16 janvier 2020

Ring (Ringu) d'Hideo Nakata - 1998

Voilà peut-être le dernier film d'horreur "classique", celui qui, avec le personnage assez fabuleux de Sadako, a inventé une nouvelle mythologie. Malheureusement, comme beaucoup de classiques, il a tellement été copié, et parfois même dépassé, qu'il n'en reste plus grand chose aujourd'hui, fors les souvenirs et deux ou trois frissons ici ou là. C'est bien dommage : on se souvient avec émotion de la peur qu'on avait éprouvée il y a 20 ans devant les inventions de Nakata. Aujourd'hui, il ne reste qu'un film assez creux aux effets... [Lire la suite]
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15 janvier 2020

Bannie du Foyer (Tormento) (1950) de Raffaello Matarazzo

Matarazzo, le roi du mélo, est de retour sur Shangols et on peut dire qu'au niveau « avanie » il frappe fort, le salaud. Anna (Yvonne Sanson, rotonde) vit avec son père et sa fourbe de belle-mère : cette dernière a la thune et fait subir l'enfer aux siens. Anna, heureusement (mot qu'on emploiera plus par la suite : c'est plus les malheurs qu'elle enchainera, ce sera d’ailleurs véritablement la loi de Murphy), retrouve Carlo (Amedeo Nazzari, tout le charme dans une moustache) qui va l'emmener, suite à une petite... [Lire la suite]
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15 janvier 2020

Lost Home Movies of nazi Germany (2019) de Nick Watts & Martin Davidson

Vous l'aurez compris, on n'est pas franchement dans le Home Movie "mdr" : si dès les premières images filmées par Eva Braun, on découvre un Adolf décontracté (pas l'air rassurée totalement la gamine - elle a du nez), ce montage d'images et d'extraits de journaux intimes d'époque illustrera quelques instants des plus sombres de notre Histoire contemporaine ; découpé en deux parties justement nommées (Hubris et Némesis), ce "film" dépeint tout d'abord la période 39-42, l'époque où les Allemands pensaient que le Reich durerait... [Lire la suite]
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15 janvier 2020

Au-delà des Grilles (Le Mura di Malapaga) (1949) de René Clément

On ne le laisse pas tomber notre gars Clément même s'il nous sert des romances un peu tièdes. Arf, plaisir tout de même de découvrir Gênes en ruines et Gabin au diapason - pas rasé, dépité, sortant tout droit d'un féminicide (bah elle avait 22 ans, elle voulait partir avec un type de son âge, j'ai serré... Ouais, ça n'excuse rien, hein, on est d'accord ?). Jean, en fuite donc, parvient à s'extraire d'un bateau dans ce port de Gênes avec un objectif : se faire soigner sa molaire - on sent la tension dès le départ. Gabin met des... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

Le Parfum de l'Encens (Kōge) (1964) de Keisuke Kinoshita

Bien belle fresque de l'ami Kinoshita qui nous emmène sur 200 minutes dans l'histoire (amoureuse) pour le moins contrariée de la belle Tomoko (Mariko Okada) : abandonnée par sa mère, déposée dans un bordel par son beau-père à la mort de sa grand-mère, Tomoko va recevoir l'éducation classique d'une geisha - arrivée à maturité (plus de 16 ans, hein, facile), elle est le centre de tous les regards alors même que sa mère, dorénavant, se prostitue (un exemple, this mother...) ; les protecteurs se bousculent mais la jeune Tomoko n'a... [Lire la suite]
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13 janvier 2020

The Nightingale (2019) de Jennifer Kent

Ça va mal aujourd'hui en Australie mais faut pas croire qu'hier (en ce début du XIXème siècle et en Tasmanie, plus précisément) les choses allaient pour le mieux : à l'époque ces bloody fucking English défonçaient sans gêne des Aborigènes abhorrés (ces derniers tentaient de résister avec leurs lances face à la poudre à canon - autant souffler, debout, dans un didgeredoo) et traitaient la chair irlandaise (notamment les ex-convicts) comme de la pelure de pomme de terre... C'est d'ailleurs le sort (atroce) que subit cette pauvre... [Lire la suite]
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12 janvier 2020

Jabberwocky de Terry Gilliam - 1977

Gilliam se désolidarise de ses copains des Monty Python, et pour l'instant on peut dire que, globalement, il a tort. Après son coup d'essai assez brouillon de Sacré Graal, immense film de gag mais privé de mise en scène, le voilà seul aux commandes de ce nouveau film médiéval, adapté d'un conte de Lewis Carroll. Un royaume, un roi, une princesse, un dragon, un écuyer qui va devenir un héros, le scénario est sagement dans les normes ; mais bien entendu, l'esprit foutraque et absurde du compère, hérité de ses potes, va touiller tout... [Lire la suite]
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12 janvier 2020

It must be Heaven d'Elia Suleiman - 2019

On n'attendait pas Suleiman dans un registre aussi léger, lui qui était habitué à nous balancer quelques skuds politiques à travers ses comédies taquines. Mais en y réfléchissant, It must be Heaven pourrait bien être une autre façon de faire de la politique, plus douce, plus rentrée, plus discrète, mais tout aussi frontale. Il s'agit cette fois-ci d'éviter bien soigneusement LE sujet qui fâche et qui semble inévitable quand on est un cinéaste palestinien, la guerre donc, pour se concentrer sur un sujet a priori plus inoffensif : le... [Lire la suite]
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11 janvier 2020

Le Goût du Saké (Sanma no aji) (1962) de Yasujiro Ozu

Tout a une fin, même la carrière du père Ozu. Un dernier film assez serein, au rythme paisible, teinté d'un grand coup de calcaire sur la fin : un vieil homme qui vient de marier sa fille se retrouve à moitié ivre dans la pénombre de sa cuisine. Son plus jeune fils est déjà couché et on a la triste impression que notre patriarche en a plus pour bien longtemps. Malgré cette terrible solitude qui semble envelopper notre homme sur la fin, le ton général du film n'est point trop larmoyant, mais nan. Trois amis se réunissent autour... [Lire la suite]
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11 janvier 2020

Une Vie cachée (A Hidden Life) de Terrence Malick - 2019

Ah je le savais bien, pourtant, qu'il ne fallait plus que j'aille voir les films de Malick, que j'en ressortais à chaque fois avec de l'eczema et des envies de meurtre... Mais, dupé par les critiques qui disaient qu'on avait là un grand beau film qui renouait avec la veine la plus précieuse du gars, je suis rentré dans l'enfer de la salle de cinéma. J'en suis ressorti 3 heures plus tard baigné de la douce lumière du Christ, ceci dit, ça compense. Ça doit être très agréable de vivre dans la tête de Terrence Malick. Son imaginaire,... [Lire la suite]
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