29 octobre 2012

Ma Mère ne mourra jamais (Haha wa shinazu) (1942) de Mikio Naruse

Le père Mikio est toujours partant pour nous donner la patate : 1928, un homme qui perd son emploi, sa femme atteinte d’un cancer de l’estomac et leur fils plus penaud qu’une brebis égarée. On sent bien en ce dimanche matin paisible qu’on ne va pas se fendre la pipe à chaque séquence, surtout que la femme commence à lâcher du lest pour ne pas être un poids mort (si je puis dire) pour son fils… Et la tragédie survient. Une mort qui semble prendre à rebours le titre, même si l’esprit encourageant et pur de la mère n’aura de... [Lire la suite]
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22 octobre 2012

La Place de la Femme (Onna no za) (1962) de Mikio Naruse

Quatre mariages potentiels et un enterrement, version narusienne et non point bluette anglaise. C’est avec une joie indicible que l’on retrouve Hideko Takemine même s’il s’agit sans doute là de l’un de ses rôles les plus « effacés ». Faut dire que l’Hideko doit se contenter de faire figure de « pièce rapportée » dans cette immense famille. Veuve, elle continue de tenir la petite épicerie familiale tout en essayant tant bien que mal d’éduquer son fils - un gamin volontaire qui n’est malheureusement po doué…... [Lire la suite]
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16 octobre 2012

La Bataille de Roses (Bara Kassen) (1950) de Mikio Naruse

C'est toujours une joie de découvrir un Naruse qu'on ne pensait d'ailleurs pas forcément voir dans cette vie... Force est de reconnaître aussi que toutes les oeuvres du maître ne font pas forcément vibrer la corde sensible... En contant les amours - déçues - de trois soeurs, Naruse est pourtant en terrain ultra connu : il y a l'ainée (Kuniko Miyake), manipulatrice, un peu froide mais terrible femme d'affaires qui croque les hommes commes des poupons en sucre ; la cadette (Setsuko Wakayama), obéissante, qui en suivant les... [Lire la suite]
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10 octobre 2012

L’Approche de l’Automne (Aki Tachinu) (1960) de Mikio Naruse

So sad cette version nippone du « catcher of beetle in the Tokyo street »… Bon, vous pensiez que j’allais oublier mon gars Naruse ? C’est bien mal connaître la pugnacité du Shang qui ne lâchera rien avoir d’avoir conclu cette fantastique odyssée. Un titre bien de saison - tout du moins dans l’hémisphère nord -  qui est déjà voilé d’une certaine tristesse. Il va s’agir de nous conter les déambulations d’un jeune gamin et d’une chtite fille dans les rues de Tokyo : Hideo vient de la campagne, il a perdu son... [Lire la suite]
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25 mars 2012

Nuages flottants (Ukigumo) (1955) de Mikio Naruse

Disons le tout de go, on ne sera ni le premier ni le dernier, Ukigumo est un chef-d'oeuvre, fait partie de ces films qui s'ancrent automatiquement dans l'esprit. S'agit-il d'une histoire d'amour qui n'en finira jamais de finir, d'un éternel rendez-vous manqué entre deux personnes faites pourtant l'une pour l'autre ou tout simplement de tragiques destins à la recherche d'un temps perdu ?... il n'en demeure pas moins que le film touche profondément. Il s'agit en tout et pour tout d'une touchante et pathétique relation entre un... [Lire la suite]
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06 juin 2011

Acteurs ambulants (Tabi yakusha) de Mikio Naruse - 1940

Modeste contribution golique à l'impressionnante entreprise d'exhaustivité shangiste en ce qui concerne l’œuvre du bon Naruse (à vue de nez, 813 films, et il en a vu 800, c'est un grand malade). Connaissant mal ce cinéaste, je ne peux que constater que c'est un film d'une grande tendresse que je viens de regarder : Acteurs ambulants fait de la modestie son cahier des charges, et nous livre une chronique lumineuse et drôle. Il s'agit d'une troupe de théâtre, et surtout de deux de ses membres : deux frères qui interprètent le rôle du... [Lire la suite]
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17 avril 2011

Rêve de Chaque Nuit (Yogoto no Yume) de Mikio Naruse - 1933

Petite contribution modeste à l'entreprise de mon camarade concernant l'oeuvre narusienne. J'avoue que c'est un cinéaste que je ne connais pratiquement pas, mais vu l'enthousiasme de mon collègue, moi je dis banco. Et je le remercie dudit enthousiasme, puisqu'il est vrai que Naruse, en tout cas dans ce Rêve de Chaque Nuit, montre un style et un raffinement imparables. Sur une historiette à trois sous, il arrive à nous bluffer complètement par l'audace de sa mise en scène et par l'extraordinaire sensibilité qu'il induit par les seuls... [Lire la suite]
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20 février 2011

Rapport sur la Conduite du Professeur Ishinaka (Ishinaka sensei gyojoki) (1950) de Mikio Naruse

Trois petites histoires narusiennes pour le prix d'une, c'est ce que nous propose ce film champêtre du grand Naruse. Sous l'oeil bienveillant de ce Professeur Ishinaka, écrivain de son état, trois jeunes couples se forment dans des circonstances plus ou moins originales et amusantes. Derrière ces mignonnettes histoires d'amour qui peinent à dire leur nom, Naruse en profite pour épingler au passage les petits défauts de ses compatriotes tels que la cupidité, l'entêtement ou encore la timidité... Ces trois intrigues s'inscrivent... [Lire la suite]
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26 décembre 2010

Une Avenue au Matin (Asa no namikimichi) (1936) de Mikio Naruse

En à peine une heure, Naruse dessine le portrait d'une jeune femme de vingt-deux ans, Chiyo, qui quitte sa campagne (la très fraîche Sachiko Chiba - quatrième collaboration d'affilée (et dernière, sauf erreur) avec le cinéaste) , son arrivée en ville, ses premières petites déceptions, ses espoirs, ses peurs... Malgré une expérience marquée par une certaine désillusion - un premier amour est toujours trop beau pour être vrai... -, elle continue de garder un incroyable optimisme, comme une foi en elle qui ne peut la quitter. Chiyo,... [Lire la suite]
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22 décembre 2010

Et toi et moi (Ore mo omae mo) (1946) de Mikio Naruse

Mikio Naruse se lance dans le burlesque - un duo de cols blancs à la Laurel et Hardy, pathétiquement drôle ou sympathiquement ridicule - doublé d'une bonne dose de revendication sociale - marre du capitalisme, maaaaarrre du ca-pi-ta-lisme (retrouvez l'air adéquat). Si nos deux amis Anao et Ooki nous font un peu honte par leur petit côté lèche-cul, on se dit qu'ils vont bien finir par avoir un jour le courage de se révolter - nos prières seront exaucées, vive le cinéma. Un film d'hommes donc (sniff)... Heureusement, l'un d'eux... [Lire la suite]
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