16 mai 2013

Les Amants crucifiés (Chikamatsu monogatari) de Kenji Mizoguchi - 1954

La dernière période de Mizoguchi est décidément pleine de beautés, et ces Amants sont vraiment une merveille à tous points de vue. Il s'agit moins cette fois de la narration d'une déchéance féminine que de celle d'un couple. Au XVIIème siècle, Mohei, brave employé d'une imprimerie, tente de sortir sa maîtresse d'une suite compliquée de dettes familiales. Mais par une suite de malentendus, de secrets non révélés, de liens familieux obscurs et de tromperies d'alcôve, Mohei va être soupçonné d'entretenir une coupable et adultérine... [Lire la suite]
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06 mai 2013

La Rue de la Honte (Akasen chitai) de Kenji Mizoguchi - 1956

Dernier film du Kenji, et toujours la même empathie envers les femmes, en particulier les prostiputes, catégorie qu'il a toujours défendue depuis ses débuts. Celles-ci trouvent leur plus bel avocat avec ce film digne et plein de colère, amer et dur, qui dresse un portrait de l'état de la prostitution dans les années 50. Très ancré dans le monde moderne, il commence au moment où une loi interdisant la prostitution menace les petits bordels de fermeture. Ceux-ci ont déjà subi de plein fouet la déchéance morale de l'après-guerre : les... [Lire la suite]
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12 février 2013

L'Impasse de l'Amour et de la Haine (Aien kyo) de Kenji Mizoguchi - 1937

Ne reste de ce film qu'une copie toute pourrie, mais on y décèle tout de même, sous les scratchs, des petits bouts de beauté qui suffisent à notre bonheur. Rien de bien novateur dans le cinéma de Mizoguchi, hein, c'est la même histoire que d'habitude : celle d'une pauvre jeune femme, abandonnée par l'homme qui l'a mise enciente, et contrainte de flirter avec l'interdit pour gagner sa croûte dans cette chienne de vie. Prostituée pure et dure ou juste fille légère, Mizoguchi garde pudiquement le secret sur les réelles activités de la... [Lire la suite]
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02 février 2012

Okichi, l’étrangère (Tojin okichi) (1931) de Kenji Mizoguchi - incomplet

Comment dire... Voilà donc les quatre minutes qui nous restent de ce film muet de Mizoguchi qui durait à l'origine pratiquement deux heures. Si j'en crois la jaquette du DVD, il s'agirait même plutôt d'un "promotion film", ce qui sauf erreur, serait une sorte de "bande-annonce" de cette œuvre - une séquence qui se trouve dans le film ? Alors là, je vous propose plutôt de téléphoner à Noël Simsolo si vous voulez une réponse. Faisons la courte, en précisant simplement qu'on assiste à la danse d'une jeune femme sur une scène avec un... [Lire la suite]
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02 février 2012

La Chanson du Pays natal (Furusato no uta) (1925) de Kenji Mizoguchi

Ah oui, là on est définitivement dans le pointu avec le premier film muet de Mizoguchi qui a survécu (Pratiquement tous les autres sont tombés sur le champ de bataille : ne nous reste plus, en entier, que Le Fil blanc de la Cascade et La Cigogne en papier (qui étaient à l'époque narrés par un "Benshi" - autrement dit "semi-muets") et seulement vingt-sept minutes de La Marche de Tokyo et quatre d'Okichi, l'Etrangère dont je vous parlerai tout de même si vous êtes sage). Je vous sens tout émus, mais ne nous emballons point, c'est une... [Lire la suite]
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01 février 2012

Le Destin de Madame Yuki (Yuki fujin ezu) (1950) de Kenji Mizoguchi

Les femmes mizoguchiennes (tiens, c'est pas très flatteur comme adjectif) trouvent souvent la volonté et le courage de se battre face aux hommes. Madame Yuki est, elle, un peu trop "tendre" pour parvenir à s'émanciper complètement de son mari... Celui-ci a une amante (ultra vulgaire, la preuve, elle passe son temps à mâcher un chewing-gum), est incapable de gérer une affaire et quand le père de Madame Yuki meurt, cette dernière, conseillée par son "confident" (Ken Uehara ), fait apparemment le bon choix : elle transforme une des... [Lire la suite]
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30 janvier 2012

L'Epée Bijomaru (Meitô bijomaru) (1945) de Kenji Mizoguchi

"C'est en forgeant que l'on devient forgeron", voilà, que dire de plus sur ce film où l'on démontre que le sabre doit avoir une âme ? Allons, il n'y a pas que cela tout de même. Non c'est vrai, il est également question d'un homme trahi par son sabre, d'un amour impossible (mais... ) entre un fabricant de sabre et la fille de son bienfaiteur, d'un amour possible (mais...) entre un seigneur et cette même fille ou encore d'une histoire de vengeance qui se mange froid dans une purée de pois (les artificiers n'étaient pas dans une... [Lire la suite]
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28 janvier 2012

L'Amour de l'Actrice Sumako (Joyû Sumako no koi) (1947) de Kenji Mizoguchi

Même si Mizoguchi a apparemment pris de grandes libertés par rapport à la véritable Sumako pour en faire une film éminemment... mizoguchien (l'émancipation d'une femme dans cette société traditionnelle japonaise dominée par les hommes), ce film n'en demeure pas moins intéressant non seulement par le portrait inspiré de cette actrice interprétée par l'incontournable Kinuyo Tanaka mais également par la trajectoire de son mentor-amant : Shimamura (Sô Yamamura) ne va pas hésiter à quitter femme, enfant et travail - il est prof et... [Lire la suite]
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02 octobre 2011

Cinq Femmes autour d'Utamaro (Utamaro o meguru gonin no onna) (1946) de Kenji Mizoguchi

Quel bien beau film que cette œuvre de Mizoguchi qui nous livre une nouvelle fois de magnifiques portraits de femmes, des femmes qui vont graviter autour de ce fameux Utamaro, peintre de son état, mais qui vont aussi avoir des relations avec d'autres hommes et parfois se livraient un combat pour les conquérir. Vous allez peut-être croire à force que je fais une petite fixette mais impossible de regarder ce film sans penser à Jules et Jim ou plus précisément à la relation des personnages d'origine - Henri-Pierre Roché et Franz Hessel... [Lire la suite]
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26 mars 2011

Le Fil blanc de la Cascade (Taki no Shirato) (1933) de Kenji Mizoguchi

  Il y a déjà en germe dans ce très beau de film de Mizoguchi toute la tragédie dont peut se parer le destin d'une femme : une femme non seulement prête à se sacrifier par amour mais aussi victime, chemin faisant, de la violence des hommes. Film muet mais narré par un conteur (un "benshi" qu'on dit) - je viens de mettre la main sur toute une collection nippone de ces "talking silents", vous allez jouir -, un genre hybride qui permet, certes, d'expliciter clairement le récit (on ne va pas s'en plaindre) mais qui peut aussi... [Lire la suite]
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