29 avril 2013
Comédie de l'Argent (Komedie om Geld) (1936) de Max Ophüls
A trois films de la fin de cette merveilleuse odyssée ophülsienne, est-il possible de découvrir encore une petite perle ? La réponse est oui avec ce Komedie om Geld (film hollandais du sieur) techniquement assez jouissif, scénaristiquement assez foutraque, moralement... euh... distillant une véritable ronde de plaisir (allez, osons) et de désillusions même si l'on est, au niveau de la thématique, peut-être finalement plus près de Madame de(tte)... On fait la connaissance en ouverture d'un gus de cirque (tiens... [Lire la suite]21 avril 2013
La Fiancée vendue (Die verkaufte Braut) (1932) de Max Ophüls
Deux jeunes gens victimes d'un mariage forcé (la fille du maire et le fils d'un fermier) alors que l'une comme l'autre ont le coeur lié ailleurs : la jeune femme aime un jeune homme de basse extraction (un conducteur de chevaux, autrement dit un postillon pour les amateurs d'expression vintage - on est en 1855, c'est pas hier), le gazier campagnard un peu con-con une artiste du cirque qui vient d'arriver en ville. Tout sera fait pour écarter ce postillon et faire partir ce cirque mais les deux jeunes hommes mettront tout en... [Lire la suite]05 avril 2013
Lachende Erben (1933) de Max Ophüls
Un Ophüls remarquablement restauré dont malheureusement le scénario se révèle quelque peu poussif... Les acteurs sont pourtant pétillants, à l'image de Peter Frank (Heinz Rühmann) et de cette Gina Stumms (Lien Deyers), deux héritiers de grande maison de vin du Rhin : ils sont amoureux dès la première rencontre mais le Peter va s'ingénier à retarder sa déclaration d'amour... L'idée de départ, faut le dire, avait tout pour me plaire (ou me faire horreur, cela dépend dans quelle perspective on se trouve, simple spectateur ou en... [Lire la suite]15 mars 2013
Yoshiwara (1937) de Max Ophüls
Max reconstruit le quartier des geishas, dans le Tokyo du milieu du XIXème, aux studios de Joinville pour nous servir un mélodrame de chez mélo. Il est sage, solitaire et ne demande rien à personne ; seulement voilà, une escale aura suffi, une nuit, pour qu'il découvre Kohana et qu'il en tombe raide dingue ; c'est notre gars Pierre-Richard Willm qui incarne ce lieutenant russe Serge Polenoff avec sa mine romantique et ses airs de doux rêveur. Il se voit en fait confier une mission d'agent secret en terre nippone. C'est po vraiment... [Lire la suite]03 mars 2013
Werther (1938) de Max Ophüls
Cette adaptation de Goethe par Ophüls ne m'avait guère emballé sur le coup (alors que j'étais en joie de découvrir cette rareté du grand Max...) et maintenant que je dois écrire ma petite chronique shangolienne deux semaines après, avouons qu'il ne me reste pas grand-chose "d'imprimé" en tête... Bien aimé pourtant, notamment dans la première partie du film, cette volonté constante chez Ophüls de "muscler", de dynamiser certaines séquences en essayant de multiplier les angles de prise de vue et en chiadant le montage de la scène.... [Lire la suite]07 février 2013
L’Exilé (The Exile) (1947) de Max Ophüls
Dur d’être en exil pour le pauvre Max Opuls (sic) qui pour la peine change de nom au générique. Film de capes et d’épées, œuvre historique (l’exil de Charles Stuart en Hollande peu après le milieu du XVIIème siècle), romance anglo-hollandaise, comédie, The Exile c’est un peu un patchwork de tout cela, un patchwork d’ailleurs relativement réussi dans l'ensemble malgré ce mélange de genres. Ophüls n’a jamais été un manchot ou un feignant au niveau de la mise en scène et on sent bien que le bougre ne va s’épargner aucun joli plan... [Lire la suite]29 décembre 2012
Madame de... (1953) de Max Ophüls
Max Ophüls, c'est quand même encore et toujours la grande classe. Toutes les séquences sont tellement liées entre elles, les transitions tellement invisibles, qu'au niveau du montage c'est un bonheur total. La structure étant elle-même en boucle (les deux séquences en ouverture et en conclusion, à l'église), ces fameux bijoux revenant constamment sur le tapis comme une malédiction pour Madame de... (et une bénédiction pour le bijoutier), on finit par avoir l'impression que ces multiples répétitions sont au diapason de ces éternelles... [Lire la suite]09 août 2012
Valse brillante de Chopin, de Max Ophüls - 1936
Arrêtons-nous 5 minutes pour écouter une valse de Chopin, voulez-vous, très chers ? Un film à regarder un petit doigt en l'air puisque nous voilà dans l'élégance virtuose et la culture noble. Comme c'est Max Ophüls qui se prête au jeu de ce vidéo-clip avant l'heure, vous pouvez être sur que raffinement il va y avoir. Et il y a. Jusqu'au trop plein. Oui, parce que Ophüls choisit d'entrée de jeu une mauvaise option : faire épouser les mouvements de la musique et les changements de plans de sa caméra. En gros, la mise en scène souligne... [Lire la suite]14 juin 2011
Sans Lendemain (1940) de Max Ophüls
Juste avant De Mayerling à Sarajevo, Max Ophüls avait déjà croisé Edwige Feuillère dans ce récit d'une femme sans guère d'illusion... L'Edwige, depuis la mort de son mari (un vrai truand), est sans le sou ; pour survivre, elle doit bosser dans un cabaret où elle s'effeuille (forcément) et tient compagnie aux clients de passage, un taff d'entraîneuse terriblement dégradant à ses yeux. Un soir, elle croise par hasard, un amour de jeunesse (George Rigaud) auquel elle a honte d'avouer sa déchéance... Elle va se résoudre à passer un deal... [Lire la suite]11 juin 2011
De Mayerling à Sarajevo (1940) de Max Ophüls
Ça ne pouvait pas faire de mal de se faire une piqûre de rappel sur le contexte de l'assassinat de l'archiduc héritier François-Ferdinand. Ophüls s'attaque au sujet en montant à la fois les idéaux de FF (sa volonté notamment de créer les Etats-Unis d'Autriche), ses divergences avec l'Empereur François Joseph (Jean Worms et ses méga rouflaquettes) et son antagonisme avec le Prince de Montenuovo (excellent Aimé Clariond tout en préciosité, capable des pires coups fourrés) et bien sûr son amour avec la Comtesses Sophie Chotek, Edwige... [Lire la suite]
