13 mai 2012

Dernier caprice (Kohayagawa-ke no aki) (1961) de Yasujiro Ozu

J'avais finalement très peu de souvenir de cette pénultième œuvre du maître. J'ai même presque été un peu "bousculé" - pauv' chou - au départ, ne sachant trop dans quelle direction l'histoire partait. Bon j'ai tout de même vite repris mes esprits pour apprécier à sa juste valeur cette œuvre très ensoleillée où il est souvent question de rencontres et de mariages sans que cela aboutisse vraiment. Ganjiro Nakamura campe un patriarche plein de verve et de cachotteries et même si la fin est d'une certaine noirceur (le Ozu voyait-il la... [Lire la suite]
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18 septembre 2011

Histoires d'Herbes Flottantes (Ukigusa monogatari) (1934) de Yasujiro Ozu

Première version assez mélodramatique de cette histoire de famille "dé-composée". Kihachi (Takeshi Sakamoto, une figure des films muets d'Ozu) est à la tête d'une troupe de théâtre et voyage avec son amie. Il s'arrête dans une petite ville, où il passe ses journées auprès d'une ex-maîtresse qui a de lui un fils adolescent (celui-ci pense que son vrai père est mort). Pour se venger, son amie demande à l'une des actrices de séduire son fils. Kihachi finira par pardonner (à son amie, à l'actrice, à son fils), l'actrice restant habiter... [Lire la suite]
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22 mars 2011

Crépuscule à Tokyo (Tokyo boshoku) (1957) de Yasujiro Ozu

"Un enfant a besoin de l'amour de ses deux parents." Un père, deux soeurs, une mère qui refait brusquement surface quelques vingt ans plus tard, sur une trame simplissime - plus question de travellings ou du moindre panoramique, plans fixes de rigueur - Ozu signe peut-être l'épure de ses films en noir et blanc. L'action la plus violente se résume à une bonne paire de baffes (aime bien les baffes, le gars, quand on y songe), et les cadres sur l'extérieur se limitent quasiment à ceux sur des enseignes de restaurant ou de club de Mah... [Lire la suite]
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16 juin 2009

Bonjour (Ohayô) (1959) de Yasujiro Ozu

Ozu se la joue à la coule et décide de narrer par petites touches la vie d'une douzaine de personnes qui vivent dans le même voisinage. La vie d'un quartier en ces fins d'années 50, tout simplement, avec quatre générations qui cohabitent presque toutes sous le même toit - les cloisons ou les portes des maisons ne semblent point donner plus d'intimité au sein d'une famille qu'entre voisins. C'est drôle, léger comme un/du vent qui s'engouffre dans un caleçon, ça flirte en douceur entre célibataires, et surtout ça cancane. ... [Lire la suite]
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30 octobre 2008

Le Goût du Saké (Sanma no aji) (1962) de Yasujiro Ozu

Tout a une fin, même la carrière du père Ozu. Un dernier film assez serein, au rythme paisible, teinté d'un grand coup de calcaire sur la fin : un vieil homme qui vient de marier sa fille se retrouve à moitié ivre dans la pénombre de sa cuisine. Son plus jeune fils est déjà couché et on a la triste impression que notre patriarche en a plus pour bien longtemps. Malgré cette terrible solitude qui semble envelopper notre homme sur la fin, le ton général du film n'est point trop larmoyant, mais nan. Trois amis se réunissent... [Lire la suite]
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23 octobre 2008

Fin d'automne (Akibiyori) (1960) de Yasujiro Ozu

Ozu joue sur du velours, peut poser sa caméra dans n'importe quel coin de la pièce, c'est toujours le bon angle, le bon positionnement. Les acteurs jouent souvent face caméra, le regard ou le profil orientés au micron près, les cadres dans le cadre sont réglés comme du papier à musique (très belle d'ailleurs, on en parle pas assez), les séquences où les personnes sont côte-à-côte toujours dans la bonne perspective. Ca respire la jeunesse avec la lumineuse Yôko Tsukasa (Ayako Miwa) et la pimpante et magnifique Mariko Okada (Yukiko,... [Lire la suite]
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16 octobre 2008

Le Goût du Riz au Thé vert (Ochazuke no aji) (1952) de Yasujiro Ozu

Derrière ce titre éminemment ozuesque, se cache une belle étude des relations de couples et de l'évolution de la société chinoise - en particulier par rapport au mariage arrangé; c'est peut-être pas le Ozu que je préfère - sans Setsuko Hara, mon coeur vacille moins - mais il livre quelques jolis moments de quiétude, notamment par l'intermédiaire du personnage joué par l'excellent Shin Saburi, mélange de lamentin et de bouddha (je mets une photo pour vous éclairer). Le cloisonnement entre hommes et femmes apparaît dès les... [Lire la suite]
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13 octobre 2008

Eté précoce (Bakushû) (1951) de Yasujiro Ozu

On entre définitivement dans les grandes histoires de famille du maître. Les cadres - voire les cadres dans le cadre - sont au millimètre, les personnages sont placés aussi pointilleusement que sur un échiquier, chaque apparition de Setsuko Hara apporte des bouffées de fraîcheur et l'intrigue qui tient sur deux lignes se déroule dans une sérénité exemplaire. Avant la série des films en couleur, on est pas loin du summum du père Ozu. Trois générations sous un toit : les grands-parents, lui, fine moustache, bonne pâte, elle,... [Lire la suite]
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01 octobre 2008

Une Poule dans le Vent (Kaze no naka no mendori) (1948) de Yasujiro Ozu

On est dans l'après-guerre, et Dieu sait qu'il faut se serrer les coudes pour tenter de s'en sortir. Il faut parfois faire des choix et des sacrifices, surtout lorsqu'on est une femme... Dans la veine sociale et réaliste de Ozu, ce film à la trame relativement simple est un hymne au pardon dans le couple, à la solidarité, pour tenter de vaincre, dans la douleur, le sens de la culpabilité. Tokiko (l'actrice mizoguchienne, entre autres, Kinuyo Tanaka, un physique un peu ingrat - bon moi aussi j'ai un double menton, ok - mais un... [Lire la suite]
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29 septembre 2008

Les Frères et Soeurs Toda (Todake no kyodai) (1941) de Yasujiro Ozu

Dès la toute première image, deux plantes, l'une dans un petit pot, l'autre dans un grand pot, on sent qu'il sera autant question de relations entre les générations qu'entre les frères et les soeurs du titre. Après un départ où Ozu nous perd un peu entre les différents membres de la famille et où il est un peu difficile de percevoir le véritable fil conducteur de l'histoire, tout devient limpide, les grands et larges sourires d'usage faisant place peu à peu à des réfléxions vachardes, l'hypocrisie familiale et les petites bassesses... [Lire la suite]
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