24 mars 2017

Le Fils unique (Hitori musuko) (1936) de Yasujiro Ozu

Premier film parlant d'Ozu, qui après s'être intéressé aux sans-le-sou signe un film en forme de transition entre la classe ouvrière et les prémices de la classe moyenne : il s'agit en effet de l'histoire d'une mère qui bosse en province dans une usine qui fabrique de la soie et qui décide, après quelques hésitations, d'envoyer son fils à l'école supérieure. On ne peut point dire que le fils va devenir millionnaire, loin de là, mais une petite touche d'espoir, malgré les déconvenues, finit néanmoins par pointer le bout de son nez.... [Lire la suite]
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21 décembre 2016

Une Auberge à Tokyo (Tokyo no yado) (1935) de Yasujiro Ozu

On retrouve la veine ultra réaliste d'Ozu et le couple formé par Takeshi Sakamoto et son gamin Tomio Aoki - qui se voit doté de la présence d'un petit frère, fin comme une pousse de bambou - dans cette histoire de chomdu. Une musique déchirante - trois violons dont deux avec des cordes cassées - vient souligner souvent la tristesse de la chose, les envies de suicide planant souvent méchamment dans l'air : "C'est horrible d'être pauvre" finira par dire notre bon vieux Sakamoto fataliste et dont le goût pour le sake n'a d'égal que la... [Lire la suite]
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24 octobre 2015

L'Amour d'une mère (Haha wo kowazuya) (1934) de Yasujiro Ozu

Oui, bon c'est vrai qu'ils ont perdu la première et la dernière bobine... Malgré tout, il y a beaucoup de bonnes choses dans ce film muet, notamment dans le mimétisme entre les deux jeunes garçons et dans ce thème ozuesque de la famiglia. On prend le récit lorsque les deux jeunes garçons, Sadao l'aîné et Kusaku, apprennent à l'école que leur père vient d'avoir une attaque. Scènes extrêmement touchantes et comiques, leur actions étant toujours parfaitement parallèles (même hochement de tête, même regard inquisiteur envers les adultes,... [Lire la suite]
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25 juillet 2015

Femmes et Voyous (Hijosen no onna) (1933) de Yasujiro Ozu

Pendant que les Chinois filment la route, Ozu enchaîne les chefs-d'oeuvre. Film muet (un de ceux qui restent donc parmi la vingtaine de ses films perdus), Femmes et Voyous propose une variation sur la jalousie et l'amour à la vie à la mort à la Bonnie and Clyde sauf que là, l'espoir est de mise. Tokiko est un petit bout de femme que convoque le fils de son patron : il lui offre rubis sur ongle (au sens propre) mais celle-ci, si elle accepte le cadeau, ne lui permet rien de plus, ne lui fait aucune promesse. Elle est en fait acoquinée... [Lire la suite]
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29 janvier 2015

Cœur capricieux (Dekigokoro) (1933) de Yasujiro Ozu

Dans la veine des films sociaux de Ozu, l'oeuvre introduit l'excellentissime Takeshi Sakamoto, en père de famille solitaire, associé à Tomio Aoki, gamin facétieux et têtu comme une mule. On est en 1933, c'est pas la fête du kimono au Japon, chacun tentant de voir venir, au jour le jour. L'intrusion d'une jeune femme sans domicile va titiller le Sakamoto, même si au final Ozu se concentre surtout sur les relations pleines de légèreté et d'émotion entre le père et le fils. Tout le quartier est réuni pour écouter l'histoire d'une... [Lire la suite]
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07 novembre 2014

La Femme et les Favoris (Shukujo to hige) (1931) de Yasujiro Ozu

Egalement intitulé La Femme et la Barbe, le titre français ci-dessus ajoute à la confusion (subtil jeu de mot sur "favoris" se dit-on) mais qui finalement est peu en accord avec l'histoire. "Le barbu et ses favorites" serait finalement plus en adéquation avec la trame. Okajima est un pro dans l'art du combat traditionnel (Pierre Richard a dû s'inspirer fortement de la scène d'ouverture dans le Retour du Grand Blond, franchement hilarante - oui, bon pas sûr qu'il l'ait vu, ok) et porte fièrement sa grosse barbe style Capitaine... [Lire la suite]
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06 octobre 2014

Le Chœur de Tokyo (Tokyo no kôrasu) (1931) de Yasujiro Ozu

Un excellent Ozu qui va du burlesque au drame social en passant par la peinture familiale. On passe du rire au pathétique, parfois au sein même d'une séquence comme celle, centrale dans le film, où les deux parents se retrouvent à jouer avec leurs enfants en cachant leurs problèmes. Presque aucun travelling et beaucoup des fameux plans "tatami" au sein de la cellule conjugale, le film est d'une grande sobriété avec en conclusion une sorte de banquet traditionnel que l'on retrouvera dans plusieurs films à venir. Le film s'ouvre sur... [Lire la suite]
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23 septembre 2014

Marchez joyeusement (Hogaraka ni ayume) (1929) de Yasujiro Ozu

Quitte à paraître un peu trivial, il faut reconnaître qu'il faut avoir une certaine pugnacité pour voir tous les films de Ozu. Déjà, allez savoir pourquoi, les seules copies disponibles sur internet sont des diffusions de la télévision italienne la Rai Tre : donc sous-titrées en italien ; les seuls autres sous-titres que l'on peut trouver sur divers sites sont en espagnol... Ni une, ni deux, j'ai fait traduire ces derniers par mon pote Jean-Phi Davodeau (qu'une statue lui soit dressée) pour regarder ce Ozu dans de parfaites... [Lire la suite]
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14 septembre 2014

J'ai été recalé, mais… (Rakudai wa shita keredo) (1930) de Yasujiro Ozu

Il s'agirait presque d'un préquel de J'ai été diplômé, mais... (j'explique pas pourquoi, hein?) qui paradoxalement est presque plus optimiste dans le ton que ce dernier. Petite plongée dans l'art du pompage en classe, avec nos étudiants qui écrivent leurs cours sur leur chemise. Cela se révèlera fatal pour notre pauvre étudiant lorsque, le jour de l'examen final, sa chemise sera malencontreusement envoyée chez le teinturier. Son échec n'est po grave en soi vu que ses camarades, diplômés, ne trouvent pas de taff. On retrouve en fond,... [Lire la suite]
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24 août 2014

L'épouse de la nuit (Sono yo no tsuma) (1930) de Yasujiro Ozu

Comme dirait Thierry Roland, je peux mourir tranquille, maintenant que j'ai vu tous les Ozu. Je plaisante, il me reste à retrouver les films perdus (travail de longue haleine, j'en conviens). L'Epouse de la Nuit n'est d'ailleurs peut-être pas la plus grande réussite de Ozu, et on sent qu'il expérimente encore pas mal de choses, notamment au niveau du montage avant de poser définitivement sa caméra par terre. Mélange de styles aussi, puisque après une première partie de chasse à l'homme plutôt speed, on rentre à la fois dans le film... [Lire la suite]
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