10 mai 2017

LIVRE : Le Jeu du chat et de la souris (Xiànzài wǒ gāi zěnme bàn) de A Yi - 2015

Un premier roman attrapé au hasard dans les rayons, et me voilà pris dans le filet de cette écriture faussement froide et de cette trame glaçante. A Yi écrit ni plus ni moins que son Etranger à lui, et sur les traces de Camus ainsi que sur celles de Dostoievski, réussit une brillante variation sur la culpabilité et le remords. C'est l'histoire d'un garçon qui tue une fille. Comment ? ça, ça va nous être raconté par le menu dans cette écriture behavioriste qui dissèque heure par heure l'acte, la fuite puis la reddition du bonhomme.... [Lire la suite]
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10 mai 2017

Le Décalogue (Dekalog) - 2- Tu ne commettras point de parjure de Krzysztof Kieślowski - 1988

On continue dans la fête au village de Varsovie avec ce film austère et triste comme un jour sans pain (dont voici le titre original, qui ne tient pas dans la bête fenêtre de titre : Nie będziesz brał imienia Pana Boga swego nadaremno). Cette fois le sujet est presque un sujet de comédie, mais on peut compter sur Kieslowski pour transformer ça en drame intimiste le plus tourmenté. Andrezj se meurt dans une chambre d'hôpital. On voit qu'il meurt parce qu'il fait d'étranges rêves d'eau qui envahit sa chambre. Sa femme harcèle son... [Lire la suite]
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10 mai 2017

Theeb (2016) de Naji Abu Nowar

Quand on voit un gamin sur l'affiche, des paysages super exotiques et un titre qu'on comprend pas, on sait qu'on risque le film Pier Import tant décrié par mon camarade. On a peur, on y va sur la pointe des pieds en suivant la trace de ces chameaux sillonnant le désert, ne pouvant se retenir de faire une petite grimace d'usage alors que l'on reçoit le soleil en plein face. Un gamin décide donc, sur son âne, d'emboîter le pas de son grand frère qui accompagne lui-même un Anglais à la recherche de ses troupes (on est à l'époque de la... [Lire la suite]
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09 mai 2017

Jack le magnifique (Saint Jack) (1979) de Peter Bogdanovich

Trois ans après avoir assassiné un bookmaker chinois et deux ans après avoir ouvert la nuit chez Cassavetes, Ben Gazzara trainait sa flemme dans les rues de Singapour. Son taff : mac, et cela lui va plutôt bien... Ce qu'il recherche ? Pas vraiment évident à discerner si ce n'est un certain goût à vouloir partager ses copines et à faire la nique aux Chinois (et non vice versa). On découvre avec un certain plaisir ces rues vintage de Singapour (souvenirs, souvenirs... Ah le Raffles où j'y passais... enfin où je passais devant) et... [Lire la suite]
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09 mai 2017

Le Décalogue (Dekalog) - 1- Un seul Dieu tu adoreras (Nie będziesz miał bogów cudzych przede mną) de Krzysztof Kieślowski - 1988

Dans le cadre de notre cycle "je range mes vieux dvd", passage obligé au rayon polonais, avec cette série fondatrice qui fit connaître son auteur et hanta quelques-unes de mes nuits. Kieślowski démarre très fort avec cet épisode proprement bouffé par la mort dès le départ. Le premier plan : un mystérieux clochard beau comme un Polonais, l'air triste au coin du feu, au bord d'un lac gelé, lève brusquement les yeux vers la caméra. On comprend que tout ce qui va se dérouler ensuite sera sous l'égide de ce regard. Jugement moral ou... [Lire la suite]
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06 mai 2017

Apocalypse now de Francis Ford Coppola - 1979

Oui, je me tape quelques bons vieux jalons du 7ème art cette semaine, il est bon parfois de re-ranger ses dvd. Attaquons-nous donc à ce classique des classiques, pour noter, comme tout le monde, que c'est complètement immense. Coppola adapte Conrad, le plonge dans le Vietnam de la guerre, et réalise une longue plongée psychédélique dans le cerveau d'un homme obsédé et détruit : son film est spectaculaire et profondément intime, onirique et vulgaire, baroque et hanté, triste et violent. La scène-clé, finalement pourrait bien être la... [Lire la suite]
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05 mai 2017

La Règle du Jeu (1939) de Jean Renoir

Classique parmi les classiques, La Règle du Jeu est une tragi-comédie humaine volcanique dont chaque plan est un vrai bonheur, non seulement pour tout "petit cinéphile" en herbe et (bien) plus si affinités cinématographiques : difficile de ne pas être ébloui par cette façon de mettre chaque scène "en mouvement" (de la cohue, à l'arrivée de l'aviateur, à la véritable "armée des ombres" qui regagnent, à la fin, le château), de jouer avec la profondeur de champ (Renoir est bien the "Boss" quand il s'agit de tourner une séquence dans un... [Lire la suite]
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05 mai 2017

LIVRE : La petite Fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy - 1998

C'est un bosseur, pas de doute, le Gaétan Soucy, qui livre ici un roman hyper-travaillé et impeccable au niveau du style. Dans une écriture unique, il s'attaque, comme beaucoup d'autres à la perte de l'enfance, par un biais original. Deux jumeaux vivent à l'écart dans un château délabré, coupés de toute vie extérieure, élevés par un père hanté par son passé et très secret. Le jour où le vieux se pend, leur vie va basculer. L'un des deux va partir pour affronter l'extérieur (le village à côté) et découvrir du même coup sa véritable... [Lire la suite]
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04 mai 2017

Dragon's Return (Drak sa vracia) (1968) de Eduard Grecner

Rien de tel en ces temps rugueux qu'un bon vieux film tchécoslovaque des sixties particulièrement âpre. Soit donc le surnommé Dragon, un type borgne (un peu l'une de mes spécialités), qui revient après plusieurs années dans son village d'origine. Les villageois le regardent comme s'il incarnait la peste et l'on se demande bien ce qu'ils peuvent craindre de ce simple potier (y'a-t-il jamais eu un serial-killer potier ? Eh bien, non, c'est un métier purement pacifiste, potier). A l'aide de quelques flashs-back on va découvrir que... [Lire la suite]
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04 mai 2017

Rusty James (Rumble Fish) de Francis Ford Coppola - 1983

Quand vous découvrez Rumble Fish à 14 ans, la Terre fait une pause d'une demi-seconde dans sa rotation. Autant vous dire que voilà un film qui a marqué ma jeunesse, et celle d'une génération entière, n'y allons pas par quatre chemins. A la revoyure 35 ans plus tard, c'est encore une merveille, il y a comme ça des trésors qui ne vieillissent pas. Coppola, un peu par la bande, entre deux projets, réalise ce petit film extraordinaire, révélant une poignée de jeunes comédiens comme on n'en fait plus (Dillon, Rourke, Penn, Cage, Lane,... [Lire la suite]
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