14 septembre 2014

J'ai été recalé, mais… (Rakudai wa shita keredo) (1930) de Yasujiro Ozu

Il s'agirait presque d'un préquel de J'ai été diplômé, mais... (j'explique pas pourquoi, hein?) qui paradoxalement est presque plus optimiste dans le ton que ce dernier. Petite plongée dans l'art du pompage en classe, avec nos étudiants qui écrivent leurs cours sur leur chemise. Cela se révèlera fatal pour notre pauvre étudiant lorsque, le jour de l'examen final, sa chemise sera malencontreusement envoyée chez le teinturier. Son échec n'est po grave en soi vu que ses camarades, diplômés, ne trouvent pas de taff. On retrouve en fond,... [Lire la suite]
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24 août 2014

L'épouse de la nuit (Sono yo no tsuma) (1930) de Yasujiro Ozu

Comme dirait Thierry Roland, je peux mourir tranquille, maintenant que j'ai vu tous les Ozu. Je plaisante, il me reste à retrouver les films perdus (travail de longue haleine, j'en conviens). L'Epouse de la Nuit n'est d'ailleurs peut-être pas la plus grande réussite de Ozu, et on sent qu'il expérimente encore pas mal de choses, notamment au niveau du montage avant de poser définitivement sa caméra par terre. Mélange de styles aussi, puisque après une première partie de chasse à l'homme plutôt speed, on rentre à la fois dans le film... [Lire la suite]
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06 août 2014

J'ai été diplômé, mais… (Daigaku wa deta keredo) (1929) de Yasujiro Ozu

Il ne reste que 11 minutes de cette oeuvre d'Ozu qui le fait rentrer de plain pied dans le drame social. Un homme cherche un travail après avoir été diplômé. On ne lui propose qu'un poste à la réception. Il retourne chez lui alors que sa mère est de passage avec sa promise. Il leur fait croire dans un premier temps qu'il a du taff et passe ses journées à jouer avec des gamins. Sa mère repart. Lorsqu'il finit par avouer à sa compagne qu'il a menti, celle-ci va trouver du taff comme serveuse. Il finit par avoir un peu honte de la... [Lire la suite]
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05 août 2014

Jours de jeunesse (Gakusei romance : Wakaki hi) (1929) de Yasujiro Ozu

Tout premier film (retrouvé…) du maître, bon ben on ne va pas crier au chef-d’œuvre non plus. C’est tout au plus sympathique, il a toute notre compassion car il a tourné les ¾ du film dans la neige et il a dû sûrement se les peler - sans parler des problèmes techniques – bref, c’est bien parce que c’est lui qu’on va faire plus de trois lignes. 4-5 panoramiques assez maladroitement enchaînés et on découvre un appartement qui est à louer. Une personne vient visiter l’appart, le locataire dit qu’il vient juste d’arriver, déchire... [Lire la suite]
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13 mai 2012

Dernier caprice (Kohayagawa-ke no aki) (1961) de Yasujiro Ozu

J'avais finalement très peu de souvenir de cette pénultième œuvre du maître. J'ai même presque été un peu "bousculé" - pauv' chou - au départ, ne sachant trop dans quelle direction l'histoire partait. Bon j'ai tout de même vite repris mes esprits pour apprécier à sa juste valeur cette œuvre très ensoleillée où il est souvent question de rencontres et de mariages sans que cela aboutisse vraiment. Ganjiro Nakamura campe un patriarche plein de verve et de cachotteries et même si la fin est d'une certaine noirceur (le Ozu voyait-il la... [Lire la suite]
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18 septembre 2011

Histoires d'Herbes Flottantes (Ukigusa monogatari) (1934) de Yasujiro Ozu

Première version assez mélodramatique de cette histoire de famille "dé-composée". Kihachi (Takeshi Sakamoto, une figure des films muets d'Ozu) est à la tête d'une troupe de théâtre et voyage avec son amie. Il s'arrête dans une petite ville, où il passe ses journées auprès d'une ex-maîtresse qui a de lui un fils adolescent (celui-ci pense que son vrai père est mort). Pour se venger, son amie demande à l'une des actrices de séduire son fils. Kihachi finira par pardonner (à son amie, à l'actrice, à son fils), l'actrice restant habiter... [Lire la suite]
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22 mars 2011

Crépuscule à Tokyo (Tokyo boshoku) (1957) de Yasujiro Ozu

"Un enfant a besoin de l'amour de ses deux parents." Un père, deux soeurs, une mère qui refait brusquement surface quelques vingt ans plus tard, sur une trame simplissime - plus question de travellings ou du moindre panoramique, plans fixes de rigueur - Ozu signe peut-être l'épure de ses films en noir et blanc. L'action la plus violente se résume à une bonne paire de baffes (aime bien les baffes, le gars, quand on y songe), et les cadres sur l'extérieur se limitent quasiment à ceux sur des enseignes de restaurant ou de club de Mah... [Lire la suite]
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16 juin 2009

Bonjour (Ohayô) (1959) de Yasujiro Ozu

Ozu se la joue à la coule et décide de narrer par petites touches la vie d'une douzaine de personnes qui vivent dans le même voisinage. La vie d'un quartier en ces fins d'années 50, tout simplement, avec quatre générations qui cohabitent presque toutes sous le même toit - les cloisons ou les portes des maisons ne semblent point donner plus d'intimité au sein d'une famille qu'entre voisins. C'est drôle, léger comme un/du vent qui s'engouffre dans un caleçon, ça flirte en douceur entre célibataires, et surtout ça cancane. ... [Lire la suite]
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30 octobre 2008

Le Goût du Saké (Sanma no aji) (1962) de Yasujiro Ozu

Tout a une fin, même la carrière du père Ozu. Un dernier film assez serein, au rythme paisible, teinté d'un grand coup de calcaire sur la fin : un vieil homme qui vient de marier sa fille se retrouve à moitié ivre dans la pénombre de sa cuisine. Son plus jeune fils est déjà couché et on a la triste impression que notre patriarche en a plus pour bien longtemps. Malgré cette terrible solitude qui semble envelopper notre homme sur la fin, le ton général du film n'est point trop larmoyant, mais nan. Trois amis se réunissent... [Lire la suite]
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23 octobre 2008

Fin d'automne (Akibiyori) (1960) de Yasujiro Ozu

Ozu joue sur du velours, peut poser sa caméra dans n'importe quel coin de la pièce, c'est toujours le bon angle, le bon positionnement. Les acteurs jouent souvent face caméra, le regard ou le profil orientés au micron près, les cadres dans le cadre sont réglés comme du papier à musique (très belle d'ailleurs, on en parle pas assez), les séquences où les personnes sont côte-à-côte toujours dans la bonne perspective. Ca respire la jeunesse avec la lumineuse Yôko Tsukasa (Ayako Miwa) et la pimpante et magnifique Mariko Okada (Yukiko,... [Lire la suite]
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