Dandelion (2004) de Mark Milgard
Si on ne s'attend pas à ce qu'un Blockbuster ricain nous parle de Kierkegaard, on pourrait s'attendre à ce que le cinéma indépendant fasse preuve de créativité, d'originalité,... d'indépendance sans même parler de provocation car dans ce film même le bout d'un sein nous est caché lors de la scène d'amour, on sait jamais, cela pourrait avoir l'air pervers... Dandelion enfile les niaiseries comme un pétomane les perles (désolé... mais je suis outré)... L'Amérique rurale et son vent dans les hautes herbes, le papa et la maman qui vont po bien, l'ex-petit ami jaloux qui joue avec un flingue, et les deux amoureux transis qui ne pensent qu'au suicide pasque vraiment la vie est trop injuste, y'a qu'à écouter la bande originale composée par Caliméro (oui, le vrai, celui avec la coquille sur la tête)... Pialat relève toi, ils sont devenus fous... Si ce film symbolise l'esprit actuel de Sundance, j'ai peur que mon pauvre Redford finisse par manger sa casquette... J'ai même po envie de vous raconter l'histoire en deux lignes tellement, c'est couillon... La bonne nouvelle, c'est encore que cela n'est jamais sorti en France. Je vous laisse admirer la photo (nominated for the best cinematography at the Independent Spirit Award 2005. Trop cool)
