15 janvier 2011

Lola (2010) de Brillante Mendoza

Et c'est reparti pour une véritable plongée en apnée dans les rues de Manille aux trousses de deux "lola" - en tagalog, que je parle couramment, ça veut dire grand-mère : l'une enterre son petit-fils et a besoin de thune, l'autre tente de faire libérer le sien - qui a justement assassiné le précédent - et a besoin de thune. Deux Carmen Cru du cru, véritables grands-mères Courage qui tentent de vaincre leur arthrite et sillonnent tant bien que mal cette ville, alors que des trombes d'eau dignes du déluge s'abattent sur... [Lire la suite]
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09 novembre 2010

Kinatay (2009) de Brillante Mendoza

Si dès le départ on reconnaît la patte stylistique de Mendoza, on est presque surpris d'assister, notamment après Lola, à un montage beaucoup plus au taquet et à une certaine joie de vivre qui transparait dans les premières séquences : deux petits jeunes tout enamourés, avec déjà un bambin en prime, se rendent à leur mariage ; il a la banane, elle a la petite larme à l'oeil, ils sont mignons tout plein et profitent des largesses de leur "parrain" pour se payer un petit banquet entre amis - on est dans une cafète, certes,... [Lire la suite]
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11 janvier 2010

Serbis de Brillante Mendoza - 2008

Mon camarade notait récemment (avec Tirador), que l'utilisation de la caméra à l'épaule, chez Mendoza, équivalait à un tour dans un grand-8. Eh bien ça ne se calme pas avec Serbis : le film est constamment sous tension, épileptique et chien-fou comme c'est pas permis. C'est vrai que c'est éprouvant, cette façon de coller aux basques du moindre détail, de suivre tous les personnages coûte que coûte, quitte à traiter la technique par-dessus la jambe. Quand Mendoza commence un plan, on ne sait jamais comment il va le finir, dans quelle... [Lire la suite]
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08 janvier 2010

Tirador (2007) de Brillante Mendoza

Peut-on encore parler d'oeuvre filmée "caméra à l'épaule" à ce niveau-là...? D'épaules, le caméraman ne doit en tout cas plus en avoir beaucoup à la fin d'un tel tournage. Mendoza, définitivement, n'est pas du genre à s'emmerder avec de beaux cadres, à fignoler les raccords au montage - son truc, c'est le cut, ouais -, rafistolant à la volée une bande son sans forcément se soucier des couacs. Je n'ose même pas parler non plus d'un semblant de trame cohérente ou construite, on sent bien, dès le départ, que ce n'est pas... [Lire la suite]
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