26 mars 2010

Lady Yakuza (Vol. 4) : L'Héritière (Hibotan bakuto : nidaime shumei) (1969) de Shigehiro Ozawa

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Shigehiro Ozawa ne marquera pas vraiment les mémoires avec la réalisation de ce quatrième opus vraiment mollasson et surtout sans guère d'originalité dans la mise en scène. Si l'on retrouve avec un certain plaisir les "éternels" Ken Takakura et Bin Amatsu (dans la même fonction - l'un en chevalier servant, l'autre en méchant chef de clan - mais sous différentes identités... On pense que Lady Yakuza va faire une remarque du genre : mais, nom de Dieu, on se connaît, rappelle-toi dans le dernier épisode... Mais nan, elle semble bizarrement frappée d'amnésie...), l'intrigue, terriblement convenue, ne parvient à aucun moment à nous passionner : la Lady se rend au chevet de son oncle mourant; ce dernier est en charge de la construction de chemins de fer, mais doit faire face d'une part à la révolte des bateliers (qui dit chemin de fer dit au revoir les bateliers pour le transport de marchandise en général et du charbon en particulier) et d'autre part à la pression d'un autre clan emmené par un Bin - qui porte cette fois une fine moustache. Lady Yakuza reprend le flambeau à la fois des travaux et du clan, jouant les femmes de gauche auprès des bateliers - "on vous emploiera sur tous les prochains chantiers les gars" - et les femmes adroites auprès de cette enflure de Bin Amatsu (il tâtera de sa dague, le bougre, dans une séquence où la Lady ferait presque peur pour une fois) - Bin a tout de même droit avant de mourir à la réplique du film : "Je regrette d'avoir à te tuer, j'aurais préféré te mettre dans mon lit!" - trop classe. Comme dans le précédent opus, il y a l'histoire d'un type que la Lady sauve dans un premier temps, qui veut, ensuite, sous la pression du clan ennemi, lui faire la peau avant, finalement, de se rallier totalement à sa cause... Cela nous donne un joli cadre quand cet homme (remis dans le droit chemin), à droite de l'écran, retrouve sa femme, alors que la Lady, à gauche, est auprès de son sauveur - le Ken - mais c'est vraiment pour chercher un minimum d'intérêt esthétique dans la chose. Même le brouillard final, qui vient peu à peu envahir le théâtre des opérations lors du combat final, ressemble plus à une pauvre purée de pois mal digérée et n'apporte absolument aucune touche artistique à l'oeuvre. Bien terne, l'opus 4, et on ronge quelque peu son frein en attendant le retour de Tai Kato dans le sixième volet...   

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Posté par Shangols à 03:57 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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