22 novembre 2010

A propos des Chansons paillardes au Japon (Nihon shunka-kô) (1967) de Nagisa Oshima

Pas toujours facile à suivre, le gars Oshima, dans ses oeuvres contestatrices des années 60, et on tente, tant bien que mal, d'en capter l'esprit tout en savourant au passage la précision de la mise en scène, la beauté indiscutable des cadres. Avec, dès l'introduction, cette tache de sang sur de la moquette rouge qui se met à prendre feu - ah tiens le drapeau du Japon se dit-on -, on sent bien qu'Oshima garde en lui cette volonté de mettre à feu et à sang cette société nippone. Il nous donne à suivre quatre étudiants qui ont des... [Lire la suite]
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08 juin 2010

Le Retour des trois Soûlards (Kaette kita yopparai) (1968) de Nagisa Oshima

Les errances post-estudiantines de trois bras-cassés japs qui se voient forcés d'endosser des uniformes de militaire et d'étudiant coréens... Cela va leur apporter moult problèmes. Dit comme cela, le film semble n'avoir rien de passionnant. Et franchement il l'est. Si l'on pourrait éventuellement penser (vus l'époque et les liens entre Oshima et Godard) à une sorte de Pierrot le Fou nippon avec ces trois gaziers toujours en mouvement, brinquebalés d'un endroit à l'autre (le songe joliment troussé qui les mène du Japon à la Corée... [Lire la suite]
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23 mai 2010

Eté japonais : double Suicide (Muri shinjû : Nihon no natsu) (1967) de Nagisa Oshima

Grosse défaillance du gars Shang, devant cet opus oshimesque, qui tout en appréciant la beauté des images et la rigueur incontestable des cadres, n'a point tardé à piquer un peu du nez devant ce huis-clos où les hommes passent leur temps à vouloir faire joujou avec leurs armes... Il y a bien une bombasse chaude comme la braise (Keiko Sakurai, deux films seulement au compteur mais des rondeurs difficilement oubliables) pour venir titiller la rétine du spectateur mais, en dehors de cela, l'histoire de ces hommes uniquement... [Lire la suite]
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16 mai 2010

L'Obsédé en plein Jour (Hakuchû no torima) (1966) de Nagisa Oshima

Difficile de ne pas penser à Godard (citons notamment Une Femme mariée) avec cet esthétisme qui consiste, dès le départ, à capter en gros plan des parties du corps ou du visage. Très rapidement l'exercice de style s'étend à pratiquement chaque séquence durant lesquelles Oshima ne cesse de varier les angles comme pour mieux traquer les expressions, les attitudes, les comportements de ses quatre personnages principaux qu'un fil ténu relie. La construction narrative est elle-même une prouesse à elle seule, le cinéaste multipliant... [Lire la suite]
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06 février 2010

Furyo (Merry Christmas Mr. Lawrence) (1983) de Nagisa Oshima

Film d'hommes entre eux, c'est le moins qu'on puisse dire, et le film n'a pas perdu au fil des années "son pouvoir de séduction". D'un côté les Japs avec leur code de l'honneur sacré - mieux vaut se faire hara-kiri que de tomber entre les mains ennemeis - et de l'autre les British - mieux vaut vivre en attendant de voir et puis d'abord avez-vous déjà lu la Convention de Genève ? Il est clair que ce camp de prisonniers à Java tenu par des Nippons encore sûrs de leur grandeur et de leur suprématie n'est pas vraiment le... [Lire la suite]
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03 février 2009

L'Empire de la Passion (Ai no borei) (1978) de Nagisa Oshima

Opus beaucoup moins cru d'Oshima après L'Empire des Sens, comme s'il s'était assagi au niveau de l'image, de l'attraction des corps, pour plus se concentrer sur les sentiments qui lient les deux êtres, au delà de tout, même de la mort - les titres français sont explicites en soi, merci. Le film se traîne tout de même un peu en longueur une fois le crime commis et il faut attendre quelques séquences sur la toute fin pour terminer à demi-convaincu par ce film. Seki est mariée à son Gisaburo, pousse-pousse de son état. A peine... [Lire la suite]
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30 juillet 2008

Nuit et Brouillard au Japon (Nihon no yoru to kiri) (1960) de Nagisa Oshima

On ne peut enlever à Oshima une réflexion poussée sur sa mise en scène cinématographique (les dix petites minutes de bonus sur le dvd qui reviennent sur ses propos théoriques concernant cet aspect artistique sont relativement bien faites) : le cinéaste part du principe "une séquence/un plan" sans se perdre abusivement dans les répétitions préalables, ce qui donne des plans-séquences relativement bluffants sans s'arrêter à de légers tremblements dans le cadre ou à des hésitations des comédiens; il n'a de cesse également... [Lire la suite]
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27 juillet 2008

Les Plaisirs de la Chair (Etsuraku) (1965) de Nagisa Oshima

Nagisa Oshima poursuit sa réflexion sur les liens entre l'amour, cette turpide société japonaise et la mort. Il y a quelque chose de forcément très Hitchcokien et Vertigo-gineux chez cet homme qui choisit le corps d'une autre femme pour assouvir ses fantasmes parce qu'elle ressemble à celle qu'il aime. Mais s'il est question d'amour chez Oshima, l'ombre de la mort n'est jamais loin et plane constamment sur cette vie consacrée à la réalisation de ses désirs. Et en filigrane, une figure de femme-enfant nippone qui se révèle femme... [Lire la suite]
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22 juillet 2008

Cent Ans de Cinéma Japonais (100 Years of Japanese Cinema) (1994) de Nagisa Oshima

Des extraits et des photos pour 50 minutes d'une vision historique un poil rigide de l'évolution du cinéma japonais dans lequel Oshima fait la part belle... à lui-même. On évoque rapidos les films muets avec un petit clin d'oeil à Ozu ainsi que les années 30 avec, essentiellement, Mizoguchi et le superbe Humanity and paper Balloons de Yamanaka, mort prématurément à 28 ans à la guerre - il y a une photo de lui avec le sergent Ozu, à l'époque, assez touchante. Films de guerre et films comiques dominent le début des années 40, puis... [Lire la suite]
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21 juillet 2008

Une Ville d'Amour et d'Espoir (Ai to kibo no machi) (1959) de Nagisa Oshima

Un bien joli titre nipponisant pour un film triste comme un ver à soie (enfin, je me doute). Il s'agit en fait du premier volet de la Trilogie de la Jeunesse d'Oshima qui ne respire point la joie. Avant de faire des films avec moult roulades sur le tatami, Oshima a dressé à ses début un bien triste constat de cette société de la fin des années 50 au pays du soleil levant. Masao est un bon petit gars qui n'en veut, sérieux comme tout à l'école, qui vend ses pigeons pour subvenir aux besoins de sa mère, malade, et de sa chtite... [Lire la suite]
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