08 septembre 2018

Le Poirier sauvage (Ahlat Ağacı) de Nuri Bilge Ceylan - 2018

Toujours fin et délicat, le Nuri, qui nous revient avec un film qui lui ressemble tout en s'éloignant un petit peu de ses inspirations traditionnelles. Cette fois-ci, il s'intéresse à Sinan, jeune plein d'ambition, qui revient après ses études dans son village natal. Le gars a depuis écrit un roman, et cherche à le faire éditer, c'est-à-dire à réunir la somme qui lui manque pour accéder, il en est sûr, à la notoriété. Il retrouve là sa famille, et notamment un père assez fantasque (le gars rigole tout le temps), complètement asservi... [Lire la suite]
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06 septembre 2018

Godzilla (Gojira) (1954) de Honda Ishirô

Les Japonais n’ont pas de bol avec le nucléaire, on connaît la chanson. Difficile de rester d'un sérieux papal devant ce classique de la science-fiction horrifique même si l'image est magnifique (cette curieuse façon d'éclairer parfois uniquement le centre de l'écran donne une impression des plus claustrophobiques), même si le fond est bougrement intéressant (les tests atomiques réveillant la bête (qui est en nous ?), le savant borgne préférant se saborder avec sa machine secrète de destruction massive (il garde un œil ouvert et... [Lire la suite]
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06 septembre 2018

Chien de Samuel Benchetrit - 2018

Benchetrit a un problème avec la lose-attitude, si on en croit ce film totalement déprimé, qui va chercher dans le fond du fond de la banalité de la vie, alors que le bougre semble lui-même très éloigné de ce milieu (je lis Paris-Match chez le dentiste, et je ne vois que réussite amoureuse, succès financiers et photos de mode pour lui). Je ne suis pas psy, mais il y aurait sûrement là quelque chose à chercher dans la culpabilité d'être riche et célèbre, ou en tout cas dans une sorte de sado-masochisme envers ses personnages (et du... [Lire la suite]
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05 septembre 2018

Heureux mortels (This Happy Breed) (1944) de David Lean

Dieu que nos amis anglais peuvent être bavards... On veut bien admettre qu'au départ il s'agisse d'une pièce de théâtre (de l'incontournable Noël Coward), il n'en demeure pas moins qu'on a les yeux qui finissent par fatiguer à suivre ces trois lignes de sous-titres qui s'enchaînent comme une batterie de mitraillettes. Pour un peu, on finirait par perdre totalement le fil des personnages dans cette famille (les Gibbons from 1919 to 1939) qui ne cesse de s'invectiver. A ma droite donc, le père, type humble et réservé. A ma gauche, la... [Lire la suite]
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05 septembre 2018

True Stories (1986) de David Byrne

Voilà une œuvre qui n'est pas sans rappeler le style, les ambiances à la Todd Solondz, le petit côté avant-gardiste en plus, les répliques fun et drolatiques en moins. Non point que Byrne (la tête des Talking Heads) ne tente pas un certain humour à froid mais il n'a pas franchement trouvé en moi preneur... True Stories est une petite histoire de l'Amérique en miniature (Virgil, Texas) qui pourrait se décliner à plus grande échelle. Byrne va d'habitat en habitat, nous présente une poignée de ses habitants qui ont tous leur petite... [Lire la suite]
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04 septembre 2018

Saludos Hombre (Corri Uomo corri) de Sergio Sollima - 1968

Contrairement à quelques-uns de ses collègues en westerns-spaghetti, Sergio Sollima n'a pas laissé une trace indélébile dans l'histoire du genre, et il a fallu que Patrick Brion, et maintenant vos serviteurs, l'extirpent de l'oubli pour qu'on en parle encore. Un travail tout à fait honnête que ce Saludos Hombre, qui recycle sagement les éléments fondateurs du genre (les cow-boys, le trésor caché, le bon, la brute, le truand, la ou les femmes fatales) et y ajoute comme il se doit une touche de modernité, histoire de se démarquer et... [Lire la suite]
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04 septembre 2018

Le Livre de la Jungle (Jungle Book) (1942) de Zoltan Korda

Zoltan et Alexander ajoutent une autre corde à (...) leur arc anglais : le fameux bouquin de Kipling qui bénéficie de la présence du jeunot Sabu (oui, bon) et surtout d'une production assez chiadée : des beaux décors avec des fonds joliment peints à la main, une jungle dense et peuplée d'animaux sauvages et des effets spéciaux qui n'ont pas du tout à rougir (beaucoup aimé les déambulations de ce faux Kaa dans l'eau ou encore de cet immense crocodile dont l'ouverture de gueule impressionne ; le combat avec le tigre en peluche dans... [Lire la suite]
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04 septembre 2018

LIVRE : Feuilleton d'Eric Chevillard - 2018

Il y a, comme tous les mois de septembre, de bons livres de la rentrée littéraire, il y en a de mauvais (plus nombreux), mais en règle générale, trouver un peu de style et de souci d'écriture revient à chercher le Graal dans cette somme de bouquins oubliables. Heureusement, il y a Chevillard. Et on a beau dire, il y a les mauvais livres de Chevillard et les bons (plus nombreux), mais où trouver ailleurs un peu de cette brillance d'écriture, un peu de cette beauté parfaite, un peu de cet humour subtil allié à une construction complexe... [Lire la suite]
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03 septembre 2018

Gertrud (1964) de Carl Theodor Dreyer

Je me faisais réellement une joie de revoir Gertrud du père Dreyer gardant de cette histoire d'amour à quatre un souvenir très lumineux et plein de vie (…). Je ne sais pas trop sous quelle drogue j'étais à l'époque mais j'aurais dû en garder une caisse. Attention, là on s'attaque à du Danois taillé du palissandre, du très lourd. Forcément, on ne peut qu'être assez soufflé par cette mise en scène au millimètre, ces plans-séquences sans un poil qui dépasse, ces éclairages qui tombent pile-poil sur le visage ou le regard des... [Lire la suite]
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01 septembre 2018

Touchez pas au Grisbi (1954) de Jacques Becker

Retour au polar français pure souche, genre ambiance ambiance (faudra être patient pour les scènes d'action réservées au dix dernières minutes), Gabin gabinisant ("je vais me jouer mon air" – et bing, un air d’harmonica bien plombant), tirant la tronche à l'envi comme s'il avait déjà lu le scénar (l’histoire du coup d'une vie qui marche, puis qui foire), séduisant de la chtite pépée à tour de bras, refourguant des baffes bien lourdes à la gente féminine comme aux abrutis masculins dès que la soupape pète... Gabin c'est le pépère... [Lire la suite]
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