28 août 2015

Millennium Actress (Sennen joyū) de Satoshi Kon - 2001

Très grande L'animation n'est pas le genre préféré de vos serviteurs de Shangols, mais quand on tombe sur un film d'une telle maturité et d'une telle sensibilité, on veut bien reconnaître que le dessin animé peut être parfois bougrement beau. Avec Satoshi Kon, on est à mille lieux des niaiseries mangaesque de Miyazaki ou de la virtuosité à tous crins des écoles américaines : Millennium Actress ne parle que de sentiments, avec une finesse qui doit beaucoup plus à Ozu qu'aux cartoons, avec une poésie mélancolique qui vous berce... [Lire la suite]
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28 août 2015

L'Autre (The Other) (1972) de Robert Mulligan

On reste dans les histoire de jumeaux avec ce film résolument tortin et "vicieux" de l'ami Mulligan : une petite ferme bien tranquille, des gens du cru, une mère apathique, une grand-mère russe espiègle, deux petites têtes blondes adorables, véritables Claude François en herbe... A priori, on semble plus dans une ambiance "petite maison dans la prairie" que dans un film d'horreur, ou disons d'angoisse. On se met résolument une fourche dans l'oeil, jusqu'au milieu du manche. Aïe. Il s'avère en effet rapidement que l'une des... [Lire la suite]
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27 août 2015

Mon vingtième Siècle (Az én XX. Századom) (1989) de Ildikó Enyedi

Voilà un objet bien étrange qui nous vient de Hongrie, un film où les instants magiques, sensuels, troublants compensent une trame narrative pas toujours évidente à suivre. L’histoire pourrait se résumer en trois lignes comme en cent : deux sœurs jumelles, à l’aube du XXème siècle, vont être séparées ; l’une va devenir une courtisane bourgeoise, à la fois femme volage et voleuse, l’autre une militante active (elle lit Kropotkine et veut assassiner le ministre de l’Intérieur) à la condition plus modeste – deux femmes... [Lire la suite]
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27 août 2015

I'm here (2010) de Spike Jonze

Etre amoureux d'une femme peut vous coûter un bras... voire plus. C'est à partir de ce principe vieux comme le monde que Spike Jonze réalise ce court mignon comme tout. Il nous transporte dans une ère où les robots (construits plus à base de vieux TO7 70 qu'à partic de Mac) et les humains cohabitent (un monde qui fait plus penser à l'atmosphère très contemporaine de Real Humans qu'à celle de Transformers). Les robots, forcément, semblent plus cantonner à effectuer des boulots de tâcherons (conducteur de bus, ouvrier, bibliothécaire... [Lire la suite]
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26 août 2015

Les Merveilles (Le Meraviglie) (2015) d'Alice Rohrwacher

Nous voici donc dans le thème "film de ruche européen" qui a donné par le passé de bonnes oeuvres - pour ceux qui suivent. Que penser de cette histoire de famille de Rohrwacher dont l'image semble datée d'une autre ère (les années 80, tenterais-je gentiment) ? Ben justement, on dirait un film familial "à l'ancienne" : un père colérique, une mère muette, quatre filles qui s'ébrouent dans la nature et voltigent, justement, telles des abeilles ; on suit en particulier l'une d'entre elles dans son passage en douceur à l'adolescence :... [Lire la suite]
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26 août 2015

Rêves d'Or (La jaula de Oro) de Diego Quemada-Diez - 2013

Sur le papier, on s'attend à l'éternelle cascade de bons sentiments et de dignité oecuménique (Quemada-Diez a été l'assistant de Ken Loach, ce qui augmente le soupçon) : l'odyssée d'un trio d'ados qui tente de franchir la frontière entre le Mexique et les States, avec ce qu'il faut de cavales dans le maquis, de solidarité et de drames, on se dit, oula. On a bien tort : voilà un film très intelligent et très tenu, qui évite la plupart des écueils et s'avère un très joli portrait d'enfance en même temps qu'un exemple d'écriture. Pour... [Lire la suite]
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25 août 2015

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow

S'il y a bien un truc qui m'excite dans la vie, c'est quand les raptors et les T. Rex se battent contre les traptosorus. Soyons sérieux deux minutes : comment deux parents peuvent être aussi cons pour envoyer leur gamin dans ce genre de parc alors qu'à chaque fois, je dis bien à chaque fois, la sécurité est aussi légère que dans un Thalys - sans vouloir jouer sur la polémique, on ne mange pas de ce pain-là dans Shangols. Cette fois-ci, ce petit con de chinetoque, pour faire plaisir à son boss indien (je dis ça, je dis rien, mais la... [Lire la suite]
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24 août 2015

Le Journal d'une Femme de Chambre (2015) de Benoît Jacquot

Jacquot, à l'image du valet Joseph interprété par un Lindon la mâchoire serrée et la démarche lourdaude, livre un film fruste, sec, rugueux. S'il prend un soin tout particulier dans la reconstitution (admirez messieurs-dames ces pinces à linge vintage), c'est bien sûr la gâte Léa Seydoux (toute en frustration et en colère rentrée) qui se retrouve au centre de cette troisième adaptation, après celle de Renoir et de Buñuel, du bouquin de Mirbeau. La Léa, qui n'a pas la langue dans sa poche, va aller de Charybde en Scylla avant de... [Lire la suite]
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23 août 2015

Vincent n'a pas d'Ecailles de Thomas Salvador - 2015

Un premier film, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne ressemble à rien de ce qu'on connaît, ce qui est une qualité. Salvador tente un genre dont il est jusqu'alors le seul représentant : le film de super-héros français. Il se pose donc de vraies et bonnes questions : comment faire entrer le genre comics dans le territoire français, faire se rencontrer le blockbuster et les ambiances pialatoises ou varda-esques bien d'cheu nous ? Contre toute attente, il parvient à mixer les deux genres, parfois un peu au chausse-pied c'est... [Lire la suite]
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23 août 2015

Thé et Sympathie (Tea and Sympathy) (1956) de Vincente Minnelli

Minnelli et l’ami Douglas Sirk sont définitivement les plus grands pour traiter des sentiments, de l'affection, de la tendresse, pour jouer sur la corde délicate de la sensibilité ; certains pourraient ajouter qu’ils sont les chantres de cette notion appelée « amour » mais le terme paraît trop galvaudé, pas assez fin pour décrire l'univers cinématographique de ces deux artistes d'exception. L'autre point commun entre les deux cinéastes résiderait dans la maîtrise des couleurs : Tea and Sympathy est une merveille dans sa... [Lire la suite]
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