09 mars 2011

Flamme de mon Amour (Waga koi wa moenu) (1949) de Kenji Mizoguchi

Même si je suis un poil à la bourre (c'était hier), voilà un film qui conviendrait parfaitement pour la Journée de la Femme. Mizoguchi, grand défenseur de la condition féminine devant l'éternel, nous livre une oeuvre (on ne peut plus démonstrative, il est vrai : difficile de passer à côté du message...) qui se déroule à la fin du XIXème siècle (1884 pour être précis), époque où les femmes n'étaient point à la fête... Mizoguchi annonce d'entrée de jeu la couleur (ce film est "un appel aux jeunes générations pour une véritable... [Lire la suite]
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14 avril 2009

La Marche de Tokyo (Tokyo koshin-kyoku) (1929) de Kenji Mizoguchi

Ces 27 minutes restantes - mais qui constituent tout de même une unité - de ce film muet de Mizoguchi valent tout à fait le détour. Il est déjà question du monde des Geishas et d'un imbroglio sentimentalo-parental qui fait couler plus d'une larme. C'est bêta de tomber amoureux d'une geisha quand on se rend compte finalement qu'il s'agit de sa fille - pour le pater - et de sa demi-soeur - pour le fils. Même si c'est parfois coupé un peu à la hache, il demeure quelques jolis mouvements de caméra (des panoramiques sur le port ou sur le... [Lire la suite]
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02 novembre 2008

Les Femmes de la Nuit (Yoru no onnatachi ) (1948) de Kenji Mizoguchi

Aucun doute sur le fait que Mizoguchi ait été influencé par le néo-réalisme italien. C'est glauque comme une chaussure abandonnée à un coin de rue, triste comme une chaussette humide, et pis violent comme un lacet... Dès le départ, l'héroïne accumule tous les malheurs, ce qui va finir par la faire plonger dans la prostitution. Si le monde des hommes est pas vraiment ravigotant, les femmes entre elles sont de véritables furies. La violence qui éclate sur la fin marque forcément les esprits et on se dit que le Mizoguchi, en laissant... [Lire la suite]
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19 octobre 2008

L'Elégie de Naniwa (Naniwa erejî) (1936) de Kenji Mizoguchi

Quitte à paraître un peu profane (bah, désolé), cette élégie a eu du mal à atteindre mon petit coeur, en dehors peut-être du plan final - décidément, je devrais commencer par la fin, ou c'est peut-être que je me réveille juste sur le générique...? Bien aimé certains plans d'une noirceur terrible en extérieur, mais les plans d'intérieur, les mini-drames sociaux, m'ont pas vraiment passionné - il est clair qu'avec Ozu, je suis aussi à rude d'école. Bref, j'ai rarement été dans l'humeur... Un couple digne du Chat de Granier-Deferre... [Lire la suite]
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18 août 2008

Les Coquelicots (Gubijinsô) de Kenji Mizoguchi - 1935

Il fallait bien qu'il y ait dans ce coffret "Mizoguchi les années 30" tant vanté par les critiques un bon film ; eh bien, le voilà. Les Coquelicots est un mélodrame bourgeois à la Ozu (dans le scénario seulement), plutôt touchant et bien maîtrisé. L'étudiant Ono est partagé entre deux femmes. D'un côté, Sayako, amie d'enfance toute pudique et un peu saucisse, cachant ses envies de mariage sous des petits rires timides, et venue toute exprès de sa cambrousse pour se caser avec lui ; de l'autre, Fujio, jeune fille moderne aux méthodes... [Lire la suite]
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04 juillet 2008

Une Femme dont on parle (Uwasa no onna) (1954) de Kenji Mizoguchi

Moins lyrique que ses ultimes films sublimes en couleur, moins dramatique et poétique que sertaines de ces oeuvres des années en noir et blanc des années 50 (je connais que très peu ses films des années 40, point ses années 30 et que dalle ses années 20 ), Uwasa no onna possède malgré tout un certain charme; on retrouve en toile de fond le monde des bordels chers à Mizoguchi avec cette fois-ci une intrigue qui se focalise sur les rapports entre une mère (Hatsuko) et sa fille (Yukiko) : cette dernière, résolument moderne, éduquée à... [Lire la suite]
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28 mai 2008

Les 47 Ronins (Genroku Chûshingura) (1941) de Kenji Mizoguchi

A l'aune des 3h30 que l'on vient de passer sur le central pour assister à cette oeuvre de "pendant-guerre" de Mizoguchi, on est en droit d'être bien déçu. Etant un fan incontournable de sa fin de carrière (je connais peu le reste, cela dit) je me faisais une joie de découvrir cette histoire qui a la durée d'une véritable fresque; il m'a fallu l'aide d'une moitié de mon sac de bonbons Haribo pour ne pas tourner de l'oeil à mi-parcours, ce qui n'est pas forcément bon signe. Un grand chauve, Kira fait le mariole à la cour du seigneur;... [Lire la suite]
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05 mai 2008

Oyuki la Vierge (Maria no Oyuki) de Kenji Mizoguchi - 1935

Franchement, c'est bien pour le plaisir de se cultiver... Oyuki la Vierge, un des "chefs-d'oeuvre des années 30" du gars Mizo, dixit la jaquette du dvd, est une curiosité, mais c'est bien à peu près tout ce qu'on peut lui trouver. Encore très ancré dans le muet, Mizoguchi ne sait pas du tout comment gérer les rythmes induits par le parlant, et livre un film constamment maladroit et bancal : on dirait un vieil épisode de série allemande ; quand un des personnages lâche une vanne, il y a environ 18 minutes de silence avant que son... [Lire la suite]
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14 avril 2008

La Cigogne en Papier (Orizuru Osen) de Kenji Mizoguchi - 1935

N'étant pas un grand connaisseur de l'oeuvre de Mizoguchi, c'est avec curiosité que j'ai envoyé ce dvd glissé avec finesse dans ma pile en attente par une âme charitable et belle. Eh bien, comment dire, c'est assez moyen. Mizo ne semble pas être un grand réalisateur de muet, et charge son film de 11 millions de cartons inutiles (à quoi sert d'utiliser un carton pour le moindre dialogue, genre "-je prends le kimono bleu / -Oui, c'est le plus beau" ?). Le film s'en trouve ralenti plus que de raison, d'autant que la trame n'est pas... [Lire la suite]
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24 février 2008

La Vie d'O'Haru, Femme galante (Saikaku ichidai onna) de Kenji Mizoguchi - 1952

Être une nana pauvre dans les années 50 au Japon, ça n'a pas l'air d'être de la rigolade : O'Haru est en plein dans cette catégorie, et elle va en baver. Elle subit l'opprobre de la ville pour s'être éprise d'un gueux, elle donne naissance à l'héritier d'un seigneur pour être chassée du palais aussitôt après, son père la vend comme prostituée, elle se trouve un gentil marchand d'éventail qui meurt en 2 minutes, et quand elle a enfin trouvé une certaine tranquillité son passé de "femme galante" la rattrape. Destin affreux et d'une... [Lire la suite]
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