15 octobre 2013

Les Musiciens de Gion (Gion bayashi) de Kenji Mizoguchi - 1953

Film plus épuré que d'ordinaire pour ce brave Mizo, qui livre même une de ses oeuvres les plus austères, et du coup implacables. On reconnaît pourtant sans problème notre joyeux drille, puisqu'il est question, comme dans 90% de ses films, de la difficile condition féminine dans le Japon contemporain et éternel. Il place son histoire dans un milieu qu'il connaît par coeur et qu'il arpente inlassablement : les maisons de plaisir peuplées de geishas accortes et raffinées. Ici, une jeune femme délaissée par son père décide de devenir une... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 août 2013

L'Impératrice Yang Kwei-Fei (Yokihi) de Kenji Mizoguchi - 1955

Il paraît qu'il faut s'extasier sur les films en couleurs de Mizo, mais je maintiens ce que j'ai doctement affirmé une fois : la couleur et lui, à mon humble avis, ça fait deux. Yokihi use de tons beaucoup trop mesurés pour l'éclat visiblement recherché dans la trame : c'est un mélodrame flamboyant, mais habillé en couleurs pisseuses (j'ose le mot), bien dommage. Du coup, ce film, certes pas inintéressant, est assez terne, pas génial, souffrant d'un défaut de grands moments comme on en voit dans tous les Mizo. Clairement assagi au... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:32 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

16 août 2013

L'Histoire de Musashi Miyamoto (Miyamoto Musashi) de Kenji Mizoguchi - 1944

Kenji s'attaque à une figure du Japon médiéval, Miyamoto Musashi, maître d'armes qui rigole quand il se brûle et prononce des sentences définitives genre "L'art du sabre ne doit pas obéir à des motivations personnelles" (on acquiesce, vue la tronche sans appel du maître). Un duo frère/soeur vient le quérir pour venger leur paternel éventré par un gang néfaste, mais comme l'art du sabre ne doit pas obéir à des motivations personnelles, le sage décide plutôt de leur apprendre la Voie, de sculpter un petit Bodisathva en bois, et de se... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 12:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 juillet 2013

Miss Oyu (Oyû-sama) de Kenji Mizoguchi - 1951

J'ai bien l'impression d'être tombé sur LE chef-d'oeuvre de Mizo, arrêtez-moi si je me trompe. Ce Miss Oyu est en tout cas une splendeur visuelle, une sorte de point de non-retour de l'art infiniment délicat du cinéma japonais quand il se pique de rester dans la grande tradition du "mélodrame zen". Le fait est qu'on se moque pas mal du scénario, énième variation autour de l'amour freiné par les conventions sociales, que Mizo et ses confrères ont filmé sous tous les angles. Il est question d'un type amoureux d'une veuve, mais qui ne... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 juin 2013

Le Héros sacrilège (Shin heike monogatari) de Kenji Mizoguchi - 1955

Une des rares oeuvres en couleurs de Mizoguchi, et un de ses rares films d'action, Le Héros sacrilège a le mérite de nous prouver l'incompétence du maître en matière de couleurs et d'action. Si Mizo sait comme personne filmer en plans fixes les tourments féminins, s'il possède parfaitement l'art de filmer les duos, il faut reconnaître que dans le genre fresque historique, il est assez médiocre. Or, de la fresque historique il y en a là-dedans : nous sommes au XIIème siècle, alors que nobles et moines s'affrontent pour prendre le... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:13 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
10 juin 2013

Contes des chrysanthèmes tardifs (Zangiku monogatari) de Kenji Mizoguchi - 1939

Un film lent comme un spectacle de no, ça tombe bien, puisque l'action du bazar se situe au sein de la communauté des intermittents du spectacle de la fin du XIXème. Kiku est un comédien en pleine gloire, mais il doit celle-ci non à son talent (il est mauvais comme un cochon) mais au fait qu'il est le fils du vénéré directeur de la troupe. Autour de lui tout n'est qu'hypocrisie, jusqu'à ce qu'une simple servante lui livre une vraie critique de son jeu : tout pourri, mais s'il travaille, ça peut s'améliorer. Crac, il en tombe amoureux... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 16:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


16 mai 2013

Les Amants crucifiés (Chikamatsu monogatari) de Kenji Mizoguchi - 1954

La dernière période de Mizoguchi est décidément pleine de beautés, et ces Amants sont vraiment une merveille à tous points de vue. Il s'agit moins cette fois de la narration d'une déchéance féminine que de celle d'un couple. Au XVIIème siècle, Mohei, brave employé d'une imprimerie, tente de sortir sa maîtresse d'une suite compliquée de dettes familiales. Mais par une suite de malentendus, de secrets non révélés, de liens familieux obscurs et de tromperies d'alcôve, Mohei va être soupçonné d'entretenir une coupable et adultérine... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 mai 2013

La Rue de la Honte (Akasen chitai) de Kenji Mizoguchi - 1956

Dernier film du Kenji, et toujours la même empathie envers les femmes, en particulier les prostiputes, catégorie qu'il a toujours défendue depuis ses débuts. Celles-ci trouvent leur plus bel avocat avec ce film digne et plein de colère, amer et dur, qui dresse un portrait de l'état de la prostitution dans les années 50. Très ancré dans le monde moderne, il commence au moment où une loi interdisant la prostitution menace les petits bordels de fermeture. Ceux-ci ont déjà subi de plein fouet la déchéance morale de l'après-guerre : les... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 février 2013

L'Impasse de l'Amour et de la Haine (Aien kyo) de Kenji Mizoguchi - 1937

Ne reste de ce film qu'une copie toute pourrie, mais on y décèle tout de même, sous les scratchs, des petits bouts de beauté qui suffisent à notre bonheur. Rien de bien novateur dans le cinéma de Mizoguchi, hein, c'est la même histoire que d'habitude : celle d'une pauvre jeune femme, abandonnée par l'homme qui l'a mise enciente, et contrainte de flirter avec l'interdit pour gagner sa croûte dans cette chienne de vie. Prostituée pure et dure ou juste fille légère, Mizoguchi garde pudiquement le secret sur les réelles activités de la... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 février 2012

Okichi, l’étrangère (Tojin okichi) (1931) de Kenji Mizoguchi - incomplet

Comment dire... Voilà donc les quatre minutes qui nous restent de ce film muet de Mizoguchi qui durait à l'origine pratiquement deux heures. Si j'en crois la jaquette du DVD, il s'agirait même plutôt d'un "promotion film", ce qui sauf erreur, serait une sorte de "bande-annonce" de cette œuvre - une séquence qui se trouve dans le film ? Alors là, je vous propose plutôt de téléphoner à Noël Simsolo si vous voulez une réponse. Faisons la courte, en précisant simplement qu'on assiste à la danse d'une jeune femme sur une scène avec un... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


  1  2  3    Fin »