dès l'intro, les slogans pacifistes qui... [Lire la suite]
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20 avril 2016

Hush (2016) de Mike Flanagan

Je ne suis pas très friand des films dits d'horreur, ce n'est pas une nouveauté en soi. A ceux qui me demanderaient une piste pour me justifier, je commencerais sûrement par arguer du fait que le scénario est souvent con comme la lune. Il était donc une fois un tueur à l'arbalète (au Moyen-Age, cela peut encore se justifier... mais dans le monde moderne ?!!!!) qui décide de s'attaquer - purement gratuitement, Flanagan ne s'emmerde même pas à chercher de quelconques raisons psy antérieures - à une sourde et muette (!). On se dit, au... [Lire la suite]
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20 avril 2016

La Vie très privée de Monsieur Sim (2015) de Michel Leclerc

On se doit de se faire chaque année notre cuvée Bacri. La 2015, fruitée par Leclerc, est dans la bonne moyenne du film bacrique. Soit donc un homme, paumé, solitaire, qui ne comprend pas grand-chose à ce qui se passe autour de lui (c'est pour ça qu'on l'aime, notre Jean-Pierre), qui râle mais, dorénavant, uniquement pour la forme (la sympathique séquence dans la station-service, lorsque la vendeuse refuse de vendre des brosses à dents...) et qui se fait tellement chier qu'il en est réduit à dialoguer avec son GPS. Un type un peu en... [Lire la suite]
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20 avril 2016

Confession (1937) de Joe May

Reconnaisons qu'il est toujours un peu dur de juger un remake à l'aune de l'original... Car une partie de la surprise, de l'émotion ressentie lors de la découverte de celui-ci est forcément un peu absente lors de la vision de celui-là. On est forcément beaucoup plus attentif, du coup, au jeu des acteurs et à la mise en scène (le fameux rêve de Woody Allen de comparer les réalisateurs à partir du même scénario). Côté mise en scène, Joe May est un vieux roublard qui ne se creuse pas trop la tête puisqu'il copie presque au plan près... [Lire la suite]
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