04 juin 2019

La Patrouille de la Violence (Bullet for a Badman) de R.G. Springsteen - 1964

Alors là, si on se met à fouiller dans la filmographie de Springsteen, on n'a pas fini, le bougre ayant réalisé environ 75 films en 25 ans, pour la plupart des westerns. Bon, s'ils sont tous de la qualité de Bullet for a Badman, on n'ira peut-être pas au bout de cette odyssée : voilà un western bien terne, qui ne retient presque jamais l'attention. Si ce n'était quelques détails psychologiques, et deux ou trois scènes bien tendres pour un film de ce genre, on s'endormirait même facilement devant ce machin bâclé, trop rapide, pas... [Lire la suite]
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03 juin 2019

The Night Stalker (1972) de John Llewellyn Moxey

Et c'est dans les tréfonds de la production télévisuelle (aiguillé en cela par KG) et à l'origine de notre naissance que nous sommes obligés de revenir pour trouver des films d'horreur devenus « classiques »... Mouais, une chose est sûre, on est bien dans la prod télé, c'est pas forcément ici qu'on pourra réviser notre grammaire du cinéma. Mais bon, il y a des efforts, au moins au niveau du casting (recruté dans un EHPAD, certes, mais ce qui n'empêchait pas à l'époque, pour les têtes de liste de ce casting de se taper des... [Lire la suite]
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03 juin 2019

L'Armée (Rikugun) (1944) de Keisuke Kinoshita

On termine avec les films de propagande de la toute première période de Kinoshita. L'Armée a un petit côté ambitieux en essayant de traiter à travers le temps plusieurs « périodes de guerres » nippones, mais fatigue un brin par le discours répétitif de son personnage principal, Tomosuke Takagi, interprété avec fermeté par Chishû Ryû : il faut savoir se sacrifier pour la mère patrie - et l'Empereur, of course - ; la guerre n'est pas une partie de rigolade, qu’on se le dise, nom de Dieu. Tomosuke va d'ailleurs tout... [Lire la suite]
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02 juin 2019

Correspondant 17 (Foreign Correspondent) d'Alfred Hitchcock - 1940

Voilà un solide film d'espionnage, qui réserve son lot de prouesses techniques, d'humour finaud et de couple glamour. On est dans le bon vieux Hitch totalement pro à tous les postes, ni plus ni moins, dans la veine de ses films anglais période 1934-1938 : amusants, plein de suspense et de rebondissements, et très maîtrisé. Autant dire que Foreign Correspondent n'est pas le meilleur Bouddha ; mais il contient suffisamment de moments de bravoure pour y trouver largement son compte. D'abord au niveau technique, où pour le coup on est... [Lire la suite]
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01 juin 2019

LIVRE : Gros-Câlin d'Emile Ajar (alias Romain Gary) - 1974

Hosannah, hosannah, Gary sort en Pleiade, événement qui justifie la relecture de ce premier roman signé Ajar, que j'avais lu dans ma prime jeunese avec un peu de perplexité. Mais, nonobstant l'événement, je dois dire ma perplexité nouvelle devant la chose. C'est tout à l'honneur de Gary que de tenter de nouvelles choses, d'essayer de trouver un nouveau style qui rompe avec le sien, mais son Gros-Câlin est souvent plus proche d'un Boris Vian raté que de la bombe littéraire voulue. Le livre a l'air de recenser tout ce qui est pénible... [Lire la suite]
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01 juin 2019

Règlement de comptes à Abilene Town (Abilene Town) de Edwin L. Marin - 1946

Douce satisfaction à la découverte de ce petit western sans façon, véritable travail de professionnel consciencieux qui ne se donne pas des airs de chef-d'oeuvre astronomique mais parvient plus souvent qu'à son tour à gagner notre coeur. Tout est bon là-dedans, si on excepte la réalisation malheureusement sans caractère de Edwin L. Marin : la gars place sa caméra au plus pratique, sans chercher à faire du style ou à jouer aux originaux. On peut trouver ça class, on peut aussi trouver ça fade. C'est vrai que la mise en scène de ce... [Lire la suite]
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31 mai 2019

LIVRE : Berlin secret (Heimliches Berlin) de Franz Hessel – 1927

Eh oui, bien qu’on puisse cuistrement se proclamer spécialiste mondial de Jules et Jim (il y en a d’autres, malheureusement, et des meilleurs…), on doit reconnaître que l’on n’avait pas encore toute lu l’œuvre de Franz Hessel (Jules, pour les vierges) – je viens surtout de découvrir que depuis 1994, de nouveaux bouquins du sieur ont été traduits : hosannah. Nous voici donc face à une histoire qu’on pourrait appeler douce-amère, où il est question d’un Berlin fréquenté par des bons-vivants bien bourgeois (quand ce n’est plus,... [Lire la suite]
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31 mai 2019

Blue Velvet de David Lynch - 1986

Un film sorti dans les années 80 et qui n'a pas vielli, ça tient de l'exploit. L'étrange pouvoir de fascination de Blue Velvet est toujours là, son aspect pervers dérangeant, ses allures sexuelles et ses aspects surréalistes aussi. C'était sûrement (si on exclut Eraserhead, trop barré pour vraiment boxer dans cette catégorie), le film de Lynch qui annonçait les brillants films cérébraux d'après, un de ces machins, dont on voit bien aujourd'hui combien ils étaient en avance sur leur époque, directement en phase avec le subconscient... [Lire la suite]
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31 mai 2019

Sibyl de Justine Triet - 2019

Rhhaaaaa ça y est, Justine Triet est passée du côté de l'axe du Mal. Après le sympathique Victoria, qui savait inventer de jolis dialogues et diriger les acteurs avec finesse, la voilà qui nous revient par un côté qu'on n'attendait pas (mais qu'on redoutait, il faut bien le dire) : le drame psychologique avec femme forte en larmes. Oui, ça fait peur. Et ça fait encore plus peur quand vous découvrez Sibyl, longuissime pensum torturé sur une psy qui a trop mal et qui pleure. Soit donc la grande Virginie Effira, qui joue pour le coup... [Lire la suite]
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28 mai 2019

Le Phénix (Fushichō) (1947) de Keisuke Kinoshita

On n'arrête pas de se faire plaisir avec ce petit cycle Kinoshita, que dis-je cette véritable rétrospective. Le Phénix, disons-le en intro, est un hymne à l'actrice Kinuyo Tanaka qui, sans aucun doute, part favorite pour le prix d'interprétation et ce quel que soit le festival. De la première séquence où elle s'active (elle est au service de chacun dans cette maisonnée, toujours au taquetto et ce avec le sourire) à cette scène d'anthologie où elle tente de convaincre le père de son futur mari qu'elle est the best, il faut bien... [Lire la suite]
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