15 juillet 2019

Her Smell (2019) de Alex Ross Perry

On continue de suivre la filmo du gars Perry qui continue apparemment d'écrire avant tout pour sa muse, la multicarte Elisabeth Moss. Disons-le dès le départ, le film vaut avant tout pour sa performance, rockeuse déjantée à la ramasse qui, après avoir traversé moult orages et tempêtes (hystérico-mystique), osera faire un come-back... Alors bon, c'est vrai, depuis qu'on la connaît (depuis Mad Men ce me semble), on a toujours été fan de la Moss, capable de se mettre dans la peau de n'importe quel personnage. Bien. Cela dit, et même... [Lire la suite]
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14 juillet 2019

Nuages lointains (Tōi kumo) (1955) de Keisuke Kinoshita

Ah nom de Dieu de nom de Dieu mais pourquoi est-ce si difficile de vivre selon ses désirs ? Kinoshita nous met dès le départ au cœur d'une situation qui sent la poudre : Keizô (Takahiro Tamura) revient dans son village natal après plusieurs années d'absence ; il apprend d'entrée de jeu que la femme qu'il aimait Fuyuko (Hideko Takamine, on est donc plusieurs sur le rang), first s'est mariée (une sombre histoire d'argent, c'est cruel) et secondo qu'elle est veuve avec une chtite fille. On voit le paquebot venir de loin : est-il... [Lire la suite]
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13 juillet 2019

LIVRE : John Barleycorn : le Cabaret de la dernière chance (John Barleycorn) de Jack London - 1913

Bon sang de bois, voilà un chef d'oeuvre, les amis, cette fois croyez-moi. Je viens de lire deux fois de suite ce livre que j'avais oublié dans l'oeuvre pléthorique du grand Jack, et vous me voyez sur le cul devant la générosité, la sincérité, l'élégance, l'intelligence, l'humour de ce bouquin. Dans un style assez proche de son plus grand livre, Martin Eden, London se livre pieds et poings liés à son lecteur en racontant sa vie entière à l'aune d'une de ses plus fortes tendances : l'alcool. Cette autobiographie alcoolisée est donc un... [Lire la suite]
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13 juillet 2019

Big Man Japan (Dai Nippon-jin) de Hitoshi Matsumoto - 2007

Il y avait du matériau dans ce film, et si Matsumoto avait fait preuve d'un peu plus d'attention à la mise en scène et au rythme, on aurait pu avoir un machin très sympa sur le statut de super-héros, qui aurait fait passer le genre comics dans une autre dimension. Mais tel quel, après 20 minutes assez bluffantes, on se retrouve devant un petit objet mal fagoté, et on regarde le reste passivement. Ça commence de façon un peu faussement maligne, de toute façon, et on sentait le sujet de court-métrage gonflé en long : dans un style... [Lire la suite]
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12 juillet 2019

L'Argent de la Banque (The Silent Partner) (1978) de Daryl Duke

Qui donc encore, à notre époque, mate des films tournés au Canada dans les seventies ? Qui ? Oui, on est peu. Le premier enseignement de cet excellent petit thriller vintage (si, si, c'est assez palpitant, en tout cas plus qu'un film sur les moules), c'est que les soutiens-gorge n'existaient pas encore, gloire à Dieu, dans ces années-là ce qui rendait éminemment plus facile tout déshabillage impromptu. Le deuxième enseignement c'est qu'on peut être un réalisateur totalement inconnu au bataillon (le mien tout du moins) et trousser... [Lire la suite]
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12 juillet 2019

Poil de Carotte (1932) de Julien Duvivier

La première bonne nouvelle de cette nouvelle version duvivierenne de Poil (la précédente, muette, datée de 1925), c'est que la copie (thanks Criterion) est absolument magnifique, pour ne pas dire mirobolante. Beauté du noir et blanc, beauté des "flous" au second plan, précision absolue des gros plans (la vache en particulier est top - les acteurs étant dans l'ensemble assez laids) : il n'y a pas à dire c'est une plus-value lorsqu'on s'attaque à ce genre de film tourné dans les thirties ; comme le son est au diapason, que le petit... [Lire la suite]
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11 juillet 2019

Le Retour du Fils prodigue (Návrat ztraceného syna) (1967) de Evald Schorm

On est dans le bon vieux film tchèque des sixties avec lecture politique obligée en fond (un type enfermé dans un asile après un suicide, ça motive forcément toute volonté d'interprétation) ou pas... Ou pas, parce que force est de reconnaître ici que Schorm ne cherche pas forcément à forcer les traits chez cet individu qui vit certes un certain mal-être au sein de cette société mais ce mal pourrait sans doute être le même... dans toutes les sociétés. Qu'est-ce qui l'a poussé au suicide, nom de Dieu ? Lui-même semble bien le dernier... [Lire la suite]
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11 juillet 2019

Enfance (Shōnenki) (1951) de Keisuke Kinoshita

On reste en enfance sur Shangols avec cette œuvre de Kinoshita (vous commencez à connaître, non ?). Keisuke aime les petits, ou tout du moins ceux qui n'ont pas pour raison de vivre la gloriole (c'est certes plus facile après-guerre de faire dans le modeste, mais ne soyons point cynique). Il est surtout question ici d'une mère et son fils, une mère courage prête à tout, avec le sourire et les mollets, pour nourrir sa famille, et un fils ado prêt à tout, avec un certain esprit de résilience, pour faire le dos rond, subir et grandir.... [Lire la suite]
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10 juillet 2019

Escape in the Fog de Budd Boetticher - 1945

Oui, alors là on est dans le simple artisanat effectué par un Boetticher encore débutant, qui ne signait d'ailleurs pas encore "Budd" mais "Oscar". Escape in the Fog est à cheval entre le film noir et le film d'espionnage, et il convainc beaucoup plus du premier côté que du second. Parce que Boetticher sait indéniablement déjà planter une atmosphère, classique certes mais efficace, notamment dans les ambiances brouillardeuses de son histoire : nous sommes à San Francisco en pleine guerre. Un espion doit absolument faire passer des... [Lire la suite]
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09 juillet 2019

Too Old to Die Young de Nicolas Winding Refn - 2019

Voilà une de ces séries dont on sent bien qu'elles vont quelque part marquer le genre, laisser une trace dans l'histoire de la télé, un peu comme Twin Peaks (dont elle s'inspire plus souvent qu'à son tour) ; une de ces séries dont on sent dès le départ qu'elle se démarque de ses petites camarades car elle recèle une ambition artistique, un style, un ton qui n'a que peu à voir avec les considérations d'audimat de ses soeurs ; une de celles qui méritent à peine le nom de série tant on sent qu'elle n'est en fait qu'un long film de 15... [Lire la suite]
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