06 octobre 2014

Le Chœur de Tokyo (Tokyo no kôrasu) (1931) de Yasujiro Ozu

Un excellent Ozu qui va du burlesque au drame social en passant par la peinture familiale. On passe du rire au pathétique, parfois au sein même d'une séquence comme celle, centrale dans le film, où les deux parents se retrouvent à jouer avec leurs enfants en cachant leurs problèmes. Presque aucun travelling et beaucoup des fameux plans "tatami" au sein de la cellule conjugale, le film est d'une grande sobriété avec en conclusion une sorte de banquet traditionnel que l'on retrouvera dans plusieurs films à venir. Le film s'ouvre sur... [Lire la suite]
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23 septembre 2014

Marchez joyeusement (Hogaraka ni ayume) (1929) de Yasujiro Ozu

Quitte à paraître un peu trivial, il faut reconnaître qu'il faut avoir une certaine pugnacité pour voir tous les films de Ozu. Déjà, allez savoir pourquoi, les seules copies disponibles sur internet sont des diffusions de la télévision italienne la Rai Tre : donc sous-titrées en italien ; les seuls autres sous-titres que l'on peut trouver sur divers sites sont en espagnol... Ni une, ni deux, j'ai fait traduire ces derniers par mon pote Jean-Phi Davodeau (qu'une statue lui soit dressée) pour regarder ce Ozu dans de parfaites... [Lire la suite]
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14 septembre 2014

J'ai été recalé, mais… (Rakudai wa shita keredo) (1930) de Yasujiro Ozu

Il s'agirait presque d'un préquel de J'ai été diplômé, mais... (j'explique pas pourquoi, hein?) qui paradoxalement est presque plus optimiste dans le ton que ce dernier. Petite plongée dans l'art du pompage en classe, avec nos étudiants qui écrivent leurs cours sur leur chemise. Cela se révèlera fatal pour notre pauvre étudiant lorsque, le jour de l'examen final, sa chemise sera malencontreusement envoyée chez le teinturier. Son échec n'est po grave en soi vu que ses camarades, diplômés, ne trouvent pas de taff. On retrouve en fond,... [Lire la suite]
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24 août 2014

L'épouse de la nuit (Sono yo no tsuma) (1930) de Yasujiro Ozu

Comme dirait Thierry Roland, je peux mourir tranquille, maintenant que j'ai vu tous les Ozu. Je plaisante, il me reste à retrouver les films perdus (travail de longue haleine, j'en conviens). L'Epouse de la Nuit n'est d'ailleurs peut-être pas la plus grande réussite de Ozu, et on sent qu'il expérimente encore pas mal de choses, notamment au niveau du montage avant de poser définitivement sa caméra par terre. Mélange de styles aussi, puisque après une première partie de chasse à l'homme plutôt speed, on rentre à la fois dans le film... [Lire la suite]
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06 août 2014

J'ai été diplômé, mais… (Daigaku wa deta keredo) (1929) de Yasujiro Ozu

Il ne reste que 11 minutes de cette oeuvre d'Ozu qui le fait rentrer de plain pied dans le drame social. Un homme cherche un travail après avoir été diplômé. On ne lui propose qu'un poste à la réception. Il retourne chez lui alors que sa mère est de passage avec sa promise. Il leur fait croire dans un premier temps qu'il a du taff et passe ses journées à jouer avec des gamins. Sa mère repart. Lorsqu'il finit par avouer à sa compagne qu'il a menti, celle-ci va trouver du taff comme serveuse. Il finit par avoir un peu honte de la... [Lire la suite]
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05 août 2014

Jours de jeunesse (Gakusei romance : Wakaki hi) (1929) de Yasujiro Ozu

Tout premier film (retrouvé…) du maître, bon ben on ne va pas crier au chef-d’œuvre non plus. C’est tout au plus sympathique, il a toute notre compassion car il a tourné les ¾ du film dans la neige et il a dû sûrement se les peler - sans parler des problèmes techniques – bref, c’est bien parce que c’est lui qu’on va faire plus de trois lignes. 4-5 panoramiques assez maladroitement enchaînés et on découvre un appartement qui est à louer. Une personne vient visiter l’appart, le locataire dit qu’il vient juste d’arriver, déchire... [Lire la suite]
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13 mai 2012

Dernier caprice (Kohayagawa-ke no aki) (1961) de Yasujiro Ozu

J'avais finalement très peu de souvenir de cette pénultième œuvre du maître. J'ai même presque été un peu "bousculé" - pauv' chou - au départ, ne sachant trop dans quelle direction l'histoire partait. Bon j'ai tout de même vite repris mes esprits pour apprécier à sa juste valeur cette œuvre très ensoleillée où il est souvent question de rencontres et de mariages sans que cela aboutisse vraiment. Ganjiro Nakamura campe un patriarche plein de verve et de cachotteries et même si la fin est d'une certaine noirceur (le Ozu voyait-il la... [Lire la suite]
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18 septembre 2011

Histoires d'Herbes Flottantes (Ukigusa monogatari) (1934) de Yasujiro Ozu

Première version assez mélodramatique de cette histoire de famille "dé-composée". Kihachi (Takeshi Sakamoto, une figure des films muets d'Ozu) est à la tête d'une troupe de théâtre et voyage avec son amie. Il s'arrête dans une petite ville, où il passe ses journées auprès d'une ex-maîtresse qui a de lui un fils adolescent (celui-ci pense que son vrai père est mort). Pour se venger, son amie demande à l'une des actrices de séduire son fils. Kihachi finira par pardonner (à son amie, à l'actrice, à son fils), l'actrice restant habiter... [Lire la suite]
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22 mars 2011

Crépuscule à Tokyo (Tokyo boshoku) (1957) de Yasujiro Ozu

"Un enfant a besoin de l'amour de ses deux parents." Un père, deux soeurs, une mère qui refait brusquement surface quelques vingt ans plus tard, sur une trame simplissime - plus question de travellings ou du moindre panoramique, plans fixes de rigueur - Ozu signe peut-être l'épure de ses films en noir et blanc. L'action la plus violente se résume à une bonne paire de baffes (aime bien les baffes, le gars, quand on y songe), et les cadres sur l'extérieur se limitent quasiment à ceux sur des enseignes de restaurant ou de club de Mah... [Lire la suite]
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16 juin 2009

Bonjour (Ohayô) (1959) de Yasujiro Ozu

Ozu se la joue à la coule et décide de narrer par petites touches la vie d'une douzaine de personnes qui vivent dans le même voisinage. La vie d'un quartier en ces fins d'années 50, tout simplement, avec quatre générations qui cohabitent presque toutes sous le même toit - les cloisons ou les portes des maisons ne semblent point donner plus d'intimité au sein d'une famille qu'entre voisins. C'est drôle, léger comme un/du vent qui s'engouffre dans un caleçon, ça flirte en douceur entre célibataires, et surtout ça cancane. ... [Lire la suite]
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