01 mai 2007

Les Fanfares de la Gloire (Tunes of Glory) (1960) de Ronald Neame

Tunes of Glory est un combat sans merci entre deux hommes, Alec Guiness et John Mills, une véritable guerre en temps de paix. L'empoignade entre les deux hommes tourne à la démonstration de leur jeu d'acteur et pour l'un comme pour l'autre, c'est un régal.

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Jock Sinclair (l'Alec) est un colonel dur mais toujours proche de ses hommes, jamais le dernier pour boire un whisky et danser la bourrée écossaise comme un fou. Quand débarque soudainement le colonel Basil Barrow, tune_of_glory_criterion_coverhéritier d'une grande famille dans l'armée de père en fils mais qui a passé ses derniers années à enseigner, pour diriger le bataillon, on sent bien dès les premiers instants que ça va friter grave entre eux deux. Sinclair reproche à Barrow son trop grand sens théorique ("C'est pas un homme, c'est un livre"), Barrow reproche le manque de discipline du bataillon: peu communicatif, il n'hésite pas à instaurer le retour à la bourrée écossaise traditionnelle (en gros pas de youpiuiiiii hurlé et pas de bras au dessus de la tête -c'est technique quand même) avec entraînement les matins à 7h30. C'est pas vraiment apprécié par les hommes de troupe et rapidement Sinclair et Barrow vont s'opposer par l'influence qu'ils possèdent sur les autres. Sinclair semble gagner haut la main mais ce dernier n'est pas à l'abri d'une boulette, boulette qu'il réalisera en s'attaquant à un gradé qui flirte avec sa fille. Barrow, après quelques hésitations, est prêt à faire une enquête qui risque de déboucher sur la cour martiale. Sinclair fait plus trop le malin, mais parviendra à apitoyer Barrow au nom de l'honneur du bataillon; ce dernier finit par céder pour mieux se rendre compte que Sinclair l'a retourné comme une crèpe. Totalement effondré, son désespoir le conduira au suicide et Sinclair de craquer à son tour...


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Guiness livre un numéro de grande volée, en rouquin flamboyant imbu de lui-même, qui part dans de grands délires sous l'effet de l'alcool. Père incapable de comprendre sa fille, il finira par réaliser à quel point sa vie est dérisoire. Face à lui, Mills livre une interprétation toute en retenue mais avec un immense charisme. C'est un bonheur de les voir face à face, l'extraverti contre l'introverti, un combat qui finit par les user tous les deux jusqu'à la trame. Une confrontation dans la tradition du grand cinéma anglais.

Posté par Shangols à 07:15 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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