28 mars 2018

Le Joueur (Игрок) de Fiodor Dostoïevski - 1866

Énième relecture de ce petit trésor de cruauté, dans lequel semble se concentrer toute la fameuse "âme russe" dont on nous tanne sans parvenir à la définir exactement. Comme à son habitude, le père Dosto met son contexte à hauteur de ses personnages, comprenez que la folie de ces derniers épouse les paroxysmes du décor et de la trame. Cette fois, il s'intéresse à Roulettenbourg, ville balnéaire allemande où une smala russe prend ses quartiers d'été : il y a le Général, vieux grippe-sou raide dingue d'une Française cupide et... [Lire la suite]
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28 mars 2018

Sylvie et le Fantôme (1946) de Claude Autant-Lara

"Si les morts n'étaient pas plus intelligents que les vivants, à quoi servirait-il d'être mort ?" Jean Aurenche coupant l'herbe sous le pied au grand philosophe Paulo Coelho. Du cinéma de papa au cinéma de papy il n'y a qu'un "pa" : petit retour sur l'ennemi Claude Autant-Laura pour un film de gentils fantômes pour gentils enfants (ma fille a tenu 8 minutes, elle a le nez creux). Quel plaisir de retrouver Odette Joyeux coiffée comme Dick Rivers et portant une collerette en forme d'aileron de Formule 1. Oh non, elle n'a rien... [Lire la suite]
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28 mars 2018

Call me by your Name de Luca Guadagnino - 2018

Oh le joli film tout en subtilités, en non-dits et en délicates touches de bon goût pour exprimer l'inneffable... On ne reprochera pas à Guadagnino de ne pas faire d'effort pour donner dans la mesure et le presque rien. Dès le générique, on tique, quand on voit écrit "scénario : James Ivory" ; déjà parce qu'on croyait le bougre mort depuis 1991, ensuite parce que si lui s'avère vivant, son cinéma est désormais dans le camp des trépassés pour de bon, et que c'est pas dommage. Mais dès les premières images, le spectre du lord anglais... [Lire la suite]
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27 mars 2018

Dieu pardonne... moi pas ! (Dio perdona... io no !) de Giuseppe Colizzi - 1967

Avouez que vous ne vous y attendiez pas : l'entrée dans Shangols du duo Terence Hill / Bud Spencer. C'est comme ça, il faut savoir surprendre le lecteur. Bon, en fait on est plutôt pour l'instant dans la période Mario Girotti / Carlo Pedersoli, puisque les deux bougres ne sont pas encore les stars qu'ils seront, que leur couple n'est pas encore un couple, et que c'est même le film qui marque leur rencontre (ah tiens, non, un petit Ulmer de 1959 semble les avoir déjà réunis, mais bon...) Rencontre qui se fait donc sous le soleil... [Lire la suite]
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24 mars 2018

The Monster de Bryan Bertino - 2016

Décidément rien à attendre de ce Bryan Bertino, déjà coupable d'un catastrophique The Strangers en 2009. The Monster démarre pourtant sur les mêmes bonnes bases, c'est-à-dire sur de la simplicité, qualité rare mais primordiale pour le cinéma d'horreur. Une mère célibataire et sa fille se disputent sans arrêt, il est temps que ça cesse, et elles partent pour rejoindre le foyer du père. Mais au cours de la traversée d'une forêt, elles percutent un loup. Bloquées au milieu de nulle part, elles vont découvrir que les bois renferment une... [Lire la suite]
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24 mars 2018

Première Victoire (In Harm's Way) (1965) d'Otto Preminger

Hasard de ma programmation hasardeuse, voilà que surgit un Otto Preminger alors même que l'on en parlait il y a peu dans les commentaires. J'adore Preminger, le casting est mirobolant, le noir et blanc scopé magnifique, les batailles avec les petites maquettes de bateaux bluffantes et pourtant, et pourtant... J'ai trouvé cela, allez, solide, carré, propre, mais aussi longuet et pour tout dire, un peu plat... Ces discussions à n'en plus finir entre petits soldats de la Navy couillus ou entre ces hommes en blanc et leurs compagnes si... [Lire la suite]
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24 mars 2018

Ni Juge, ni soumise de Jean Libon & Yves Hinant - 2018

Un Strip-Tease puissance 10, voilà ce que nous propose le brave Jean Libon avec ce portrait drolatique d'une juge d'instruction bruxelloise dans l'exercice de ses ardues fonctions. Si vous aimez le genre foutraque et honteusement de mauvaise foi de la série télé, vous adorerez regarder ce personnage haut en couleurs, au verbe haut, sachant parsemer dans sa profession souvent difficile humour et humanité, méritant parfois de solides baffes pour faire taire ses formules à l'emporte-pièce et parfois des salves d'applaudissements pour... [Lire la suite]
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23 mars 2018

Big Little Lies de David E. Kelley - 2017

Jean-Marc Vallée n'est pas un cinéaste qui nous a franchement enthousiasmés sur Shangols, mais il regagne indéniablement des points avec cette série finaude. Le voilà en effet qui revient par la petite porte et convainc beaucoup plus que quand il s'attaque au cinéma. Certes, ce n'est pas la mise en scène qui épate le plus dans Big Little Lies, mais tout de même : Vallée parvient à dynamiser cette histoire, et, si on ferme les yeux sur quelques chichis de réalisation (des flash-backs merdiques et des rêves à la con), on peut même... [Lire la suite]
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23 mars 2018

Play (2011) de Ruben Östlund

Palme oblige, nous voilà en mission de rattrapage pour découvrir l'œuvre passée du gars Östlund. Je ne saurais dire pour l'heure si The Square est démesurément farcesque, le fait est que ce Play est, indéniablement, intelligemment calibré. Le postulat de départ est simple : trois gamins d'une dizaine d'années se retrouvent pris dans les filets d'une petite bande de blacks qui va les mener, le temps d'une journée, par le bout du nez. Pour leur extorquer leurs affaires ? Possible mais l'essentiel n'est pas forcément là. Ce qui semble... [Lire la suite]
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23 mars 2018

LIVRE : L'Ami parfait (Den perfekte Vännen) de Jonas Karlsson - 2009

Les livres de Karlsson sortent en France dans un joyeux désordre, mais on retrouve indéniablement le regard original du brave Suédois dans chacun d'entre eux, si bien qu'on a l'impression, mais oui, que le gars est en train de construire une oeuvre. Oh, bien sûr, pas une oeuvre surpuissante et unique, mais il y a une cohérence indéniable dans le ton employé dans tous ses livres, un mélange de comique absurde, de surréalisme et de fond de gravité qui, à chaque fois, bluffe pas mal. Ici, on est dans la veine légère du bougre : 14 petits... [Lire la suite]
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